Création d'une fiducie pour l'aluminium

Le directeur du Complexe Jonquière de Rio Tinto,... (Jeannot Lévesque)

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Le directeur du Complexe Jonquière de Rio Tinto, Jean-François Nadeau, accompagné du conseiller Carl Dufour, ici à gauche, a annoncé l'octroi d'une somme de 20 000 $ pour la création de la Fiducie pour le patrimoine de l'industrie de l'aluminium d'Arvida.

Jeannot Lévesque

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Un autre pas vers la création d'un centre d'interprétation de l'industrie de l'aluminium mettant en valeur certains artéfacts a été franchi alors que Rio Tinto a annoncé la création de la Fiducie pour le patrimoine de l'industrie de l'aluminium d'Arvida avec l'octroi d'une somme initiale de 20 000 $.

Cette nouvelle entité mise sur pied avec la collaboration de Saguenay et le Comité pour la reconnaissance patrimoniale d'Arvida (CORPA) a fait l'objet d'une annonce  par Jean-François Nadeau, directeur du Complexe Jonquière et Carl Dufour, conseiller municipal, dans le cadre du Séminaire régional sur le patrimoine industriel qui s'est tenu au Foyer des loisirs d'Arvida jeudi. L'activité a réuni des experts du patrimoine urbain et industriel, des historiens, des géographes et des politiciens pour des exposés portant sur divers projets de conservation à travers le Québec et en Europe, les tendances, plans de conservation, etc.

M. Nadeau a expliqué que l'objectif de cette nouvelle fiducie, composée d'un collège de treize fiduciaires, sera d'accumuler des biens mobiliers et immobiliers, des accessoires comme d'anciens outils industriels, des vêtements et des pièces de bâtiments qui peuvent se trouver dans les sous-sols et les  garages de citoyens. L'objectif est d'assurer une conservation perpétuelle de ces biens et de diffuser les connaissances entourant l'histoire d'Arvida et de l'aluminium au Saguenay et dans le monde, de mettre en valeur la planification et la construction de la ville d'Arvida et enfin mettre en valeur l'industrie de l'aluminium.

Interrogé en point de presse afin de savoir qui prendra en charge physiquement ces biens, M. Nadeau a expliqué qu'il reviendra au collège des fiduciaires de prendre les décisions. Ce collège de treize personnes sera formé de trois représentants de Rio Tinto, de deux de Saguenay et d'autant du milieu des affaires, d'un représentant  des milieux universitaire et syndical, d'un centre d'archives ou d'un musée agréé, de la culture et de deux citoyens.

Le conseiller Dufour s'est montré très satisfait de l'annonce puisqu'elle s'inscrit dans la poursuite des démarches réalisées jusqu'à maintenant pour qu'Arvida soit inscrite à la liste indicative de Parcs Canada en vue d'une reconnaissance par l'UNESCO, une étape importante pour obtenir la reconnaissance patrimoniale d'Arvida.

Présente sur place, Lucie K. Morisset, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l'UQAM, qui organisait le séminaire, croit que la nouvelle fiducie est un autre moyen pour les citoyens de s'approprier le patrimoine existant.

Invitée à se prononcer sur les spécificités du dossier d'Arvida comparativement au projet de conservation de l'ancienne aluminerie de Shawinigan, classée immeuble patrimonial en 2013, Mme Morisset a mentionné que les usines d'Arvida ont été l'avènement du premier complexe intégré de production d'aluminium au monde auquel s'est greffé un projet de développement urbain, le tout lié par la force hydroélectrique de la rivière Saguenay et du lac Saint-Jean. Les deux sont devenus par la suite interdépendants. En 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale, le complexe produisait 500 000 tonnes d'aluminium tandis que l'usine de Shawinigan ne comprenait encore que quelques cuves à ses débuts.




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