Négociations de l'ALENA: Richard Garneau inquiet

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Le Canada et les États-Unis font face obstacle majeur à une entente sur le bois d'oeuvre.

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« Le papier surcalandré, on ne s'en soucie pas encore assez », déplore le président de Produits forestiers Résolu (PFR), Richard Garneau.

Tout comme pour le bois d'oeuvre, d'importantes taxes sont exigées par le gouvernement américain pour les importations de ce produit sous prétexte d'une compétition déloyale. Elles sont d'environ 17 % pour PFR et touchent les usines de Kénogami et Dolbeau dans la région. Depuis le début du conflit commercial, l'entreprise indique avoir versé 45 M$ en dépôt pour le papier surcalandré envoyé aux États-Unis. « La situation est tellement grave que le député de Chicoutimi-Le-Fjord Denis Lemieux est venu nous voir, mais on n'a pas toujours pas d'aide supplémentaire du gouvernement fédéral », ajoute M. Garneau.

Mercredi, les discussions pour renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) ont commencé. La révision du mécanisme de règlement des litiges commerciaux, connu sous le nom de « chapitre 19 », sera délicate. Il a souvent donné raison au Canada et les États-Unis veulent le supprimer.

« Il est encore trop tôt pour commenter, croit Richard Garneau. Quand il y a un éléphant dans la pièce, on observe pour ne pas se faire écraser. J'espère que le gouvernement canadien va se battre pour que le chapitre 19 ne soit pas dilué, et qu'il soit même renforcé pour assurer une neutralité absolue des tribunaux. »

L'usine d'Alma de Résolu risque aussi dans les prochains mois de se faire imposer des droits antidumping. La compagnie Norpac a déposé une plainte récemment au département du Commerce américain.

« C'est un autre exemple pourquoi le chapitre 19 est si important, insiste Richard Garneau. On est devenu habitué des plaintes. Ça va être long et pénible, mais on va se battre et gagner. »

Paradis interpelle le gouvernement

Le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est André Paradis interpelle le gouvernement québécois pour que les compagnies forestières obtiennent « les garanties d'approvisionnement en bois nécessaires afin d'assurer la pérennité de leurs investissements ». Le maire de Saint-Henri-de-Taillon a fait parvenir son message par voie de communiqué jeudi. Il se dit également très préoccupé pour l'industrie forestière sur le territoire de la MRC, où il compte 500 travailleurs dans les scieries. « Les entreprises du secteur, soucieuses de leur environnement, doivent, pour demeurer compétitives, investir dans la modernisation des équipements et dans la recherche de nouveaux produits, fait-il valoir. Toutefois, pour supporter ses investissements, l'industrie a besoin de garanties d'approvisionnement, soit les volumes nécessaires au maintien et à la création d'emplois. »




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