La cavale de Maggie et Anouk

Le 1er décembre, un feu éclate dans la maison de Maggie et Anouk, située la rue... (Photo 123RF)

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Le Quotidien

Le 1er décembre, un feu éclate dans la maison de Maggie et Anouk, située la rue de l'Hôtel-de-Ville, à Saint-Honoré. Devant ce brouhaha de gens qui tentent d'éteindre le feu, les deux chiens paniquent et se sauvent. Quant au propriétaire, il est dans l'impossibilité de reprendre ses chiens, même si elles étaient retrouvées.

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Plusieurs blessures laissent croire à Véronique Girard que Maggie a vécu un véritable calvaire dans les derniers mois. Cette nouvelle venue s'ajoute à sa famille animale composée de plusieurs animaux, dont son fidèle chien Duke.

Photo Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau

Les voisins du secteur s'activent donc pour attraper les bêtes. L'histoire a des échos partout sur les réseaux sociaux et des gens de l'extérieur viennent même donner un coup de main pour essayer d'attraper les bêtes. Trois semaines s'écoulent avant qu'une voisine réussisse à attraper Anouk pour le confier à un refuge, mais Maggie reste impossible à approcher.

Dans sa tête, les humains semblent être devenus de dangereux monstres ! Inquiets pour sa survie, quelques voisins installent de la nourriture que Maggie vient manger en cachette. Plusieurs gardent espoir de l'apprivoiser. Son territoire s'étend sur plus de 25 kilomètres carrés qu'elle piétine jour et nuit. Toujours dans le secteur de Saint-Honoré, on la voit sur le boulevard Martel en passant par le rang Saint-Marc, la rue de l'Hôtel-de-Ville et le chemin Simard. Étant un chien de maison, il est difficile de croire qu'elle passera au travers des froides nuits d'hiver.

Soudain, pendant plus d'une semaine, on perd la trace de Maggie. A-t-elle succombé ? Non ! Un homme l'a enfermée par mégarde dans sa grange... Imaginez... Une semaine sans eau et sans nourriture. En ouvrant la porte de la grange, le 23 janvier dernier, la bête se faufile et reprend la poudre d'escampette.

Sauvetage !

Sur sa motoneige, Marc Chamberland s'élance à la poursuite de Maggie. Amaigrie, blessée et déshydratée, Maggie se laisse enfin tomber au sol. Sans broncher, elle accepte que l'homme lui passe une laisse au cou. La pauvre bête a des allures squelettiques et elle est de toute évidence à un poil de la mort.

Marc confia la chienne à Véronique Girard, une amoureuse des animaux qui avait manifesté son intérêt de poursuivre le sauvetage de Maggie.

Le 23 janvier la sauveuse d'animaux, ayant une formation comme technicienne en santé animale, fait donc entrer Maggie chez elle. « Elle est craintive, mais elle n'a pas réagi à mon autre chien et mon chat. Elle a de la misère à se porter sur ses pattes arrière en plus d'être affamée et déshydratée », raconte Véronique. Selon ses nombreuses blessures, on peut supposer que Maggie s'est fait attaquer. Sur ses côtes, on remarque une énorme gale sur le point de tomber, laissant voir une importante blessure complètement guérie. « Dans le bois où j'allais marcher, je voyais souvent ses traces... Mais je voyais aussi beaucoup de traces de coyotes, de renards et de lynx », poursuit celle qui compte garder Maggie pour toujours afin de lui offrir une belle fin de vie.

« Quand elle ira mieux, je l'amènerai chez le vétérinaire », projette la jeune femme. Ayant suivi de près ce dossier, certaines personnes ont amené un peu de réconfort à Maggie. « Un genre de petit comité s'est formé et une dame est venue me mener de la nourriture, des couvertures et des gâteries pour Maggie », conclut Véronique. La sauveuse a même reçu une offre d'une personne, souhaitant rester dans l'anonymat, qui lui a proposé de payer les éventuels frais vétérinaires.

Une énorme gale, sur le point de tomber,... (Photo Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau) - image 2.0

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Une énorme gale, sur le point de tomber, laisse voir une importante blessure complètement guérie. Maggie aura bientôt dix ans et sa fin de vie s'annonce paisible.

Photo Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau

Le premier sauvetage

L'histoire de Maggie a commencé il y a neuf ans alors qu'elle était un tout petit chiot. Lisanne Bergeron, une résidante de Saint-Honoré, avait trouvé la bête dans le secteur de Shipshaw.

« Ma mère avait vu une boîte bouger sur le bord de la route. Même si elle doutait que ce soit une moufette, elle avait fait demi-tour avec sa voiture pour voir ce que c'était. Puis, elle avait découvert un petit chiot tout noir âgé d'environ deux mois », explique Jessica Bergeron Allaire.

Apeurée, la petite bête avait mal réagi en auto, laissant plusieurs traces malodorantes, alors que madame Lisanne la ramenait chez elle. « Elle était tellement fine... Moi, je voulais vraiment la garder, mais ma mère ne voulait pas, car on avait déjà deux chiens. C'est donc notre voisin qui l'a prise », poursuit Jessica. Maggie a grandi ainsi aux côtés d'un homme attentionné. Elle vivait dans la maison avec un autre chien de race husky nommé Anouk. Dehors, un enclos leur permettait de s'amuser ensemble, en toute sécurité.

Le 23 janvier dernier, Maggie vivait donc son deuxième sauvetage. Heureusement, tout finit bien et espérons que les épreuves seront terminées pour la douce bête qui fêtera bientôt ses dix ans.

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