Pas une surprise pour Josée Néron

Josée Néron affirme que le départ de Jean-Pierre Blackburn... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Josée Néron affirme que le départ de Jean-Pierre Blackburn correspond aux informations qui circulent sur le terrain à l'effet que la bisbille règne au sein du parti fondé par Jean Tremblay.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La décision de Jean-Pierre Blackburn de quitter le navire du Parti des citoyens de Saguenay (PCS) ne surprend pas la chef de l'opposition à l'hôtel de ville et chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron.

Réagissant à l'annonce de M. Blackburn, Mme Néron affirme que ce départ correspond aux informations qui circulent sur le terrain à l'effet que la bisbille règne au sein du parti fondé par Jean Tremblay. Selon elle, il est clair que M. Blackburn a eu peine à établir son leadership au sein de l'organisation politique. Elle relève un extrait du communiqué de presse où M. Blackburn affirme que le PCS ne peut être le parti d'un successeur, tant son ascendant et sa personnalité transcendent au sein de l'organisation. Selon elle, il est clair que M. Blackburn n'avait pas les coudées franches dans un parti où tout est fait en catimini avec la participation d'une poignée d'élus et de non élus. « On peut se poser la question à savoir si M. Blackburn aurait fait la même chose si les sondages l'avaient porté en avance. Il s'est fait offrir la mairie sur un plateau d'argent en demeurant connecté sur le régime. Il avait le mandat de devenir un chef en misant sur une gestion d'équipe. Visiblement, il n'a pas su l'atteindre », soutient Mme Néron.

Mme Néron croit qu'en devenant chef du PCS, M. Blackburn a été en mesure d'être aux premières loges pour voir de l'intérieur le grenouillage politique qui s'exerce au sein du parti sous la houlette de Jean Tremblay et de son compagnon de la première heure, Ghislain Harvey. La chef de l'ERD ajoute que la population n'est pas dupe des changements annoncés et croit que le départ de M. Blackburn fait possiblement l'affaire de certains ténors qui aimeraient mettre en place quelqu'un d'autre.

Mme Néron se demande même si le PCS va survivre au départ de son chef puisque celui qui aura à prendre la tête de l'organisation ne pourra partager la tâche de maire de Saguenay, advenant son élection, tout en étant affecté à une autre occupation. 

Le départ du chef du PCS ne devrait pas affecter le plan de campagne de l'ERD, affirme Mme Néron, puisque les candidats sur le terrain ont pour objectif de faire connaître et d'expliquer le programme électoral élaboré avec la participation des citoyens et des membres de l'ERD depuis quatre ans.

Le candidat indépendant Jacques Fortin... (Archives Le Quotidien, Yohann Gasse) - image 2.0

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Le candidat indépendant Jacques Fortin

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Jacques Fortin

(Katerine Belley-Murray) - La décision prise par Jean-Pierre Blackburn a surpris le candidat Jacques Fortin, mais a aussi confirmé son idée que le prochain maire doit être indépendant. « Au municipal, il faut que les gens soient indépendants. On vient régler les problèmes du monde. C'est très terre à terre. Les lignes de partis n'ont pas leur place. »

Jacques Fortin affirme que dès qu'il a entendu parler pour la première fois que Jean Tremblay voulait mettre en place le Parti des citoyens de Saguenay, il était contre l'idée. « Les citoyens de Saguenay n'ont jamais voulu de partis. Pour être un bon conseiller municipal, il faut être proche des citoyens, régler les problèmes de chacun. Il ne faut pas respecter une ligne à la grandeur de la Ville ! Ce dont on a besoin à Saguenay, c'est d'un maire indépendant. »

Le candidat indépendant Arthur Gobeil... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 3.0

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Le candidat indépendant Arthur Gobeil

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Arthur Gobeil

(Denis Villeneuve) - Invité à commenter la décision de M. Blackburn, le candidat indépendant Arthur Gobeil se dit conforté dans sa décision de s'être présenté comme candidat à la mairie.

Selon lui, le concept des partis politiques sur la scène municipale fait en sorte qu'indéniablement, il y aura des confrontations au sein de la table du conseil puisque la majorité voudra favoriser ses conseillers élus, ce qui est malheureux. Il ajoute que le maire Tremblay a gouverné comme s'il existait un parti politique parce que des gens ont développé des affinités avec lui, adhéré à sa philosophie et ont été entraînés dans sa voie. « Je revendique de donner la parole à tous les élus autour de la table », affirme M. Gobeil.

Ce dernier croit en ses chances de devenir maire de Saguenay puisque le programme qu'il entend présenter à la population sera axé sur la transparence et l'indépendance des élus. M. Gobeil ajoute que Saguenay a besoin d'élus qui sauront créer de la richesse pour la Ville afin de hausser l'assiette de taxation municipale et les revenus de la Ville. « J'ai une vision totalement différente de ce que je vois chez mes adversaires. Promettre n'importe quoi n'est pas ma façon de faire de la politique ».

Selon lui, le départ de M. Blackburn aura des conséquences importantes sur le déroulement de la campagne électorale, mais il est clair, selon lui, que les citoyens de Saguenay veulent du changement autour de la table du conseil municipal.




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