L'ABC du consentement

C'est quoi ça un enfant? Facile à définir lorsqu'il y a couche aux fesses,... (Archives Thinkstock)

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

C'est quoi ça un enfant? Facile à définir lorsqu'il y a couche aux fesses, dents de lait branlantes, habits de jogging au logo de Ninja Turtles et attitude de bébé lala. Il en va autrement lorsque fillette ressemble d'une petite femme, rouge au bec, seins bien présents, tenues dernier cri, gestes posés et calmes et semblant de maturité. Idem pour jeune homme au torse développé, poils drus au menton et voix digne d'un animateur à la radio. Pourtant, ce sont toujours des enfants, le saviez-vous?

Des enfants à qui toute sexualité avec un adulte, quelle qu'elle soit, est strictement interdite par la loi. De ce fait, puisque ce qui semble évident pour certains l'est visiblement moins pour d'autres, le Code criminel a précisé des lignes de conduite, sexuellement parlant, histoire de protéger nos enfants. 

Parlons donc ici d'âge de consentement aux activités sexuelles, ou de protection, à partir des données soumises par le ministère de la Justice.

Débutons en précisant qu'un consentement légal, libre et éclairé, consiste à donner son accord à une activité sexuelle à condition d'avoir l'âge légal pour offrir cedit consentement. 

Cet âge est de 16 ans depuis 2008 et de 18 ans lorsqu'il y a exploitation sexuelle comme dans un contexte d'user de sa sexualité pour faire de l'argent. Autrement, c'est illégal! 

Facile jusqu'à maintenant! Mais, si un adulte de 23 ans veut coucher avec sa supposée blonde de 14 ans, même si elle le souhaite du plus profond de son coeur, qu'elle initie les contacts, que sa mère est en accord avec la relation, qu'elle fasse preuve d'une maturité à tout casser, il s'agit tout de même d'une infraction criminelle punissable aux yeux de la loi. 

Compliquons un peu les choses en parlant de «groupe de pairs» ou encore de «proximité d'âge». Revenons à notre adolescente de 14 ans qui, cette fois, se voit amoureuse du meilleur ami de son cousin âgé de 18 ans. Celle-ci peut alors consentir à avoir des activités sexuelles avec ce dernier puisque la loi accepte une différence d'âge de moins de 5 ans son aîné à condition qu'il n'y ait aucune relation de confiance, d'autorité, de dépendance ou d'exploitation. De ce fait, tout est «tiguidou» sauf si le cousin est un souteneur, son professeur de soccer ou encore son pusher!

Et s'il s'agit d'un jeune homme de 12 ou 13 ans qui ne demande pas mieux que de connaître les rouages de l'amour avec sa tutrice de français âgée de 16 ans? Impossible qu'elle puisse légalement lui prodiguer un tel enseignement étant donné que les jeunes âgés de 12 ou 13 ans ne peuvent consentir à avoir des activités sexuelles qu'avec un autre jeune qui est de moins de deux ans son aîné et avec qui, encore une fois, il n'a aucune relation de confiance, d'autorité, de dépendance ou d'exploitation. 

Le Code criminel reste le Code criminel et s'applique à chacun, peu importe son âge, afin de protéger l'ensemble des Canadiens, y compris, Dieu merci, nos enfants, de toutes agressions et exploitations sexuelles. 

En plus, ceci implique, pour ces derniers, la protection contre les contacts sexuels, l'incitation à des contacts sexuels, l'inceste, la pornographie juvénile, le leurre, l'exhibitionnisme, le proxénétisme, la prostitution juvénile, la bestialité et le tourisme sexuel les impliquant. 

Voilà de quoi être clair comme quoi, encore une fois, une personne avisée en vaut deux!

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