Denis Lebel veut profiter de son expérience

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Denis Lebel s'est adressé aux membres de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, mardi, dans ses nouvelles fonctions de président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec.

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Denis Lebel n'arrive pas à la tête du Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) en sauveur. Le nouveau président-directeur général a toutefois l'intention d'apporter sa touche afin d'aider une industrie en plein bouleversement, mais importante et déterminante pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L'ancien député conservateur, qui a annoncé son départ de la vie politique en juin, a procédé à sa première conférence dans ses nouvelles fonctions, mardi, dans le cadre du lancement des activités de la saison 2017-2018 de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF).

« Je veux essayer de bien faire les choses pendant que je suis là et amener mon expérience et mon réseau de contacts, a décrit M. Lebel, qui succède à André Tremblay au poste de PDG du CIFQ. Il y a un gros travail de vulgarisation à faire parce qu'on s'aperçoit que les grands centres ne sont pas nécessairement conscients de l'importance de l'industrie forestière au Québec dans leur quotidien. Dans la vie de tous les jours, on va tous utiliser des produits de l'industrie forestière québécoise, fabriqués parmi les meilleures normes au monde. »

Lorsqu'on lui demande d'identifier le principal enjeu qui touche l'industrie forestière, Denis Lebel ne peut parler d'un seul élément. Le coût de la fibre, les liens avec l'industrie des États-Unis et la plainte américaine contre l'industrie canadienne pour concurrence déloyale et dumping sont au nombre des préoccupations. Le manque de main-d'oeuvre est un autre problème soulevé par l'ancien député fédéral.

« On a de la difficulté à trouver du personnel pour travailler dans les usines et en forêt pour procéder à la coupe forestière », a-t-il fait valoir. Pendant sa conférence, il a souligné que l'immigration était devenue une nécessité, notamment pour contrer ce manque de main-d'oeuvre.

« On va finir par manquer de monde pour combler ces milliers d'emplois », a soutenu Denis Lebel.

Au cours de son mandat, le Robervalois entend rapprocher la forêt des gens. Il rappelle que de nombreux emplois directs et indirects sont créés grâce à l'industrie forestière dans la région.

« Quand les groupes environnementalistes parlent de la forêt, ils parlent très peu des humains qui y travaillent, a mis en contexte Denis Lebel. Je veux approcher le message de l'industrie vers les humains. On a des produits exceptionnels et il faut faire en sorte que les gens en soient plus conscients. »

La question du caribou forestier revient également au coeur des prochains débats. L'ancien homme politique soutient que des recherches plus approfondies doivent être menées avant de faire un lien direct avec la population du caribou et l'exploitation forestière.

« Assurons-nous qu'on a toutes les données avant de cibler l'industrie, a souhaité M. Lebel. Dans des secteurs où il y a beaucoup d'opérations forestières, les hardes de caribous sont en hausse, alors que dans des aires protégées où il n'y a aucune opération, le caribou est en baisse. Avec ce qu'on a comme science, on ne peut pas prendre de décision aujourd'hui. »

Finalement, Denis Lebel se montre rassurant lorsqu'il est question de l'avenir de l'industrie forestière.

« Près de 30 pour cent du bois du Québec se retrouve dans notre région et on aura toujours une industrie forestière importante, a-t-il assuré. On doit la travailler de façon plus respectueuse en matière de développement durable et bâtir un avenir intéressant. »

La bonne personne

Président-directeur général sortant, André Tremblay a pris la parole à la fin de la conférence de Denis Lebel. Originaire de La Baie et impliqué dans le CIFQ depuis 2000, il quitte avec le sentiment du devoir accompli.

« Je suis convaincu que tu sauras relever le défi avec brio, a exprimé M. Tremblay envers son successeur. Avec ton esprit d'analyse, ton approche humaine et ta capacité d'analyse, je suis convaincu plus que jamais que tu es l'homme de la situation. »




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