Un agriculteur retire les droits de passage des motoneigistes

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Pour bien démontrer son mécontentement, un agriculteur a décidé de retirer les droits de passage des motoneigistes cet hiver.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Un producteur agricole de Saint-Prime, Sylvain Martel, en a assez que ses champs soient saccagés par des véhicules tout-terrain. Pour bien démontrer son mécontentement, il a décidé de retirer les droits de passage des motoneigistes cet hiver.

« Là, ça suffit ! L'an dernier, les quatre roues ont brisé mes récoltes. J'ai mis des balles de foin et une barrière et ils l'ont fait tomber et ils ont passé dans un champ d'orge brassicole. C'est comme s'ils passaient dans votre assiette », déplore l'agriculteur en colère.

Il évalue les dommages à environ 1000 $. « Ce n'est pas un gros montant, mais ça représente une partie de profit de la récolte du champ. Surtout que l'orge brassicole est une valeur ajoutée dans ma production. Comme c'est destiné à la production de la bière, pour la consommation humaine, les règles sont strictes. Mes pertes seront peut-être plus importantes », a-t-il ajouté.

De plus, le champ de blé de son voisin a connu le même sort.

Les conducteurs de tout-terrain ont ouvert cette barrière... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 2.0

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Les conducteurs de tout-terrain ont ouvert cette barrière et se sont faufilés afin de passer à travers les champs.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Même si Sylvain Martel a fauché lundi son... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 2.1

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Même si Sylvain Martel a fauché lundi son champ, les traces laissées par les « quatre roues » sont encore visibles.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Répercussions importantes

Ce saccage aura des répercussions pour les amateurs de motoneige. « Encore une fois, c'est tout le monde qui paye pour les niaiseries d'une ou deux personnes. Mais là, je suis tanné. Il n'y en aura pas de droits de passage cette année. Ou il faudra qu'il y ait un bon montant d'argent sur la table pour compenser. Sinon, les motoneiges devront passer ailleurs. Que les responsables ne m'arrivent pas le 15 novembre en disant qu'ils n'ont pas de solutions, ça va être non », prévient-il

Sylvain Martel pense que les clubs de motoneiges du secteur devront faire comme dans les secteurs d'Alma et Saguenay et payer les producteurs pour l'utilisation de leurs terrains. « Moi, ce sont deux kilomètres qu'ils utilisent. Mes collègues ailleurs reçoivent de l'argent pourquoi pas nous ? L'an passé, ç'a tout pris pour que j'accepte, mais là, je suis tanné de tous les inconvénients que ça engendre. Il faut passer le message. Les droits de passage sont fragiles et les gens doivent réfléchir avant de passer n'importe où avec des quatre roues », affirme l'agriculteur de Saint-Prime.

Sylvain Martel n'en revient pas du manque de civisme des personnes qui font ce saccage. « Il y a plein de places pour faire du quatre roues. S'ils n'en trouvent pas, ''ben'' qu'ils n'en fassent pas. Je ne sais pas si les gens aimeraient ça si j'allais me promener avec mon tracteur sur leur pelouse ? », lance-t-il.

Le producteur mentionne qu'il n'est pas le seul dans la région à avoir subi le même genre de saccage.




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