Blackburn veut garder le papier à l'hôtel de ville

Jean-Pierre Blackburn... (Archives Le Progrès, Yohann Gasse)

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Jean-Pierre Blackburn

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Jean-Pierre Blackburn, le candidat indépendant à la course à la mairie de Saguenay, croit que son adversaire Josée Néron fait fausse route en voulant bannir le papier de l'hôtel de ville et envoie un message négatif aux travailleurs de la papetière de Kénogami.

M. Blackburn répond à la chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), en précisant que lui laissera libre choix, s'il est élu à la mairie de Saguenay, aux conseillers municipaux de faire ce qu'ils préfèrent.

« Je pense qu'elle lance un bien mauvais signal aux 183 travailleurs de la papetière de Kénogami et aux 12 000 autres travailleurs du domaine de la forêt dans la région. Cette usine (Kénogami) peine à se sortir la tête de l'eau. Cette entreprise emploie des femmes et des hommes qui apportent des revenus à la ville », note-t-il, en ajoutant que les surtaxes américaines et la crise du bois d'oeuvre sont déjà une menace pour ce milieu.

En plus du message aux travailleurs du papier, M. Blackburn craint aussi la portée du message environnemental auprès du public.

« Veut-elle véhiculer que l'utilisation du papier est néfaste pour l'environnement et devrait cesser, car elle contribue à détruire nos forêts ? », s'interroge l'ancien député fédéral.

« Je ne partage pas cette idée malheureusement trop répandue et véhiculée à tort », dit-il.

Jean-Pierre Blackburn base sa position notamment sur les commentaires des membres de la Chaire en écoconseil de l'UQAC et publiés dans Le Quotidien d'avril et octobre 2016. Ils précisent que les arbres se nourrissent de gaz carbonique. Et lorsque l'on coupe des arbres pour produire des biens, le carbone contenu dans le bois est retiré durablement de l'atmosphère et ne contribue pas au réchauffement du climat.

Les experts précisent que la coupe forestière et le reboisement contribuent davantage à la lutte aux changements climatiques.

« Il est important et même de notre devoir de défendre nos travailleurs de la forêt et du secteur des pâtes et papiers. Notre économie régionale, nos emplois, tout comme l'avenir de l'usine de papier de Kénogami, y sont en jeu », ajoute le candidat indépendant à la mairie.

S'il est élu le 5 novembre, Jean-Pierre Blackburn laissera donc le choix aux élus de travailler avec ou sans papier, estimant que certains sont plus familiers avec les outils traditionnels.

« Mais interdire le papier, absolument pas question », conclut-il.




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