Retour réussi pour Valaire

Fredy V. et Luis Clavis, chanteurs au sein du... (Michel Tremblay)

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Fredy V. et Luis Clavis, chanteurs au sein du groupe Valaire, n'ont eu aucune peine à mobiliser les spectateurs samedi soir, lors d'un spectacle présenté dans le cadre du Festival international des Rythmes du Monde.

Michel Tremblay

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Daniel Coté
Le Quotidien

Deux soirs de suite sur la même scène, de la musique funk. Deux fois aussi, la même intensité, la même qualité dans le rendu. Et à chaque occasion, samedi comme vendredi, la réponse du public rassemblé au coin des rues Racine et Labrecque, à Chicoutimi, a représenté l'équivalent d'un plébiscite. Presque tous les votes sont allés du même bord et les bulletins blancs ont été rarissimes, une manière de dire que dans la foulée du groupe The Brooks, Valaire a fait groover pas mal de gens lors de son retour au Festival international des Rythmes du Monde.

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Valaire a fait groover pas mal de gens lors de son retour au Festival international des Rythmes du Monde.

Michel Tremblay

En plus de sa banque de classiques, le combo avait dans sa manche l'album Oobopopop, lancé à la fin de l'été 2016. À deux reprises, justement, on a vu se déployer un personnage gonflé d'air sur lequel était inscrit le nom de cet enregistrement. Il fallait voir le trompettiste jouer à genoux à côté de ce ballon aux airs de mascotte. Un trait d'humour parmi d'autres, mais qui ne doit pas fait oublier l'essentiel, soit le don de Valaire pour tricoter des pièces souvent complexes, à la manières de courtepointes, avec un pied dans le patrimoine et l'autre au 21e siècle, le tout sans jamais perdre de vue l'idée qu'elles doivent générer du plaisir.

Parce que c'est ce qui s'est produit et ce, très tôt dans la soirée. Alors que peu de gens se trouvaient devant la scène avant l'arrivée des musiciens, il a suffi que ceux-ci apparaissent pour que des jeunes sortent de partout, du bas de la ville, de la rue Labrecque, des craques dans l'asphalte. Et on a vite compris que ce public comprenait de véritables amateurs quand ils se sont mis à danser et encourager bruyamment la formation. «Il can feel it», a chanté Fredy V., ce qui décrivait bien l'état d'esprit général.

Fredy V. justement, a offert une performance remarquable en ce sens qu'il s'est promené entre les univers du funk et du hip-hop sans jamais trébucher, au contraire. Parfois, on aurait dit un émule de Marvin Gaye tant il y avait du feeling dans sa voix, alors qu'à d'autres moments, il laissait filtrer une tension bien de notre époque en empruntant un phrasé saccadé, proche du ton de la revendication. Peu importe l'avenue empruntée, toutefois, le public se faisait fort de l'appuyer, ainsi qu'il l'a démontré sur l'un des sommets de la soirée, «By My Side».

Les gens ont chanté avec Fredy V. et ses camarades, qui ont abordé ce titre à pas de loup, en revêtant des habits soul qui leur allaient pas mal bien. Puis, il y a eu une sorte de crescendo, le versant givré de l'affaire qui a transformé la rue en piste de danse, la boule disco en moins. Ce n'est pas pour rien que cette composition fut l'une des plus applaudies. Elle avait quelque chose de diabolique, le grain de folie dont on ne soupçonne pas l'existence au début et pour lequel il n'existe aucun antidote.




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