Coupes au CIUSSS: le PQ et la CAQ  interpellent Couillard

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault.... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

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La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois (PQ) interpellent le ministre de la Santé Gaétan Barrette et le premier ministre Philippe Couillard, les priant d'empêcher l'abolition de 28 postes au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Annoncées officiellement mercredi, ces coupes représentent des économies de huit millions de dollars. Député de Jonquière et porte-parole de l'opposition officielle pour la région, Sylvain Gaudreault estime que le pouvoir de prendre la décision repose entre les mains de Philippe Couillard, lui qui est aussi député de Roberval.

« Quand le ministre Barrette a répondu à ma question en chambre plus tôt cette semaine en disant que les coupes n'impliqueraient pas de pertes d'emploi, il a menti. Ou bien il ne le savait pas. Ça m'étonnerait qu'il arrange la situation, parce que la commande de compressions budgétaires vient de lui. Je demande l'intervention du premier ministre », a déclaré en entrevue téléphonique Sylvain Gaudreault jeudi.

Bien que la présidente-directrice générale du CIUSSS a affirmé que le lien d'emploi des personnes touchées serait maintenu, l'élu croit qu'il s'agit seulement d'une manière « polie » pour parler de conditions de travail insuffisantes.

Du côté de la CAQ, le porte-parole en matière de santé François Paradis estime encore que le ministre Barrette peut changer les choses. « Au-delà des quatre autres mesures qui sont encore sous évaluation à son ministère, c'est de son pouvoir, et surtout de son devoir, de refuser les coupes et de dire au CIUSSS de retourner à la table à dessin. Il nous avait dit en juin 2016 que c'était terminé les compressions sous peine de menacer les services à la population. Je doute fort que ce ne soit pas le cas maintenant. »

Les députés de Lévis et de Jonquière dénoncent tous deux que plusieurs des 47 mesures d'optimisation sont liées au mieux-être de la population et touchent des clientèles vulnérables. Notons par exemple l'abolition d'un poste de psychoéducateur à la Direction du programme jeunesse, au foyer L'Intervalle de Roberval, justement dans la circonscription du premier ministre.

« La liste est longue. Fusionner la base de données de la paie, ce n'est pas un problème. Quand on lit qu'on supprime un poste de technicien, c'est grave », indique François Paradis.

Celui-ci s'inquiète d'autant plus que toutes les régions doivent réaliser un exercice semblable à celui du CIUSSS présentement pour atteindre l'équilibre budgétaire, et que d'autres situations malheureuses pourraient se répéter. « Le processus décisionnel se fait dans une pyramide dont le sommet est bien loin de la base. Ce n'est pas joyeux pour les citoyens ce qui se passe. Ils doivent être vigilants et noter si les services reçus à présent sont équivalents à ce qu'ils étaient. »

Sylvain Gaudreault se demande s'il y a moyen de penser le système de santé autrement, comme en soutenant l'organisme de médecins à domicile Jonquière-Médic qui permet justement d'optimiser les services dans les hôpitaux à son avis.




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