Les paramédics demandent l'appui de la population

Les paramédics cesseront de remplir les formulaires nécessaires... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Les paramédics cesseront de remplir les formulaires nécessaires à la facturation pour augmenter la pression économique sur les entreprises. Ils refuseront de plus d'effectuer le transport des patients à l'intérieur des établissements en dehors de circonstances exceptionnelles.

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Les paramédics du Saguenay-Lac-Saint-Jean affiliés à la CSN demandent à la population de les soutenir. En grève générale depuis la semaine dernière, ils demandent aux gens de refuser de signer un formulaire permettant aux établissements du réseau de la santé de contourner les moyens de pression.

La grève a débuté en mars dernier et les syndiqués du secteur préhospitalier constatent aujourd'hui que les négociations n'ont pratiquement pas avancé. Le syndicat a donc pris la décision de renouveler la grève en renforçant la liste des services essentiels pour augmenter les impacts sur les employeurs et le gouvernement.

Les paramédics cesseront donc de remplir les formulaires nécessaires à la facturation pour augmenter la pression économique sur les entreprises. Ils refuseront de plus d'effectuer le transport des patients à l'intérieur des établissements en dehors de circonstances exceptionnelles.

« Nous constatons malheureusement que le CIUSSS tente de miner nos efforts en faisant signer des formulaires de consentement spéciaux aux personnes que nous transportons à l'hôpital, ce qui a pour effet d'aider les entreprises à poursuivre la facturation », dénonce le président du Syndicat des paramédics du Saguenay-Lac-Saint-Jean Nord FSSS-CSN, Martin Harvey

Ce dernier poursuit en mentionnant que le fait de poser ce geste n'aura aucun impact sur les services qu'ils recevront. « Ce petit geste n'aura aucun impact sur les services auxquels ils ont droit, mais constituera un appui important pour nous, car il est évident que nos employeurs n'entendront raison que dans la mesure où nos moyens de pression ont leur pleine efficacité. »

Le problème des horaires de travail est au coeur du litige entre les employeurs et la CSAQ, l'association qui regroupe les entreprises qui détiennent les permis d'ambulance au Québec. Selon le président du syndicat, les horaires toujours appliqués avaient été instaurés au début des années 1980, alors que les services ambulanciers québécois faisaient face à une importante pénurie de main-d'oeuvre.

Il existe toujours dans le système préhospitalier québécois des horaires de travail qui obligent un paramédic à répondre à des appels d'urgence pendant une période de 160 heures consécutives. Dans les milieux où des horaires dits « à l'heure » sont en vigueur, le syndicat dénonce un manque de ressource pour faire le travail.

« Il faut que le ministère de la Santé et des Services sociaux prenne la situation au sérieux, car pour nous, il n'est pas question de remettre les solutions à plus tard, encore une fois. Dans le cadre des négociations, nous avons présenté des solutions concrètes aux employeurs ainsi qu'au CIUSSS et au ministre Gaétan Barrette. Cela fait plus de 30 ans que le problème perdure, cela doit se terminer maintenant » a conclu le président Martin Harvey.




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