Priorité au Jubilé de la miséricorde

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En janvier, Mgr André Rivest a rencontres a rencontré les fidèles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, en se rendant notamment à Saint-Félicien, Alma, La Baie et Jonquière.

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Le Quotidien

CHRONIQUE ÉGLISE / Au cours du mois de janvier, Mgr André Rivest a participé à des rencontres d'échanges de voeux avec la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Saint-Félicien, Alma, La Baie et Jonquière.

Il a d'abord exprimé sa reconnaissance pour toute la sollicitude manifestée à son endroit de diverses façons et surtout par la prière, à l'occasion de la chirurgie majeure qu'il a dû subir à l'automne. «Il fait bon de savoir», a-t-il ajouté, «que la vitalité d'un diocèse ne dépend pas uniquement de son évêque. Les membres de l'Équipe de l'évêque et ceux des autres instances des services diocésains en ont donné une preuve on ne peut plus évidente. Merci à chacune et chacun et en particulier à notre vicaire général, l'abbé Émilien Dumais, pour son rôle d'administrateur diocésain pendant mon absence.»

Au moment de présenter ses voeux, l'évêque a exprimé qu'il voyait dans ces rencontres «une excellente occasion pour nourrir les liens qui nous unissent et pour reconnaître l'engagement de chacune et de chacun au sein de la vie de notre Église diocésaine».

Vivre le Jubilé

«Pour l'Église, l'année 2016 sera spéciale», a-t-il souligné. «Selon le désir du pape François, depuis le 8 décembre dernier, nous sommes entrés dans l'année du Jubilé de la miséricorde».

«Chez nous, le 13 décembre, comme dans la grande majorité des cathédrales du monde, nous avons béni notre Porte Sainte. En cours d'année, les paroisses et les divers groupes ou associations voudront organiser un pèlerinage à notre cathédrale pour y franchir symboliquement cette Porte Sainte et y accueillir la grâce spéciale du Jubilé. Les grands sanctuaires sont invités également à ouvrir une Porte Sainte . Le Vendredi Saint 2016, j'aurai le plaisir d'aller bénir et d'ouvrir une Porte Sainte au sanctuaire national de l'Ermitage Saint-Antoine, à Lac-Bouchette. Les pères Capucins rendront donc aussi possible l'accueil de la grâce du Jubilé pendant la période des pèlerinages.

«Mon voeu le plus cher pour 2016, c'est que nous puissions vivre le plus largement possible ce Jubilé de la Miséricorde. C'est un cadeau que Dieu offre à l'Église pour la rajeunir, pour lui donner un second souffle à ce moment-ci de son histoire, où elle donne des signes de vieillissement, où elle semble plus essoufflée et en perte d'espérance. Je vous souhaite de vous laisser surprendre par Dieu qui, lui, n'est jamais à bout de souffle. Patiemment, avec bonté et tendresse, il ne se fatigue jamais d'ouvrir la porte de son coeur pour répéter qu'il nous aime et qu'il veut partager sa vie avec nous».

«En incitant les baptisés à laisser de côté leurs sécurités et à ''sortir'' vers les ''périphéries'' i.e., là où on ne connaît pas, ou là où on ne vit plus avec passion le message du Christ, François les invite à se présenter aux autres habillés de faiblesse, c'est-à-dire en ayant l'humilité d'admettre que, comme Église, comme paroisses, comme groupes, nous ne sommes pas des modèles de perfection».

Aménagements

«Dans le cadre de nos réaménagements pour faire Église autrement, et pour donner sa chance à l'Évangile d'être reçu par nos contemporains de manière à ce qu'il les inspire et les transforme, je regarde avec douleur certaines réactions et je me dis: ''Veut-on sauver l'Évangile ou maintenir coûte que coûte sa bâtisse, ou son territoire paroissial, ou s'asseoir sur ses placements en refusant de partager avec des voisins plus démunis, devenus incapables de se donner les services pour vivre leur foi? '' Il me semble que si l'Église doit avoir un préjugé, c'est celui-là même de Jésus, i.e. celui de l'amour, du partage avec les plus pauvres; celui de l'option préférentielle pour les pauvres».

«Puisse le Jubilé de la Miséricorde en 2016» a finalement souhaité Mgr Rivest, «développer en nous et dans nos communautés paroissiales cette capacité de regarder notre réalité d'Église en situation d'appauvrissement avec le regard du Christ miséricordieux. Il nous montre le chemin de l'espérance en devenant nous-mêmes miséricordieux».

Propos recueillis par Jacques Bouchard, responsable des communications, diocèse de Chicoutimi

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