Un honneur royal

La locomotive RS 20 exploitée par Roberval-Saguenay se... (Photo tirée du site Internet de la Monnaie royale du Canada)

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La locomotive RS 20 exploitée par Roberval-Saguenay se retrouve sur une pièce de monnaie de collection.

Photo tirée du site Internet de la Monnaie royale du Canada

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La locomotive RS 20 exploitée par la Compagnie de chemin de fer Roberval-Saguenay figure sur une pièce commémorative lancée par la Monnaie royale canadienne.

La RS 20 était la première locomotive diesel routière fabriquée au Canada. 

La pièce est l'oeuvre de l'artiste canadien John Mantha. Sur le site de la Monnaie royale, on apprend qu'une série commémorative de trois pièces d'une once en argent pur avec plaquage d'or est à vendre pour 112,95 $. Il n'existe que 7500 exemplaires de la série.

« Au début du XXe siècle, le réseau ferroviaire canadien connaît un essor fulgurant, s'étendant plus loin que jamais au nord du pays. Le train est devenu l'épine dorsale du commerce au Canada, puisqu'il facilite la libre circulation des biens et des services, et transporte un nombre sans précédent d'immigrants vers des régions auparavant isolées. Les compagnies de chemin de fer alimentent également l'industrie touristique naissante en construisant des centres de villégiature et en lançant des campagnes vantant l'exceptionnelle beauté de la nature canadienne aux voyageurs du monde entier », peut-on lire sur www.mint.ca.

« Première locomotive routière construite au Canada, la RS 20 est une locomotive de ligne typique, légère mais puissante, qui semble capable d'accomplir n'importe quelle tâche, n'importe où. Le modèle MLW RS‑2, construit en 1949, était l'un des huit fabriqués par Montreal Locomotive Works. Son moteur 244 de 12 cylindres en faisait à l'époque l'engin tout indiqué pour une utilisation routière intensive. »

La directrice des opérations du Complexe Jonquière, services et infrastructures, Nathalie Lessard, était bien entendu très heureuse que la locomotive du Roberval-Saguenay figure sur une pièce de monnaie commémorative. « Je suis particulièrement fière de faire partie de l'équipe du Roberval-Saguenay... une équipe de pionniers qui continue de repousser les limites année après année, a-t-elle souligné, dans un échange de courriels. Cette pièce de monnaie représente le travail de générations d'employés du Roberval-Saguenay qui ont contribué au développement d'une nation en plein épanouissement. »

Historique

La Compagnie de chemin de fer Roberval-Saguenay a été incorporée le 24 mai 1911, alors que le gouvernement provincial a donné un droit de construction et d'opération d'une ligne ferroviaire. La compagnie de chemin de fer de La Baie des Ha ! Ha ! avait été en même temps consolidée avec la compagnie Roberval-Saguenay.

En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, la compagnie de chemin de fer Roberval-Saguenay a connu de graves difficultés financières. À une certaine période, les salaires des employés étaient en retard de 14 mois, peut-on lire dans la rubrique « Historique » du site du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida.

La première expédition d'aluminium par chemin de fer d'Alcan a eu lieu le 9 septembre 1926. Le chemin de fer Roberval- Saguenay a construit une rallonge de lignes d'Arvida à Shipshaw afin de permettre le transport de matériaux de construction pour le barrage de la centrale hydroélectrique de Chutes-à-Caron.

Aujourd'hui, Roberval-Saguenay appartient à Rio Tinto Alcan. Un total de 142 kilomètres de voies ferrées relient toutes les installations de la multinationale dans la région.

Saviez-vous que?

• En 2009, la Monnaie royale canadienne avait lancé une pièce commémorative représentant Notre-Dame-Du-Saguenay. Une image peinte du fjord, assortie d'un camée représentant la statue de 10,5 mètres de Notre-Dame-du-Saguenay.

• La première locomotive diesel-électrique en service au Canada, la CNR 9000, fut construite en 1929. Elle était dotée de deux moteurs combinés d'un poids total de 335 tonnes et pouvant chacun générer 950 kW de puissance.

• Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des locomotives diesel canadiennes étaient équipées de moteurs à faible puissance. Pendant la guerre, l'utilisation de la technologie diesel-électrique était surtout réservée aux sous-marins, mais elle s'étendit graduellement aux locomotives après 1945.

• En 1960, le CFCP et le CFNC n'utilisaient déjà plus de locomotives à vapeur pour leur service régulier.

• Ce n'est pas le moteur diesel lui-même qui fait bouger les roues et avancer la locomotive : il fait fonctionner une génératrice électrique, qui alimente les moteurs de traction faisant tourner les roues.

• Les rayures à l'avant de la locomotive, qui rappellent celles d'un tigre, ont pour but de la rendre plus visible.

(Source: Monnaie royale du Canada)




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