Aérogare et Centre Georges-Vézina: Lemieux avait donné son appui

Le député de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux... (Archives Rocket Lavoie)

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Le député de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux

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Normand Boivin
Le Quotidien

Le député fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, qui avait été interpellé par le maire Jean Tremblay la semaine dernière sur les dossiers de l'aérogare de Bagotville et de la réfection du Centre Georges-Vézina, affirme qu'en février 2016, il avait donné au maire son appui total pour ces deux dossiers. «Je lui ai dit que l'argent du fédéral serait là pour payer notre part avec la Ville et Québec. Je l'ai dit devant témoins», jure le représentant de Chicoutimi-Le Fjord à la Chambre des communes.

M. Lemieux est passé à nos bureaux vendredi matin, à son retour d'Ottawa, inquiet des conséquences que la sortie du maire et ses déclarations qui ont suivi sur l'attitude du ministre fédéral des Transports pourraient avoir pour la suite des choses. Car le ministre Marc Garneau n'a jamais laissé la demande d'aide de Promotion Saguenay pour la construction d'une nouvelle aérogare à Bagotville sans réponse. Il n'a pu la satisfaire, mais il a bel et bien envoyé, le 22 juin 2016, sa réponse à la lettre qui lui avait été acheminée le 31 mai.

Dans celle-ci, on peut lire que le ministre des Transports a alors informé le maire Jean Tremblay que son agenda ne lui permettait pas de le rencontrer, tout en l'invitant à communiquer avec son collègue Navdeep Bains, de l'Agence de développement économique du Canada. Finalement, le maire Tremblay s'est tourné vers le gouvernement provincial, comme il l'a indiqué en entrevue par la suite, et attend la réponse de Québec.

«Moi, qui suis le député du comté, je n'ai jamais été informé de cette démarche, je n'ai pas eu de copie conforme de la lettre envoyée à Marc Garneau et je dois dire que de telles sorties du maire, on n'a pas les moyens de se permettre ça», déplore Denis Lemieux.

Celui-ci affirme que Marc Garneau est son plus grand allié pour une multitude de dossiers portant sur le développement économique du Saguenay, citant entre autres Port Saguenay, Arianne Phosphate, et l'escadron de drones à Bagotville.

Hors de lui, mais en gardant son ton toujours calme, Denis Lemieux ajoute que ce n'est que mercredi qu'il a pu prendre connaissance du contenu de cette correspondance d'il y a un an, alors qu'il était dans le bureau du ministre des Transports pour discuter de trois dossiers majeurs pour sa circonscription.

Le député satisfait du programme

Denis Lemieux était tout sourire quand il a commenté le programme fédéral de 865 M$ annoncé jeudi, pour venir en aide à l'industrie forestière. «C'est un très bon travail de collaboration fédéral-provincial. Mais ce n'est qu'une première étape et il va évoluer avec la situation», a analysé le député, faisant référence aux tarifs anti-dumping que se propose d'imposer le Département du commerce américain le 22 juin.

Selon M. Lemieux, l'industrie est en mesure actuellement d'assumer la surtaxe de 13%, car le marché est très bon et le dollar américain est haut. Mais il faut être prêt pour encaisser le coup quand viendra la taxe anti-dumping.

«Parallèlement à ça, il nous faut continuer de négocier avec le gouvernement américain, car nous sommes complètement contre l'imposition de ces droits, et nous les contestons devant les tribunaux. Mais moi, j'ai le feeling qu'on va finir par avoir une entente un jour. Je ne sais pas combien ça va prendre de temps, mais le président américain va finir par comprendre que les plus pénalisés dans tout ça, c'est la classe moyenne américaine qui subit les hausses de prix pour le bois.»

Denis Lemieux aime particulièrement le fait que le programme fédéral est complémentaire à celui du gouvernement du Québec (qui serait axé sur des garanties de prêts pour assumer les surtaxes). Le Canada va bonifier son programme d'assurance emploi pour mieux l'adapter aux travailleurs de l'industrie forestière, et met à la disposition des entreprises de l'argent pour développer de nouveaux marchés et de nouveaux produits.

«L'innovation comme les biocarburants, c'est mon dada. Ce programme-là, c'est de la musique à mes oreilles, et je pense que le timing est parfait», analyse celui qui a pris une part active à son élaboration.

L'argent ne proviendra pas du trésor fédéral, mais des banques EDC (Exportation et développement Canada) et BDC (Banque de développement du Canada). Le député de Chicoutimi-Le Fjord y voit un double avantage: ça démontre que le Canada est bien outillé pour se battre, et le programme est inattaquable, car ce sont des prêts bancaires et non pas des subventions directes.

Pascal Cloutier déçu par l'absence du papier surcalandré

(Louis Potvin) - Le président du syndicat de l'usine à papier de Produits forestiers Résolu de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier, est déçu que le programme de soutien du gouvernement du Canada pour le bois d'oeuvre ne prévoie rien concernant la surtaxe sur le papier surcalandré.

«J'ai posé des questions à beaucoup de gens tout au long de la journée et je n'ai pas eu de réponses. J'ai demandé par Twitter au député Denis Lemieux, qui a travaillé pendant une semaine sur le dossier pour l'avenir de l'usine de Kénogami, et je n'ai pas eu de réponse non plus», a-t-il déploré.

La députée de Jonquière Karine Trudel a posé la question directement hier à la Chambre des communes. «Est-ce que le ministre du Commerce international peut nous confirmer si oui ou non les usines de Kénogami et Dolbeau seront admissibles aux mesures du plan qu'il a présenté», a-t-elle demandé.

La secrétaire parlementaire aux Ressources naturelles Kim Rudd n'a pas répondu à la question, préférant allonger des généralités notamment que « le but du gouvernement était de défendre l'industrie».




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