3 M$ pour le Trou de la fée

Le député Serge Simard, le député de La... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Le député Serge Simard, le député de La Prairie et représentant du gouvernement du Canada pour l'occasion, Jean-Claude Poissant, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, la présidente du site, Mélanie Brassard, et le directeur général, Gerry Desmeules, ont procédé à l'annonce lundi.

Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Le Parc de la caverne du Trou de la fée aura un tout nouveau visage en 2018. Une aide financière totalisant 3 M $ provenant du provincial et du fédéral permettra la construction d'un bâtiment d'accueil neuf, d'un observatoire et de passerelles aériennes nichées à 60 mètres de hauteur.

L'observatoire sera construit sur un cap de roc surplombant la rivière Métabetchouane et offrira une vue panoramique du site. À même l'observatoire, le sous-sol creusé dans le granit donnera l'impression au visiteur qu'il est déjà dans la caverne, a expliqué la présidente de la Société récréotouristique de Desbiens, Mélanie Brassard, lors d'une conférence de presse, lundi. « Ce sera une salle unique qui placera, dès son arrivée, le touriste dans une ambiance inattendue et spectaculaire. Il sera devant un paysage qui mettra en vedette l'immensité du site. Ce sera presque surréaliste ! »

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, parle d'une suite du Sommet économique régional qui s'est tenu en 2015. « Nous avions identifié le tourisme comme un secteur important. (...) Il y a dans notre région 1275 entreprises touristiques et 14 000 travailleurs dans ce domaine. Des grandes villes, les gens en visitent partout dans le monde. Ici il y a de la place, de grands espaces et une expérience culturelle unique qui attirent les touristes internationaux. »

Le Parc de la caverne du Trou de la fée a été créé dans les années 1960. Environ 25 000 personnes le fréquentent annuellement.

Le directeur général du site, Gerry Desmeules, estime que le Parc de la caverne s'inscrit parfaitement dans la mouvance de l'écotourisme. « Ça fait quelques années qu'on travaille à ce projet. Beaucoup de gens ont des beaux projets, mais il faut savoir les vendre. On règle ce projet pour aujourd'hui, mais on en a déjà d'autres pour le futur. »

Le gouvernement du Québec a octroyé la somme de 1,3 M $ alors que le fédéral a ajouté le 1,7M $ manquant pour compléter le montage financier. Le tout permettra la création de quatre nouveaux emplois.

D'importants travaux d'une valeur de 1,5 M $ ont eu lieu au Parc en 2010. À ce moment, trois infrastructures majeures ont été construites, soit les passerelles accrochées à la paroi rocheuse surplombant la rivière, la promenade de la conduite d'amenée d'eau et 350 mètres de tyroliennes traversant la rivière à 50 mètres de hauteur.

Plus que deux chauves-souris

Il ne reste plus que deux chauves-souris dans la caverne du Trou de la fée, alors qu'elles étaient environ 400 il y a cinq ans.

Les bêtes ont été attaquées par le champignon geomyces destructans et ont, conséquemment, le syndrome du museau blanc.

« Ce syndrome encore méconnu connaît une propagation rapide et touche maintenant plus d'une quinzaine d'États dans le Nord-Est américain. Au Canada, les provinces de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et du Québec sont également atteintes. Le syndrome du museau blanc représente donc un enjeu international majeur pour la conservation des chauves-souris. Il est estimé que plus d'un million de chauves-souris ont succombé à ce syndrome depuis sa découverte, ce qui démontre toute l'ampleur de ce fléau dévastateur », peut-on lire sur le site des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Le principal attrait du Parc de de la caverne du Trou de la fée demeure sa caverne. Toutefois, Gerry Desmeules s'inquiète davantage pour les chauves-souris que pour l'impact que leur disparition totale pourrait avoir sur l'achalandage du site.

« Quand on a décidé de faire de la chauve-souris notre animal fétiche, il y a bien du monde qui me disait que j'étais fou, que c'était insensé, parce que la chauve-souris fait peur. Au fil du temps, on a pu sensibiliser les gens sur la chauve-souris. Présentement, les gens viennent sur le site pour la nature, pour la caverne, mais moins pour les chauves-souris. »

Le Trou de la fée est le seul hibernaculum naturel protégé pour chauves-souris au Québec. Un hibernaculum est un refuge qui sert à l'hibernation d'un animal.




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