La communauté anglicane se souvient

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La cérémonie a été inaugurée par la parade de vétérans des différentes Légions du Saguenay.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Quelques membres de l'ancienne paroisse anglicane de Kénogami se sont rappelé la mémoire de leurs ancêtres, jeudi matin, lors d'une cérémonie de dévoilement d'une plaque commémorative à laquelle ont participé Mgr Bruce Myers, évêque du Diocèse anglican de Québec, accompagné du lieutenant-colonel Jared Penney de la Base de Bagotville ainsi que du consul honoraire de la Finlande, Henri Grondin. La cérémonie avait lieu au cimetière anglican-protestant St-Andrey-St-James ayant pignon sur la rue de Montfort.

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Il est dans la tradition de l'Église anglicane de se souvenir des ancêtres présents dans les cimetières malgré le fait que la paroisse anglicane de Kénogami ait fermé définitivement les livres en 2005 après dix années d'inactivité.

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Le petit cimetière inauguré en 1912 dans lequel on retrouve environ 380 sépultures renferme les corps de personnes venues de quinze pays dans le monde ayant contribué à la construction de la région en tant que travailleurs sur les grands chantiers de Price Brothers au début des années 1900, Alcoa dans les années 20 ou encore des militaires s'étant enrôlés pendant les deux guerres mondiales.

La cérémonie, inaugurée par la parade de vétérans des différentes Légions du Saguenay, est l'initiative de longue date de Margaret Mitchell, une Gaspésienne dont le grand-père et les parents sont enterrés à Kénogami. 

En entrevue, Mme Mitchell explique qu'il y a une dizaine d'années, elle s'était déplacée dans la région pour se recueillir sur la tombe de ses ancêtres et s'était désolée de l'état du cimetière. « On avait constaté que le cimetière était en désordre et c'est depuis ce temps qu'on travaille pour l'améliorer avec l'embauche de Roger Morel qui est le responsable du cimetière », affirme Mme Mitchell.

La dame explique que le cimetière aménagé sur un terrain donné par la compagnie Price a accueilli les premières sépultures vers 1912. « C'est ce que nous indiquent les dossiers contenant les noms des personnes enterrées, mais certains dossiers ont été perdus. On ne sait pas où ils sont enterrés », affirme Mme Mitchell. Elle ajoute que le cimetière est le dernier lieu de repos de citoyens d'une quinzaine de nationalités, dont des Finlandais, Néo-Zélandais, Australiens, Russes, Ukrainiens, Bulgares, Anglais et Écossais, tous des gens de différentes confessionnalités venus construire Kénogami et l'Amérique pour s'y enrichir. Certains sont morts dans la région à la suite d'accidents, de maladies ou de vieillesse après s'être installés définitivement ici.

En entrevue, Mgr Myers a mentionné qu'il est dans la tradition de l'Église anglicane de se souvenir des ancêtres présents dans les cimetières malgré le fait que la paroisse anglicane de Kénogami ait fermé définitivement les livres en 2005 après dix années d'inactivité. « Nous célébrons aujourd'hui un bel exemple de la façon dont on peut garder le souvenir de nos défunts même quand la paroisse est fermée depuis deux décennies grâce au travail des bénévoles. On conserve un héritage de cette ville et de cette région. »

La présence de sépultures des membres des Forces armées canadiennes a été l'occasion pour le lieutenant-colonel Penney de déposer des drapeaux canadiens sur les tombes de ces soldats et pilotes ayant pour noms McDougall-Fisher, Mitchell, Frost, Frank, Hollands.

La cérémonie a pris fin avec le passage à deux reprises de deux avions CF-18 de la Base de Bagotville en basse altitude.




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