Spectacles intimes sous le toit croche au FIRM

«La pluie? Quelle pluie?» C'est la question qu'aurait... (Michel Tremblay)

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«La pluie? Quelle pluie?» C'est la question qu'aurait pu poser Dominique Hudson, alors qu'il s'apprêtait à chanter à la Place du Citoyen dans le cadre du Festival international des Rythmes du Monde. Ce spectacle donné samedi après-midi fut le premier d'une série de deux pour l'interprète, puisqu'il était également à l'affiche en soirée, sur la grande scène dressée au coin des rues Racine et Bégin.

Michel Tremblay

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Daniel Coté
Le Quotidien

Maintenant, on sait à quoi sert le toit croche de la Place du Citoyen. Quand il tombe des cordes comme ce fut le cas samedi après-midi, il permet à des dizaines de personnes, peut-être plus d'une centaine, d'assister à des spectacles en toute sérénité. C'est ainsi que quelques invités du Festival international des Rythmes du Monde, notamment Labess et Dominique Hudson, ont pu présenter leurs chansons dans un cadre à la fois intime et convivial.

Tout comme Dominique Hudson, Labess a passé une... (Michel Tremblay) - image 1.0

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Tout comme Dominique Hudson, Labess a passé une partie de l'après-midi à la Place du Citoyen, où il régnait une atmosphère particulièrement conviviale en dépit du temps maussade.

Michel Tremblay

Des chaises avaient été alignées devant la petite scène et toutes étaient occupées aux alentour de 15h 30, pendant que Labess complétait son tour de chant en compagnie d'un ami guitariste. Il y avait même des gens debout derrière, alors qu'ailleurs au centre-ville de Chicoutimi, c'était aussi désert que sur la tête d'un chauve.

C'était la première fois que le festival investissait ce lieu et il a montré un potentiel intéressant dans un contexte qui n'était pourtant pas idéal. Or, peut-être en raison de la pluie, on a senti que le public et les artistes formaient un tout. Même si les pièces interprétées n'étaient pas familières, les spectateurs ont apprécié leurs accents un brin latins, un brin gitans, ainsi que l'énergie produite par les deux guitares (en incluant celle du chanteur). Ils étaient vraiment attentifs.

Le passage de Labess a été couronné par une image poétique, alors qu'il a répété «Je veux du soleil» pendant qu'une femme dansait à l'extérieur de la zone protégée, en face d'un jeu gonflable, en se souciant de la pluie comme d'une guigne. Si c'était sa façon de narguer les éléments, elle a fonctionné, puisque les conditions se sont améliorées par la suite.

Ça tombait bien en raison de la popularité de Dominique Hudson, chargé de fermer les livres à la Place du Citoyen en attendant de se produire sur la grande scène de la rue Racine en fin de soirée. Seul comme un grand, guitare en mains, le grand bonhomme a attiré tant que gens que les derniers n'étaient pas protégés par le toit quand il a ouvert avec Les sunlights des Tropiques.

Comme tous les titres livrés pendant les 30 minutes qui ont suivi, le rythme a été soutenu, tandis que les paroles donnaient envie de paresser à l'ombre d'un cocotier. «Maintenant, on se pratique pour ce soir», a proposé l'artiste avant de s'attaquer à Danza, l'un de ses succès. Une nuée de voix majoritairement féminines se sont alors élevées, criant «Danza» à répétition au fil de l'interprétation.

«Il est quatre heures et Chicoutimi est en feu», a constaté Dominique Hudson. Il ne pouvait choisir une expression plus appropriée, eu égard à l'apparition d'un homme en camisole, coiffé d'un casque de pompier en plastique. Comme il tenait bien haut une affiche sur laquelle étaient inscrits les mots «Je me marie», le chanteur lui a fait cadeau d'un classique de Sacha Distel, L'incendie à Rio.

«Pendant ce temps-là, à la caserne, on entend les pompiers crier», ont chanté les spectateurs avec la même spontanéité que s'ils s'étaient trouvés dans un party de bureau. Cette atmosphère bon enfant s'est maintenue jusqu'à toute fin, ou plutôt les deux fins, puisque Dominique Hudson n'a pas pris congé du public après Hasta Luego, tel qu'annoncé.

«Ça me tente pas de m'en aller tout de suite», a-t-il confié, ce qui a permis à ses fans de savourer un dernier hymne, Allez Allez!. Bras dans les airs, accompagnant l'artiste même si les mots déboulaient, ils étaient maintenant prêts pour le second rendez-vous de la journée. «N'oubliez pas que le spectacle est à neuf heures et demie. On prend les présences», a conclu Dominique Hudson avec humour.




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