Un projet-pilote local intéressant

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Voici à quoi ressemblait l'assiette de médaillons de porc.

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Louis Potvin
Le Quotidien

CHRONIQUE / Le concept «Cuit dans le bec» propose un souper de grande qualité, facile à préparer et très goûteux.

La Coop des deux rives a fait vivre l'expérience au Progrès-Dimanche pour obtenir nos impressions concernant ce projet-pilote en rodage. On teste les recettes auprès de 50 couples.

La jolie boîte a été livrée à mon domicile un jeudi après-midi. Comme la nourriture se conserve quelques jours au frigidaire, c'est le samedi soir que j'ai préparé le repas pour ma conjointe. Ma fille n'a pu s'empêcher d'y goûter.

La façon de faire est simple et claire pour réussir un délicieux repas pour deux personnes. Trois cartons avec photos appétissantes des plats sont présents dans la boîte. Au verso, le guide de préparation et la liste des produits régionaux que l'on retrouve dans la recette.

Le concept de «Cuit dans le bec» est... (Photo Le Progrès-Dimanche, Louis Potvin) - image 2.0

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Le concept de «Cuit dans le bec» est simple ; proposer un souper de grande qualité, facile à préparer et très goûteux concocté à partir de produits locaux. Une cinquantaine de couples servent de «cobaye». Ils transmettent leurs commentaires et suggestions pour améliorer la formule.

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Le plus nul des cuisiniers est en mesure de passer pour un véritable chef tant il est facile de réchauffer les plats

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Du bon porc rehaussé

Le plat principal était composé de médaillons de porc de la boucherie-charcuterie Perron marinés à l'érable. Les indications de cuisson ont permis de réaliser des filets rosés à la perfection. La qualité de la viande m'a permis de me réconcilier avec le porc, une viande que je trouve souvent sans intérêt.

Ma conjointe et moi avons adoré la tendreté et la qualité du porc rehaussé par une sauce discrète bien dosée entre le sucré et le salé. Elle ne masquait pas le goût subtil des médaillons. La bouteille de Saint-Joseph que nous avons débouchée convenait à merveille avec le plat. La purée de céleri-rave provenant du Jardin-atelier de la Brunante était succulente. Pour ce qui est de la salade de betteraves, elle manquait de saveur. Et le légume manquait de craquant. Rien cependant pour enlever à la qualité du plat. Soulignons que les betteraves proviennent de la ferme André Lévesque et l'ail et l'échalote des Jardins Saint-Félicien

En entrée, la chef Brenda Poirier proposait une soupe asiatique aux champignons sauvages. Malheureusement, le bouillon était beaucoup trop salé, ce qui empêchait aux saveurs des champignons de se déployer. Par contre, quand on croquait dans un morceau de champignon, nos papilles avaient droit à une explosion de saveur. Ma conjointe a trouvé le bouillon trop piquant. Des ajustements seront à faire pour que la soupe rende plus justice aux champignons.

Un dessert un peu plat

Pour clore le repas, un clafoutis revisité aux bleuets, ganache au chocolat et sirop de miel et bleuets. C'est le cas de dire qu'il s'agissait d'un dessert revisité, car on était loin du clafoutis ou les oeufs sont extrêmement présents. Au lieu, on a eu droit à un petit gâteau un peu sec. Par contre, la ganache et le sirop venaient sauver la mise de ce dessert.

Au final, la formule est vraiment très intéressante. Pas besoin de se casser la tête pour préparer un souper de très bonne qualité tout en encourageant les producteurs locaux. Et ce, sans se ruiner. Le prix est de 50$ taxes et livraison comprises.

Le plus nul des cuisiniers est en mesure de passer pour un véritable chef tant il est facile de réchauffer les plats. Ma fille de sept ans m'a aidé pour la préparation, si ce n'était de la cuisson de la viande elle aurait été en mesure de la faire seule. Elle a eu beaucoup de plaisir.

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