Caucus libéral: la pénurie de main-d'oeuvre sera discutée

Sabin Simard, président régional du Parti libéral du... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Sabin Simard, président régional du Parti libéral du Canada (PLC), Rémi Massé, président du caucus du Québec, et Denis Lemieux, député de Chicoutimi-Le Fjord, ont parlé, en conférence de presse, mercredi, des enjeux qui seront discutés durant le caucus québécois du PLC, lequel se tiendra à Alma les 30 et 31 août.

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La pénurie de main-d'oeuvre technique fera partie des enjeux discutés lors du caucus québécois du Parti libéral du Canada à Alma, les 30 et 31 août, où une quarantaine de députés et ministres sont invités. La date de l'élection partielle dans Lac-Saint-Jean pourrait aussi être annoncée officiellement à ce moment.

En conférence de presse mercredi matin, le président du caucus du Québec, Rémi Massé, qui est aussi député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, n'était pas en mesure de confirmer que le premier ministre Justin Trudeau serait présent. Il avoue cependant que le moment serait bien choisi pour décider de la date de l'élection partielle dans la circonscription jeannoise, laissée vacante depuis la démission du conservateur Denis Lebel. La date de l'investiture libérale n'est pas encore connue non plus.

« M. Trudeau est d'abord député de Papineau et il en est fier, mais il a aussi un agenda très chargé. Il se fie à l'exécutif du caucus pour bien préparer la rentrée parlementaire », déclare M. Massé.

Les enjeux propres au Québec seront discutés lors de ces deux jours, dont ceux du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le député Rémi Massé a été particulièrement interpellé par son collègue de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, au sujet du manque de main-d'oeuvre qualifiée. Celui-ci a notamment été sensibilisé lors d'une visite chez Usinage numérique plus à Saint-Félicien cet été. L'entreprise pourrait prendre de l'expansion, mais peine à recruter des techniciens qualifiés.

« C'est un problème qu'on retrouve aussi ailleurs au Québec, a mentionné M. Massé. Nous allons étudier des pistes de solutions. »

La tenue prochaine d'une élection partielle dans Lac-Saint-Jean a joué pour beaucoup dans la décision du président du caucus québécois d'organiser la rencontre au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Quelques régions faisaient déjà partie de sa liste et le caucus national avait déjà été organisé à Saguenay en août 2016.

« J'ai invité M. Massé à considérer le Lac-Saint-Jean, que je n'avais pas pu faire découvrir à mes collègues l'an passé », explique le député Denis Lemieux.

Tous deux espèrent pouvoir compter sur un nouvel élu libéral dans Lac-Saint-Jean, mais ils admettent que ce n'est pas gagné. « Nous avons fini troisièmes aux dernières élections, on était loin », rappelle M. Massé.

Le président régional du Parti libéral, Sabin Simard, confie que 200 nouveaux membres ont adhéré au parti dans la dernière semaine, ce qui est presque du jamais-vu.

Ce qu'ils ont dit

L'église Saint-Édouard

Le député de Chicoutimi-Le Fjord Denis Lemieux n'a pas encore été approché par le regroupement de citoyens Patrimoine Saint-Édouard, qui désire transformer l'église baieriveraine en bibliothèque, mais il se dit prêt à rencontrer les responsables. « Je ne connais pas leur projet, mais je vais les écouter attentivement », assure-t-il. L'élu libéral ne peut pas s'avancer sur des fonds qui pourraient provenir du gouvernement fédéral.

La viande de gibier

Le député Denis Lemieux a appris dans les pages du Progrès week-end que les restaurateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont déçus de ne pas pouvoir apprêter la viande de gibier d'ici, en raison des lois en matière d'abattage. Il n'a donc pas encore pris connaissance de la lettre écrite par le gérant de l'Entrecôte Riverin de Chicoutimi, Sébastien Harvey, mais il se dit déjà sensibilisé à ces revendications. « Ça va me faire plaisir de m'asseoir avec eux pour démystifier le rôle de l'Agence canadienne d'inspection des aliments au Canada et du MAPAQ au Québec. S'il y a des pistes de solution, je vais les trouver avec eux et je suis prêt à porter leur message à Ottawa », exprime M. Lemieux.

Le papier surcalandré

Le député de Chicoutimi-Le fjord Denis Lemieux affirme qu'il est en contact de très près avec les syndicats et les dirigeants de Produits forestiers Résolu au sujet du litige avec les Américains, qui imposent des droits d'environ 17 % sur chaque tonne de papier surcalandré envoyée aux États-Unis. Il suit les discussions avec Développement économique Canada pour que de l'aide supplémentaire soit accordée à l'entreprise, mais il ne pouvait confirmer si une annonce en ce sens allait être prononcée prochainement. « Jusqu'à maintenant, Résolu a déposé près de 50 millions $ en garanties et ça pourrait même monter jusqu'à 100 M$. Notre gouvernement crie haut et fort que c'est complètement injuste pour Résolu. Nous sommes derrière les travailleurs et on veut garder le chapitre 19 dans l'ALÉNA », déclare l'élu libéral. Cette portion de l'accord de libre-échange porte sur la résolution des conflits commerciaux.




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