Un cinquième feu chez Graphic Packaging

Un cinquième feu a été allumé à l'ancienne... (Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Un cinquième feu a été allumé à l'ancienne usine Graphic Packaging, dans la nuit de dimanche à lundi. Les pompiers s'efforçaient toujours d'éteindre le feu, lundi.

Le Quotidien, Michel Tremblay

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

L'ancienne usine Graphic Packaging, de Jonquière, foyer de cinq incendies survenus en quelques mois et tombeau d'un travailleur en mars dernier, commence à exaspérer le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui s'adressera à la direction régionale du ministère de l'Environnement afin d'analyser tous les recours possibles pour sécuriser les lieux.

À la suite du cinquième incendie, déclenché dans la nuit de dimanche à lundi, ayant nécessité l'intervention des pompiers de Saguenay, M. Gaudreault monte le ton. « J'ai le goût de dire : ça va prendre quoi pour qu'on se responsabilise et que la compagnie assume ses responsabilités. Bay Shore est délinquante et ne prend pas ses responsabilités. Il y a eu un mort et cinq incendies qui ont été allumés. On peut entrer sur le site. On pourrait grimper sur les toitures, entrer dans l'usine. N'importe qui peut se blesser », déclare le député.

Il poursuit en affirmant que Jonquière possède son petit Tchernobyl et c'est pourquoi il se donne comme mandat d'analyser tous les recours possibles pour tenter de faire bouger la compagnie. « Je rencontre les fonctionnaires du ministère de l'Environnement mercredi. Le site est malpropre, pollué. J'imagine qu'on a un recours possible en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement. »

Questionné afin de savoir s'il ne reviendrait pas à la ville d'exercer un recours judiciaire par une demande d'injonction pour sécuriser les lieux, M. Gaudreault souhaite qu'on arrête de parler avec des « peut-être », mais qu'en bout de course il revient au propriétaire d'assumer ses responsabilités. « On comprend la stratégie de Bay Shore. Elle consiste à laisser la situation se détériorer et à faire payer par la Ville les frais reliés à la démolition ».

Selon lui, la Ville paie déjà pour cette entreprise délinquante lorsqu'il y a déplacement des pompiers avec les camions pompes, citernes, déplacements d'employés des travaux publics. 

Présent sur place, le directeur du Service des incendies de Saguenay, Carol Girard, a déclaré que les lieux sont à ce point dangereux que ses hommes ne sont pas autorisés à entrer à l'intérieur des installations. À sa connaissance, des démarches juridiques sont en cours pour forcer la compagnie à bouger sauf qu'il faut être capable de rejoindre les responsables, un défi qui n'est déjà pas facile. « On va prendre des mesures pour sensibiliser la population. C'est un terrain de jeu intéressant pour les jeunes. On va faire diligence raisonnable », affirme-t-il.

Selon lui, la vaste étendue du site industriel rend impossible l'installation de clôtures ou l'embauche de gardiens de sécurité à des coûts raisonnables pour les contribuables.

Du côté de Saguenay, le président de l'arrondissement et du Comité de sécurité publique, Carl Dufour, s'est dit inquiet de la situation sans pouvoir préciser si des démarches juridiques ont été entreprises avec le contentieux pour corriger la situation.




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