Un pas dans la bonne direction, mais...

Mireille Jean... (Archives Le Progrès, Rocket Lavoie)

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Mireille Jean

Archives Le Progrès, Rocket Lavoie

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La députée péquiste de Chicoutimi, Mireille Jean, qui est également porte-parole de l'opposition en matière de condition féminine, estime que si l'annonce du gouvernement d'un budget de 80 millions de dollars sur cinq ans pour l'égalité entre les hommes et les femmes est un pas dans la bonne direction, il manque toutefois d'actions concrètes et rapides.

« L'inégalité entre les hommes et les femmes est un problème qui a des répercussions présentement. On la vit tous les jours. Alors on s'attend à ce que des actions concrètes soient appliquées directement, et non reportées dans quelques années », mentionne Mme Jean, lors d'une entrevue accordée au Progrès.

Elle mentionne que 50 millions $ avaient déjà été annoncés, et que la stratégie pour l'égalité des sexes n'a que 30 millions $ d'ajoutés à son budget.

« J'espère que le gouvernement va mettre l'argent le plus rapidement possible pour les actions sur le terrain. Il faut se rappeler que le Parti libéral a coupé dans plusieurs programmes qui agissaient directement, comme Chapeau les filles ! . J'espère qu'il va leur redonner leur financement, et même le bonifier. On nous dit que l'égalité entre les hommes et les femmes est une priorité pour le gouvernement, mais on se rend compte qu'il y a eu beaucoup de coupes dans les dernières années dans des organismes et des programmes qui agissaient sur cet enjeu », ajoute-t-elle.

Il est nécessaire également pour Mireille Jean que le public puisse voir à quel endroit les 80 millions accordés seront utilisés, et qu'un retour sur l'efficacité des programmes financés soit évalué chaque année.

Initiative saluée 

Par ailleurs, la députée salue l'initiative de la ministre Lise Thériault d'accorder une part de son budget aux cours d'éducation sexuelle pour les jeunes. « L'intention est là, mais on doit s'assurer que des actions seront posées également. Il faut que les acteurs de la société civile puissent prendre part à la création des programmes et que les enseignants aient une bonne formation avec un bon encadrement », poursuit Mme Jean.

Finalement, la députée péquiste trouve ironique que la ministre Lise Thériault qualifie sa stratégie de « féministe », alors qu'elle-même avait affirmé rejeter cette étiquette




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