Jean-Eudes Bergeron attristé

Jean-Eudes Bergeron avait reçu comme un cadeau le... (Archives le Quotidien, Gimmy Desbiens)

Agrandir

Jean-Eudes Bergeron avait reçu comme un cadeau le fait que la maison d'hébergement porte son nom. C'était en 2014.

Archives le Quotidien, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Celui qui prête son nom à la Maison Jean-Eudes Bergeron, qui héberge une clientèle en lourde déficience physique et qui a fait la manchette au cours des dernières semaines, s'attriste de voir le manque de financement de l'établissement et l'incertitude qui habite la vingtaine de résidants quant à l'avenir de leur milieu de vie à Alma après l'été.

Créée dans les années 90, la Coopérative de services à domicile de Lac-Saint-Jean-Est a décidé de donner le nom de son fondateur lorsque son projet de ressource d'hébergement intermédiaire pour les personnes en perte d'autonomie s'est concrétisé il y a quelques années. Cet hommage, Jean-Eudes Bergeron l'avait reçu comme un cadeau inattendu.

« J'ai établi une comptabilité rigoureuse à la coopérative et j'ai laissé ma place comme président après cinq ans, raconte-t-il en entrevue téléphonique. Lorsqu'on a une bonne entreprise, c'est bien qu'elle crée des petits. C'était évident que la maison était un bon projet quand on m'en a parlé, et c'est pour ça que j'ai accepté qu'on y mette mon nom. Tout l'argent nécessaire pour la construction avait été amassé. Le problème avec les frais d'exploitation présentement, c'est que la coop a reçu moins de subventions que prévu. Elle est pourtant très bien organisée. »

Pour avoir été le directeur général de la Fédération régionale des Caisses Desjardins, M. Bergeron s'y connaît côté administration et finances. « Ça m'a fait bien de la peine de voir que les résidants pourraient être obligés de déménager. Là-bas, ils sont heureux, ils sont bien servis et ils se débrouillent. »

À la fin avril, la coopérative de services à domicile a dû annoncer la fermeture faute de financement et un comité de relance a été formé. Le député de Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier a soutenu le dossier et a accompagné des résidants à Québec mardi pour qu'ils fassent entendre leur point de vue devant le gouvernement. Le voyage n'a pas été facile, alors que plusieurs ont besoin de fauteuils roulants et d'équipements respiratoires. 

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie Lucie Charlebois a finalement accordé une aide financière pour assurer la survie de la Maison Jean-Eudes Bergeron durant les mois de juillet et d'août, le temps de trouver une solution à long terme. 

« Ça m'encourage de voir que les dirigeants commencent à sympathiser avec la cause », confie Jean-Eudes Bergeron, qui à 83 ans suit le développement du dossier dans les médias malgré ses traitements pour soulager un cancer de la moelle osseuse.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer