Maison de soins palliatifs: des ambassadeur pour récolter 2,2 M$

Sylvain Gaudreault, Guy Harvey, Richard Létourneau, André Tremblay,... (Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Sylvain Gaudreault, Guy Harvey, Richard Létourneau, André Tremblay, Karine Trudel et Carl Dufour ont assisté à la conférence présentant l'avancement des travaux de la maison de soins palliatifs.

Le Quotidien, Yohann Gasse

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Après des années de travail, la construction de la nouvelle maison de soins palliatifs Le Chêne du Saguenay prend forme dans le voisinage du Centre d'hébergement Des Chênes, à Arvida, avec l'excavation des fondations du nouvel immeuble. Ce dernier pourra accueillir une douzaine de personnes en phase terminale pour y recevoir des soins de fin de vie spécialisés. De son côté, l'homme d'affaires Richard Létourneau s'attelle à la tâche afin de former une brigade d'ambassadeurs qui aura pour mission de recueillir les 2,2 millions $ nécessaires pour compléter la construction.

En présence des députés Sylvain Gaudreault et Karine Trudel, du président de l'arrondissement de Jonquière, Carl Dufour, le président de la Maison Notre-Dame-du Saguenay, Guy Harvey, André Tremblay, président de la Maison Le Chêne, et M. Létourneau ont fait le point sur les travaux de construction du nouvel immeuble de 15 600 pieds carrés aménagé sur un seul palier. Pour le moment, le chantier se résume à un trou destiné à accueillir les fondations. Jusqu'à maintenant, 2000 voyages de camions dix roues ont été nécessaires pour transporter la terre afin d'y aménager un sous-sol. « Au plan administratif, depuis mars 2015, beaucoup de travail a été accompli pour établir un nouveau partenariat entre les deux organismes. Plusieurs bénévoles se sont impliqués. Il a fallu obtenir les autorisations de la ville, du CIUSSS, des milieux financiers et autres avant d'aller de l'avant », a déclaré M. Tremblay.

M. Harvey a mentionné qu'à la suite de la première phase des travaux, qui prendra fin juste avant les vacances de la construction, une véritable corvée se mettra en branle, comme à l'époque où l'on bâtissait des églises, impliquant la générosité de plusieurs entrepreneurs ayant accepté d'abaisser au minimum leurs tarifs professionnels, matériaux et frais d'utilisation de machinerie afin de réduire le montant du financement hypothécaire. 

Malgré les processus d'appels d'offres obligatoires, les cinq soumissionnaires ont pu déposer les prix les plus bas. Les travaux dont le coût est estimé à 1,3 M $ seront réduits à un total se situant entre 600 000 $ et 700 000 $. « À l'ouverture de la maison en 2018, la Maison Notre-Dame aura 20 ans. Environ 2000 bénéficiaires y auront séjourné. À raison de 10 proches et parents pour chaque bénéficiaire, 20 000 personnes ont circulé à la maison. La Maison Notre-Dame ne ferme pas, elle s'en va dans une maison spécialisée plus grande avec l'appui de ses 200 bénévoles. Elle va continuer à opérer jusqu'au dernier bénéficiaire. Aucun ne sera appelé à déménager », a indiqué M. Harvey.

Un comité sera formé afin de trouver une nouvelle vocation à l'immeuble qui pourrait être utile pour un organisme oeuvrant en santé, auprès des jeunes, etc. La Maison dispose d'une année pour trouver une nouvelle vocation à défaut de quoi elle perdra ses droits acquis.

Campagne de financement

La conférence de presse a été l'occasion pour la direction de procéder au dévoilement du président du Cabinet de la prochaine campagne majeure de financement en la personne de Richard Létourneau, président de La Charpenterie. Au cours des prochaines semaines, M. Létourneau devra s'entourer d'une équipe d'une quinzaine d'ambassadeurs qui auront pour mission de solliciter le grand public et les grands donateurs. 

« La campagne grand public vise à amasser entre 200 000 $ et 300 000 $ sur les 2,2 M $. Nous disposons d'une liste de 70 000 noms de potentiels donateurs. On ira voir des gens connus à l'extérieur de la région ainsi que des fondations qui vont embarquer », affirme M. Létourneau.

Le député Gaudreault s'est montré satisfait que la maison soit construite dans un esprit de corvée à effectuer. Celui dont la mère a utilisé les services de la Maison Notre-Dame il y a sept ans a rappelé que la Maison de soins palliatifs du Saguenay sera une maison de vie, une maison de fin de vie, mais un établissement qui aura un lien direct avec la communauté de Saguenay.




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