Pas d'âge pour s'initier au lancer à la mouche

Romain Tremblay, vice-président régional de l'Association québécoise des... (Le Progrès, Jeannot Lévesque)

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Romain Tremblay, vice-président régional de l'Association québécoise des retraités des secteurs publics et parapublics, estime que le lancer à la mouche a aussi un aspect thérapeutique.

Le Progrès, Jeannot Lévesque

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Il n'y a pas d'âge pour apprendre, se remettre à la pêche ou encore parfaire sa technique.

Romain Tremblay, vice-président de la section régionale de l'Association québécoise des retraités des secteurs publics et parapublics (AQRP) , qui comprend le Saguenay et la Côte-Nord, donne des cours de lancer à la mouche depuis une quinzaine d'années. Le passionné de pêche a eu l'idée de proposer ce type de cours aux retraités après avoir reçu une demande d'une dame de 86 ans.

« Il y a des cours de pêche à la mouche qui sont maintenant offerts aux militaires qui souffrent d'un syndrome post-traumatique. Ça a commencé aux États-Unis il y a environ un an, et ça s'en vient au Canada. Je me suis dit que s'il y a des vertus pour les militaires, il y en a aussi pour les personnes âgées », a expliqué M. Tremblay, rencontré cette semaine à l'occasion du premier cours qu'il donnait à des retraités.

Trois élèves, dont deux quinquagénaires, ont pris part au cours de trois heures donné sur le grand terrain de sa résidence située en bordure de la rivière Caribou, à Canton-Tremblay.

Pour Guy Girard et Roger Bellavance, tous deux de Chicoutimi, c'était l'occasion de renouer avec ce sport qu'ils ont déjà pratiqué à quelques reprises, sans être pour autant des mordus de pêche.

Après un bref cours théorique, les élèves pratiquaient leur lancer sur le terrain sous les instructions et l'oeil attentif de leur professeur, avant de s'exercer sur la rivière. Le mouvement linéaire en quatre temps demande de la précision, autant pour la traction que la propulsion, afin d'obtenir la précision requise pour propulser la soie à l'endroit souhaité.

Amoureux de la nature

Guy Girard, 83 ans, natif d'Alma, a toujours été un amoureux de la nature. « J'ai fait un voyage de pêche au saumon en Gaspésie, a-t-il expliqué pour justifier son regain d'intérêt pour la pêche. [...] Et comme le dit notre ami Romain, il faut trouver des formules à notre âge pour demeurer actif ! »

Roger Bellavance souhaitait pour sa part suivre ce cours pour parfaire sa technique. « Je me débrouillais tout seul, je n'avais pas de technique en fait, a indiqué l'homme de 86 ans en riant, avant de lancer sa ligne à l'eau. Si j'ai le temps, je vais pratiquer la mouche à mon chalet sur la rivière Chicoutimi, c'est une rivière où il y a beaucoup de monde, mais qui n'est pas beaucoup pêchée. »

Un art

La pêche à la mouche est un art qui permet de découvrir un tout autre type de pêche. « C'est une pêche active, en symbiose avec la nature, a expliqué M. Tremblay. Ça demande de la concentration. Si le poisson monte, c'est que tu l'as provoqué. Il y a un sentiment de réussite, et c'est ce qui fait, je crois, que ça peut avoir un aspect thérapeutique. »

Apprendre demeure important pour rester actif et éveillé, peu importe l'âge, estime celui qui a passé sa carrière comme enseignant d'éducation physique à la polyvalente Charles-Gravel de Chicoutimi-Nord. « L'âge ne doit pas empêcher d'apprendre. Il faut s'intéresser à de nouvelles choses dans la vie », a-t-il insisté.

Les personnes intéressées à suivre un cours de lancer à la mouche, qui inclut théorie, pratique et prêt de matériel, pour 100 $, peuvent contacter Romain Tremblay au romaintr@hotmail.com.




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