Des faucons pèlerins sur les parois du Saguenay

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Des faucons pèlerins, comme celui sur cette photo, ont été aperçus dans la région.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Après le signalement en juin d'un couple de cygnes trompettes, baignant dans le secteur du bassin de Canards illimités dans le secteur de Saint-Fulgence, voilà que les amateurs d'ornithologie notent la présence de deux couples de faucons pèlerins sur les parois abruptes du Saguenay. Une présence qui peut être associée aux efforts de réintroduction de cette espèce de rapace menacée.

Interrogé afin de savoir si d'autres espèces d'oiseaux pourraient réapparaître en plus grand nombre dans les prochaines années, Germain Savard, un ornithologue amateur oeuvrant au département de biologie de l'Université du Québec à Chicoutimi, prédit effectivement le retour des faucons pèlerins. Ce grand rapace aime nicher sur les falaises abruptes ou sur des édifices élevés. Au Saguenay, deux couples ont installé leurs pénates à moins de deux kilomètres du pont Dubuc. 

Selon les explications fournies, il a été établi que le faucon pèlerin a été considéré comme une espèce en danger en raison de l'utilisation massive de DDT, un insecticide, entre autres, dans le domaine agricole.

Doté d'une excellente vision, même en période sombre, le faucon pèlerin peut atteindre une vitesse en piqué jusqu'à 300 km/h lorsqu'il fonce pour s'abattre sur sa proie. 

Cygnes trompette

Effectuant un retour sur la présence de cygnes trompette à Saint-Fulgence, M. Savard explique que ces grands oiseaux ont recommencé à fréquenter les marais de l'Abitibi de façon sporadique pendant la période de mue de leurs plumes, un laps de temps d'environ un mois où ils ne peuvent s'envoler. Avec leur maturité sexuelle qui est atteinte après trois ou quatre ans, ces cygnes ont fini par nicher dans le paysage abitibien, assurant ainsi une réimplantation définitive. En 2008, un couple avait été observé à Alma, se reposant sur les eaux de la rivière Grande Décharge, selon ce que rapportait le journal Le Lac-Saint-Jean.

M. Savard ajoute que les populations de cygnes trompettes ont augmenté dans l'Ouest canadien après 30 ans d'efforts pour faciliter leur réimplantation, un phénomène qui s'étend vers l'est du pays.




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