Dernier tour de piste pour le chef des Snowbirds

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Les Snowbirds

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Les Snowbirds sont toujours très appréciés lors des performances de l'Aviation royale canadienne. Cette année, au Spectacle aérien de Bagotville, ils ont ouvert et conclu la fin de semaine avec leurs acrobaties aériennes et leurs formations serrées. Le chef d'équipe de ces pilotes expérimentés est le major Patrick Gobeil, originaire de La Baie.

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Les pilotes des Snowbirds assistent à une réunion d'information avant chaque vol, pour s'assurer du bon déroulement de leur performance.

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« Je me souviens, quand j'étais petit, je regardais les spectacles aériens de Bagotville. J'ai grandi à côté des avions. J'ai toujours voulu faire ce métier-là, il n'y a jamais vraiment eu d'autres options », mentionne M. Gobeil.

Après avoir fait son cégep au Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA) et travaillé pendant quelques années dans la région, le major Patrick Gobeil s'est enrôlé dans l'armée à l'âge de 22 ans. « Ç'a pris beaucoup de passion et de détermination, mais c'est définitivement quelque chose qui est possible quand tu y crois. Ç'a pris plusieurs années. Ç'a m'a pris 16 ans dans les Forces canadiennes pour être où je suis rendu, mais ça vaut la peine », raconte le pilote.

Il cumule près de 5600 heures de vol, comme pilote d'avion de chasse notamment.

L'édition 2017 du Spectacle aérien de Bagotville était la dernière performance de Patrick Gobeil au Saguenay-Lac-Saint-Jean en tant que chef d'équipe des Snowbirds.

« Je sors des Forces canadiennes au mois de janvier, et je vais probablement aller travailler pour une compagnie aérienne. Je compte revenir dans la région l'été prochain. Alors c'est sûr que cette année, c'était mon dernier spectacle aérien à Bagotville », mentionne le major Gobeil.

Il ajoute qu'il a particulièrement profité de l'événement cette année. Selon lui, il s'agissait d'une très belle édition.

« C'est plaisant de revenir dans la région pour une dernière fois, et avoir la chance de voler la tête en bas au-dessus du Saguenay ! Je vais en profiter ! », poursuit le pilote.

Deux Snowbirds se croisent de très près.... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

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Deux Snowbirds se croisent de très près.

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Notre photographe a pu immortaliser le CF-18 de... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.1

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Notre photographe a pu immortaliser le CF-18 de démonstration juste au moment où un oiseau s'approchait de sa lentille.

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Travail d'équipe

Les Snowbirds forment une équipe qui parcourt le Canada et les États-Unis pour donner des spectacles et discuter avec les citoyens et les jeunes des Forces armées canadiennes. « Les Snowbirds représentent les hommes et les femmes des Forces. C'est un outil pour démontrer le travail d'équipe et le dévouement. Ce n'est pas tout le monde qui a la chance de voir des militaires tous les jours, comme à Bagotville », explique le colonel Gobeil. Les pilotes, accompagnés de toute leur équipe technique, passent sept mois par année sur la route à faire des spectacles, avec une journée de congé par semaine en temps normal. En plus des spectacles, ils ont également plusieurs pratiques par semaine.

Pour être pilote de Snowbird, il faut bien entendu avoir déjà plusieurs heures de vol à son actif, mais également avoir un très bon esprit d'équipe.

« On est beaucoup sur la route, alors l'esprit d'équipe est très important. Pendant le vol, je dis tout ce qu'on fait, il y a des commandes préparatoires et pendant l'exécution des manoeuvres. Même lors des solos, on doit s'assurer que les pilotes se voient et se parlent pour réussir les figures. C'est l'une des techniques qu'on a pour voler aussi serré », explique Patrick Gobeil.

D'ailleurs les pilotes se rencontrent toujours avant leur performance, pour un breffage d'une trentaine de minutes, pour bien se préparer. En plus de discuter des conditions météorologiques et des problèmes auxquels ils pourraient faire face, les pilotes passent en revue toute leur performance. Le chef d'équipe dit toutes les commandes, dans l'ordre et en accéléré, qui seront utilisées pour les figures. Les pilotes peuvent ainsi visualiser leur vol, et s'assurer une dernière fois que tous savent quoi faire.

Le capitaine Alexandre Lemieux-Tremblay a habité pendant longtemps... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.0

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Le capitaine Alexandre Lemieux-Tremblay a habité pendant longtemps la région. Il est maintenant pilote du plus gros hélicoptère des Forces armées canadiennes, un CH-147F Chinook.

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Le sergent Jonathan Tremblay et le sapeur Étienne... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.1

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Le sergent Jonathan Tremblay et le sapeur Étienne Brasseur, tous deux issus du Saguenay-Lac-Saint-Jean, font partie de l'équipe de parachutistes des Shyhawks. À 19 ans, le deuxième est le plus jeune membre de l'équipe.

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Des Bleuets aux commandes d'un Chinook

L'un des plus gros hélicoptères appartenant aux Forces armées canadiennes, un CH-147F Chinook, est piloté par deux hommes qui ont habité pendant longtemps au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le capitaine Alexandre Lemieux-Tremblay, qui a habité 15 ans à Chicoutimi, et le capitaine Dominique Simard, qui a grandi à Normandin, étaient présents avec leur hélicoptère lors du Spectacle aérien de Bagotville, samedi et dimanche.

« J'ai toujours voulu être pilote d'hélicoptère ! », mentionne Alexandre Lemieux-Tremblay. Il ajoute que c'est son rêve d'enfant qui s'est réalisé, et qu'il n'a pas à se plaindre du poste qu'il a présentement.

Le capitaine Lemieux-Tremblay a fait son cours de pilotage au Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA) du Cégep de Chicoutimi. Il a ensuite travaillé comme pilote dans des compagnies privées. « Avec la récession, c'est devenu difficile de se trouver des emplois. J'ai commencé le processus pour entrer dans les Forces armées canadiennes, et je suis allé à l'université pour faire un baccalauréat. Pour être pilote dans l'armée, on doit être officier, et pour être officier, on doit avoir un bac. Ensuite, j'ai commencé mon entraînement de pilote. Ça prend environ cinq à sept ans pour être où je suis rendu », explique Alexandre Lemieux-Tremblay.

Dominique Simard, quant à lui, rêvait d'être un astronaute lorsqu'il était petit. Toutefois, il a réalisé à l'adolescence que ce n'était peut-être pas très réaliste, et a tout de suite voulu devenir pilote dans l'armée. « C'était la voie que je voulais prendre. Je me suis enrôlé après le secondaire. Il n'y avait pas d'incertitude sur ce que je voulais faire, et le chemin que je devais suivre pour le faire », raconte M. Simard.

Selon lui, le processus qu'il a suivi pour devenir pilote s'est très bien passé. Avant d'être commandant de bord du Chinook, le capitaine Simard a également piloté les hélicoptères Griffon. « Mais je préfère piloter le Chinook ! », avoue-t-il.

Samedi, beaucoup de citoyens sont venus visiter leur hélicoptère. Les visiteurs posaient des questions et pouvaient entrer à l'intérieur du Chinook, où des membres de l'équipe expliquaient les différents éléments.

« Il n'y a pas beaucoup de pilotes qui parlent français et qui sont de la région. Alors venir ici c'était naturel. C'est un beau spectacle. L'unité essaie de venir quand elle peut, parce qu'on a beaucoup d'entraînements et d'événements. C'est toujours plaisant de revenir ici », conclut le capitaine Simard.

Les CH-177F Chinook sont des hélicoptères qui servent à transporter de l'équipement et du personnel. Ils soutiennent l'armée lors de différentes opérations, et peuvent également être utilisés lors des missions humanitaires et de secours aux sinistrés.




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