L'Hôtel Plaza à La Baie change de mains

L'homme d'affaires Jacques Boudreault a scellé d'une poignée... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

L'homme d'affaires Jacques Boudreault a scellé d'une poignée de main symbolique la transaction avec les nouveaux propriétaires de l'Hôtel Plaza à La Baie, Marc-Antoine Blackburn et Véronique Béliveau.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Girard
Le Quotidien

Dans la vie, il y a des personnes qui n'ont pas peur de prendre des risques. C'est le cas de Marc-Antoine Blackburn et Véronique Béliveau qui achètent l'Hôtel Plaza à Port-Alfred.

L'homme de 36 ans et sa conjointe ont acheté la bâtisse qui comprend, en plus de l'hôtel, le bar Le Paradox, situé au rez-de-chaussée et au sous-sol. Le terrain et la bâtisse sont évalués selon Saguenay à 257 600 $.

« J'aime mieux prendre le risque que ne rien faire. De toute façon, je suis sûr que ça va marcher », lance-t-il confiant, assis à une table de son nouveau commerce mercredi matin.

L'Hôtel Plaza a été construit en 1957. Il a vu les belles années de ce secteur de Port-Alfred, près des installations portuaires de Rio Tinto. Surtout, il a été longtemps le lieu privilégié de rencontre des employés de l'usine à papier de la Consol, démolie en 2006. « C'est un vieux quartier industriel de travailleurs », a-t-il raconté.

Mais aujourd'hui, l'époque florissante de l'avenue du Port semble bien loin. Face au Plaza se trouve le bar Au petit baril, fermé depuis un certain temps. L'édifice a été mis en vente cette semaine par Saguenay pour défaut de paiement de taxes. Un terrain vague tout juste à côté sera également mis en vente lors de la même vente aux enchères que tiendra la Ville en juin. Plus haut sur la rue, au coin du boulevard de la Grande Baie, deux commerces ont flambé et n'ont pas été reconstruits, soit le Laurie Ann, détruit en 2015, et le détaillant de motoneiges La Baie Moto Sports, rasé en 2007.

Qu'à cela ne tienne, Marc-Antoine Blackburn est rempli d'optimisme. « Il est encore là le Plaza. J'ai la tête remplie d'idées pour amener du monde. Je veux faire de l'événementiel, des spectacles », a-t-il énuméré. 

Il compte particulièrement sur la section-bar au sous-sol, celle qui a peu changé au fil des ans. « C'est exactement comme quand les gars sortaient de la Consol. Ils venaient même changer leur chèque directement », a-t-il poursuivi. 

Au cinéma

L'endroit a tellement un cachet particulier qu'il servira de lieu de tournage de La disparition des lucioles de Sébastien Pilote. « Ils vont en faire une arcade. Je vais même faire le barman », a-t-il mentionné, bien fier, celui qui est représentant aux ventes pour Le Quotidien. Il n'est pas impossible qu'un jour Marc-Antoine Blackburn y installe une machine à boules d'époque si l'occasion se présente. Mais pour l'instant, la priorité sera d'offrir des tables de billard neuves aux habitués et futurs clients.

Il entend de plus continuer à présenter des spectacles « qui brassent pas mal », comme il le dit lui-même. Il connaît notamment bien la scène métal, ayant même été batteur dans un tel groupe à Montréal, donnant notamment des spectacles aux Foufounes électriques.

Pour ce qui est de la portion hôtel, elle comprend maintenant huit chambres rénovées récemment, sur les 32 qu'a jadis compté l'immeuble. Il entend doter l'hôtel d'une salle où il offrira les déjeuners. « L'été, c'est souvent plein. L'été, il manque de chambres à La Baie, avec les croisières et La Fabuleuse », a-t-il souligné, en ajoutant qu'il y avait un marché pour les chambres à bas prix à La Baie.

Un 5 à 7 se tiendra jeudi soir pour souligner le début d'une nouvelle ère au Plaza. Et qui sait, ce sera peut-être le début d'un renouveau pour un secteur qui a bien besoin d'amour...




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer