L'expérience positive de l'Écolo-sac

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Laurence Emerit et Claude Heuzé avaient lancé en 2005 depuis Saint-Honoré l'Écolo-sac.

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Pascal Girard
Le Quotidien

Lundi se déroulait un peu partout sur la planète la Journée mondiale sans sacs de plastique. Pour souligner l'événement, Le Quotidien a contacté Claude Heuzé qui avait lancé un projet novateur de sacs réutilisables à Saint-Honoré en 2005.

Il y a plus de dix ans, Claude Heuzé et sa conjointe Laurence Emerit voulaient se servir de leur projet de sacs réutilisables entièrement conçus au Québec pour faire la promotion du développement durable. Même si la vente de sacs s'est arrêtée en 2009, Claude Heuzé, estime avoir fait avancer les mentalités avec le bébé de Criteria Conseil. Le sac se vendait autour de 4-5 $, contrairement aux concurrents qui se détaillaient à 1 $.

« Criteria Conseil est parvenu au Québec à réaliser une expérience positive pendant quelques années », a-t-il reconnu depuis la région de Montréal, où ils sont installés depuis quelques années.

Au départ, l'Écolo-sac était distribué dans les IGA du Québec. L'entreprise était même en voie de s'étendre à l'État de New York et au Mexique, avec le même idéal de production locale. « Mais on a dû s'arrêter en 2009-2010. Avec la crise économique, on a été particulièrement touchés. On n'avait pas les commandes nécessaires », a-t-il raconté. Malheureusement, il avait été contacté quelques mois plus tard par IGA qui désirait d'autres sacs, jugeant que les sacs achetés en Chine n'étaient pas de qualité. Malheureusement, l'appel est venu trop tard.

Des changements

La situation a quand même évolué depuis une décennie. Le 1er janvier 2018, Montréal interdira les sacs de plastique sur son territoire. Denis Coderre avait confirmé en 2016 que les sacs de moins de 50 microns d'épaisseur seront interdits, ainsi que tous les sacs dits dégradables, peu importe l'épaisseur. Seuls les sacs minces utiles pour des questions d'hygiène, comme ceux pour emballer les légumes et les médicaments, seront épargnés. Du côté de la France, une loi est en vigueur sur tout le territoire depuis le 1er juillet 2016. La loi a éprouvé quelques problèmes de suivi, mais elle semble un succès.

« Les changements de mentalité, ça s'opère avec des petits pas », a enchaîné M. Heuzé, qui continue à proférer du support en conseil environnemental en plus d'être un enseignant en démarrage d'entreprise dans un centre de formation professionnelle.

L'ancien chercheur au Consortium de recherche sur la forêt boréale laisse entendre que l'Écolo-sac pourrait bien revivre. « On voudrait que quelqu'un reprenne les activités. Je pense que la situation a évolué dans le bon sens », a-t-il conclu.




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