Des agriculteurs réclament une aide de l'État

Les copropriétaires de Potager Grandmont, Philippe Legault et... (Photo Le Quotidien, Katerine Belley-Murrray)

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Les copropriétaires de Potager Grandmont, Philippe Legault et Mylène Boily, le président du syndicat local de l'UPA, Éric Girard, le député Alexandre Cloutier ainsi que le producteur agricole Sylvain Boily ont tenu un point de presse à la ferme Boily d'Hébertville-Station.

Photo Le Quotidien, Katerine Belley-Murrray

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Mylène Boily et Philippe Legault ont acheté Potager Grandmont il y a un mois. C'était une entreprise florissante, avec 35 employés et une production diversifiée. Sauf qu'aujourd'hui, la compagnie n'embauche plus que dix travailleurs. Lorsque la grêle est tombée, vendredi, les champs ont été ravagés. La production, anéantie. En compagnie du député Alexandre Cloutier et d'autres producteurs, mardi, ils ont demandé au provincial et au fédéral de s'impliquer afin de venir en aide aux agriculteurs qui ont, comme eux, tout perdu.

« Nous récoltions depuis cinq jours. On devait récolter trois mois, ont expliqué Mme Boily et M. Legault, en marge d'un point de presse tenu à Hébertville-Station. La saison est perdue en entier parce qu'il est trop tard pour replanter. »

Au-delà de 90 % de la production de Potager Grandmont de Saint-Gédéon est perdue. Seule consolation, l'entreprise possède aussi un champ à Métabetchouan qui, lui, n'a pas été touché.

« Nous avons 15 travailleurs étrangers qui doivent retourner au Guatemala. D'autres entreprises étaient intéressées par leurs services, mais en raison des visas, ça prenait six semaines de délai pour qu'ils puissent aller dans une autre compagnie ! Nos autres employés n'ont même pas fait assez d'heures pour avoir du chômage », a mentionné Mylène Boily.

Les deux entrepreneurs étaient assurés, mais une partie de leur production, comme la gourgane, n'est tout simplement pas assurable.

Les producteurs rencontrés mardi estiment que 200 kilomètres carrés de terres agricoles ont été ravagés par la grêle. « Ça part des plages de Saint-Gédéon pour se rendre jusqu'à l'embouchure du lac Kénogami, a constaté Sylvain Boily, copropriétaire de la Ferme Boily d'Hébertville-Station. Des béquilles, on en a. Je suis assuré, mais ça ne suffit pas. Si ton auto est brisée par la grêle, ils te la réparent. Ça ne fonctionne pas comme ça dans le domaine agricole. J'ai des confrères qui ont arrêté de s'assurer parce qu'ils en avaient leur ost... de voyage des assurances. Il y a des compagnies qui ne passeront peut-être même pas au travers. »

Les champs atteignaient six pieds avant d'être ravagés.... (Photo Le Quotidien, Katerine Belley-Murrray) - image 2.0

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Les champs atteignaient six pieds avant d'être ravagés.

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Une ressource

Les personnes présentes mardi ont demandé au gouvernement provincial de nommer une ressource qui serait responsable des réclamations et des dossiers. « C'est une zone sinistrée ici, a affirmé le député Alexandre Cloutier. Ce n'est pas vrai que c'est la Financière agricole qui peut régler ça. Ce n'est pas aux agriculteurs à faire les frais de la tempête. Il y a plus de 50 producteurs directement touchés.''

Le président local de l'UPA, Éric Girard, veut profiter de la visite dans la région du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, pour lui montrer l'étendue des dommages. « C'est une catastrophe. On parle de souveraineté alimentaire, d'achat local. C'est le temps de mettre de l'argent. Quand Bombardier a eu un problème, elle a eu un milliard comme ça, a-t-il dit en claquant des doigts. On ne demande pas un milliard ; on veut que les premiers ministres viennent nous voir. »

La région compte 1200 entreprises agricoles, a rappelé Éric Girard.




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