Pour un parc commémoratif

Le document a été déposé mardi aux membres... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le document a été déposé mardi aux membres de la Commission d'aménagement du territoire de Saguenay. Ici, on reconnaît la conseillère municipale du secteur, Julie Dufour.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Plus de quarante-six ans après le tragique glissement de terrain qui a entraîné la fermeture du village de Saint-Jean-Vianney, Saguenay dispose maintenant d'un plan de mise en valeur du secteur qui propose d'en faire un parc régional pouvant s'intégrer au Géoparc mondial UNESCO. Ce nouveau parc serait destiné, entre autres, à mettre en valeur et à commémorer cet événement tout assurant une planification des activités entre les cinq secteurs identifiés comme potentiellement intéressants.

Le document d'une quarantaine de pages a été déposé mardi aux membres de la Commission d'aménagement du territoire de Saguenay. Il est le fruit d'une consultation réalisée auprès des citoyens, mais aussi avec la collaboration de la Corportion pour la revitalisation et d'aménagement du territoire de Saint-Jean-Vianney, laquelle est dirigée par Rolande Lavoie et Alain Blackburn, explique la conseillère du district Julie Dufour. L'urbaniste François Boivin, en collaboration avec une consultante ainsi que le groupe Eurêko, a participé à la rédaction du plan.

Laissé pratiquement à l'abandon depuis le 4 mai 1971, ce secteur de Saguenay n'a pratiquement jamais fait l'objet d'efforts de planification et d'aménagement, ce qui a pavé la voie au développement plus ou moins anarchique de toutes sortes d'activités, explique Mme Dufour. Les plus connus et les plus populaires sont le développement de la pratique des sports motorisés dans le trou de boue ainsi que l'aéromodélisme avec la présence du Club aéromodélisme Saguenay et le Club pro X motocross Saguenay. Toutefois, des problèmes de sécurité existent avec la tenue de feux de camp illégaux, des activités de chasse prohibées, le dépôt de déchets, des activités illicites de sexe et de consommation de drogue, etc.

L'inventaire a permis d'identifier cinq secteurs offrant des caractéristiques spécifiques, soit le secteur des rivières aux Vases et Saguenay avec la présence du quai fédéral, le secteur du trou de boue, le secteur historique du village et du glissement de terrain, celui des Trois Lacs et enfin le secteur forestier et les activités de récréation extensive.

L'histoire riche en événements - avec le glissement de terrain, l'occupation du territoire (campement autochtone, colonisation, développement industriel) -, les paysages naturels et humains, l'importante superficie de territoire appartenant à l'État, la concentration d'activités motorisées créant un pôle de sport motorisé régional et l'accessibilité par les routes de Saint-Jean-Vianney constituent quelques-unes des forces du site, selon Mme Dufour.

Un manque d'intégration des activités récréatives, une signalisation et un réseau routier déficients, l'absence de concertation, l'absence de services publics et d'un pont sur la rivière aux Vases à partir de la rue Wilson, en bordure du Saguenay, constituent quelques-unes des faiblesses du site.

Le plan de mise en valeur identifie toutefois le glissement de terrain du 4 mai 1971 comme étant le principal atout et la force qui distinguent Saint-Jean-Vianney puisqu'il s'agit d'un lieu qui a marqué l'histoire de la région, du Québec et du Canada en raison du nombre de décès causés, de son envergure et de ses particularités géologiques liées aux propriétés mécaniques des argiles affectées par le glissement de 1663.

Toutes ces raisons constituent la base de la proposition d'aménagement visant à faire de Saint-Jean-Vianney un géosite reconnu site géologique exceptionnel à l'intérieur d'un parc régional, touristique, récréatif et de conservation.

Pour parvenir à cet objectif, le plan comprend une vingtaine d'actions à poser qui vont de l'aménagement d'une place commémorative et d'un circuit d'interprétation dans le secteur de l'ancien village jusqu'à la réalisation d'études documentaires au plan historique et patrimonial visant à retracer l'histoire de cette petite communauté de 1300 habitants.

Mme Dufour explique que la dénomination du site comme parc serait l'élément intégrateur pour des microzones où certains usages seraient permis et d'autres interdits.

En ce qui a trait au volet touristique du futur parc, il est proposé la confection d'un plan d'aménagement prévoyant un nouveau lien récréotouristique routier, pédestre ou cyclable entre le chemin des Terres rompues et la rue Wilson pour pallier la disparition de l'ancien pont dans le Saguenay en 1971, le réaménagement de l'ancien quai fédéral et la rampe de mise à l'eau, l'aménagement de points de vue sur le Saguenay, la mise en valeur de la tour d'eau ainsi que le développement de partenariats avec des organismes intéressés à l'exploitation de certains lieux (pêche, exploitation agricole).

La conseillère municipale a mentionné que le contenu du plan de mise en valeur de Saint-Jean-Vianney ne constitue pas une version définitive. Les citoyens et organismes intéressés auront effectivement l'occasion de bonifier les propositions puisque d'autres consultations auront lieu dans les prochains mois.

Elle souhaite que le dépôt du plan soit l'occasion pour les candidats à l'élection comme conseiller municipal ou à la mairie de se prononcer sur l'établissement d'un parc régional pour Saint-Jean-Vianney.




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