Rio Tinto: Blackburn espère des investissements

Le candidat à la mairie de Saguenay, Jean-Pierre... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Le candidat à la mairie de Saguenay, Jean-Pierre Blackburn (PCS), est entouré des candidates Hélène Tremblay (district 7) et Caroline Sainte-Marie (district 8) qui piloteront le dossier du projet du nouveau pont à Saguenay.

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Une décennie après la vente d'Alcan à l'entreprise internationale Rio Tinto, Jean-Pierre Blackburn souhaite que les projets d'investissement au Saguenay-Lac-Saint-Jean se concrétisent.

Dans le cadre d'un point de presse concernant son sixième engagement comme candidat à la mairie de Saguenay (lire autre texte), M. Blackburn a été questionné sur l'anniversaire de la vente de l'un des fleurons de notre économie.

En 2007, M. Blackburn se trouvait au sein du gouvernement de Stephen Harper. Il était député de Jonquière et occupait les postes de ministre du Travail et ministre de Développement économique Canada.

« Nous sommes 10 ans après. Rio Tinto est encore chez nous. Je comprends que les gens peuvent dire que si ça avait été Alcan, qu'il y aurait des choses de plus. On peut penser que... Mais la réalité économique est la même pour les entreprises partout dans le monde. »

« Pour nous, la compagnie est encore présente. Ce que je souhaite, c'est qu'elle fasse ses investissements pour la deuxième phase de l'AP60. Nous sommes dans ce contexte-là et cela fait partie de nos souhaits pour le futur lorsque l'on veut projeter Saguenay vers l'avant », a-t-il ajouté. 

Difficile de s'opposer

Jean-Pierre Blackburn croit qu'il aurait été difficile pour le gouvernement canadien de s'opposer à la transaction faisant passer Alcan à Rio Tinto, surtout que le gouvernement du Québec était d'accord.

« Dès que tout cela a fait partie de l'actualité, je suis intervenu auprès de mon collègue Jim Prentice (ministre de l'Industrie) et je l'avais informé des craintes dans notre population sur cette transaction, car elle était assez mal reçue », se souvient Jean-Pierre Blackburn.

« Il a analysé le dossier et a estimé que c'était dans l'intérêt du Canada que la transaction ait lieu. Nous avons fait nos devoirs. En plus, un élément qui était important à l'époque, c'est que le gouvernement du Québec était en accord avec la transaction. Ça venait clore le dossier », note l'ancien député fédéral.

Il se souvient que les gouvernements avaient tout de même posé quelques exigences auprès de la compagnie Rio Tinto. Il était notamment question de conditions sur le siège social et sur des investissements.

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Il s'agit du sixième engagement de la campagne électorale du chef du Parti des citoyens de Saguenay.

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Une étude d'opportunité pour un nouveau pont

S'il est élu, le candidat à la mairie de Saguenay Jean-Pierre Blackburn demandera au gouvernement du Québec de réaliser une étude d'opportunité pour la construction d'un nouveau pont afin de relier les deux rives de Saguenay.

Il s'agit du sixième engagement de la campagne électorale du chef du Parti des citoyens de Saguenay. 

« Il faut prendre position et agir maintenant afin d'être en mode proaction le moment venu. C'est cet engagement que notre équipe prend aujourd'hui », de noter M. Blackburn.

Questionné sur ceux qui diraient qu'il prend l'idée du conseiller municipal Marc Pettersen, le candidat convient qu'il y a toujours eu des initiatives de citoyens ou de conseillers municipaux. 

« Ce sont de bons gestes qui ont permis à des projets futurs de se réaliser. Il a déjà fait signer une pétition et il l'a présentée à l'Assemblée nationale. Mais il n'y a pas eu de suite. Notre geste d'aujourd'hui, sans égard au contenu des pétitions, permet de se positionner comme candidat à la mairie. Il faut voir ce projet sur un horizon de 10 ans », indique M. Blackburn, précisant que l'étude d'opportunité n'a jamais été demandée.

Cette étude permettra d'analyser le développement des autres artères et les collectrices, les besoins des citoyens et des entreprises du territoire, du développement de la ville, celui des municipalités environnantes et l'implantation anticipée de grandes entreprises sur le territoire et en amont et le flot de circulation relié à leurs activités.

Avec Ottawa

Le candidat à la mairie entend même faire des démarches auprès du gouvernement canadien pour inscrire le tracé à titre de route nationale par le prolongement de la route 175 ou de l'autoroute 70. Cette reconnaissance permettrait de séparer les coûts de construction du lien entre Québec et Ottawa, comme ce fut le cas pour la route dans la Réserve faunique des Laurentides.

« Nous ne savons pas où va passer le futur pont, mais il va connecter avec la 175 ou la 70. Si Ottawa nous aidait, ça faciliterait les choses. Et fiez-vous sur moi, je connais assez bien la politique, surtout fédérale, et je sais que ces actions-là, en provenance des élus municipaux, viennent aider les gouvernements à prendre des décisions », note Jean-Pierre Blackburn.

La candidate de Chicoutimi-Nord, Hélène Tremblay, précise que cet engagement est plus qu'une idée politique. 

« Je me présente, car les choses n'avancent pas assez vite. Les étoiles s'alignent et nous avons les individus en place pour faire avancer le projet. On va arriver avec quelque chose de solide. Je ne lâcherai pas. Lorsque je mords quelque chose, je ne lâche pas. »

« Ce nouveau pont, c'est pour la sécurité des citoyens. Il ne faut pas retourner avant 1933 alors que chaque fois qu'on traversait le pont, on implorait la croix de Sainte-Anne pour ne pas qu'il arrive quelque chose. Aujourd'hui, s'il arrive quelque chose, quelles sont nos alternatives ? Nous sommes à établir notre argumentaire. On a laissé urbaniser les villes environnantes et il faut répondre à la demande », a précisé Mme Tremblay.

Le conseiller municipal Marc Pettersen... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 3.0

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Le conseiller municipal Marc Pettersen

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Un air de déjà-vu pour Pettersen

Le conseiller municipal Marc Pettersen se réjouit que le candidat à la mairie de Saguenay, Jean-Pierre Blackburn, s'intéresse enfin à un nouveau pont sur le Saguenay, mais il doute de sa véritable intention d'appuyer le projet.

Dans un courriel envoyé au Quotidien, M. Pettersen n'a pas paru surpris qu'un candidat s'approprie cette idée. Mais il a comme une impression de déjà-vu.

« Grosse nouvelle à matin que Jean-Pierre Blackburn fasse du nouveau pont une de ses priorités. C'est drôle, je me fermais les yeux en lisant le communiqué et c'était comme si c'était moi qui avais écrit ça », mentionne M. Pettersen. 

« Le seul problème, c'est qu'il a été ministre fédéral pendant presque 10 ans et ça n'a jamais été sa priorité au niveau régional. Bien content qu'il prenne enfin position après 10 ans de silence radio. Mais permettez-moi d'être sceptique quant à son intention de véritablement appuyer ce projet. Je ne vois là qu'un opportunisme crasse, propre à un politicien qui va s'accrocher à n'importe quoi pour gagner un vote », ajoute le conseiller sortant de Chicoutimi-Nord. 

Marc Pettersen espère que les citoyens de la rive nord et de la ville ne sont pas dupes face à ce voeu pieux, pendant que lui et Simon-Olivier Côté travaillent pour faire signer une pétition.

« Nous avons 6000 signatures et nous voulons continuer à en recueillir jusqu'en mai 2018 au moment de la prochaine élection provinciale. J'ai même entrepris des discussions avec un de mes amis au cabinet du ministre fédéral des Transports Marc Garneau et une rencontre devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année », écrit le conseiller indépendant.

« Pour Simon-Olivier et moi, ce n'est pas un engagement éphémère destiné seulement à séduire l'électorat », conclut-il.




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