La CAQ dénonce le coût de l'élection scolaire

Jean-François Roberge, député caquiste de Chambly et ex-enseignant.... (Archives La Presse)

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Jean-François Roberge, député caquiste de Chambly et ex-enseignant.

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Pascal Girard
Le Quotidien

Le porte-parole en éducation de la Coalition avenir Québec, Jean-François Roberge, se dit scandalisé face aux 300 000 $ dépensés pour l'élection de Liz Gagné au poste de présidente de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

Le montant a été confirmé par la coordonnatrice aux communications de la commission scolaire, Hélène Aubin. Les quelque 300 000 $ ont été pigés à même le budget de la commission.

« Avec 300 000 $, on aurait pu engager quatre spécialistes, que ce soit des orthophonistes ou des psychoéducateurs. Pour l'année 2016-2017, la commission scolaire a embauché 0,6 professionnel, supposément parce qu'ils manquaient d'argent. Ils sont allés gaspiller 300 000 $. Il faut vraiment être déconnecté de la réalité. Mais je ne blâme pas la commission scolaire. La commission n'avait pas le choix. Ce ne sont pas eux qui font les lois », a déploré l'enseignant de carrière devenu politicien. 

Le député de Chambly cible plutôt le Parti libéral du Québec et le Parti québécois qui ont, selon lui, refusé de revoir le rôle et le fonctionnement des commissions scolaires, ou même de les remplacer par une structure beaucoup plus petite comme le propose la CAQ. Il précise que la commission n'a fait que suivre les règles édictées par Québec.

Une démission

À la mi-février, Antonin Simard avait remis sa démission, invoquant des raisons personnelles et de santé. Son nom avait refait surface dans l'actualité, alors que Radio-Canada avait révélé en avril qu'il avait bénéficié de remboursements illégaux de 250 $ pour de l'alcool. Il s'était engagé à rembourser.

Comme M. Simard a remis sa démission à plus de douze mois de la prochaine élection prévue en novembre 2018, la CS a dû tenir une élection en bonne et due forme. Selon le site du ministère de l'Éducation, les présidents des commissions scolaires sont élus au suffrage universel depuis 2014. Auparavant, le président était sélectionné parmi les commissaires élus qui se réunissaient. Ainsi, la CS a dû enclencher le processus complet, comprenant notamment un vote par anticipation. De plus, deux commissaires ont démissionné de leur poste dans le but de se présenter à la présidence. Deux élections supplémentaires ont été organisées en même temps pour combler ces deux postes. Hélène Aubin a indiqué que « la commission scolaire était fin prête à faire partie d'un projet pilote sur l'utilisation du vote électronique pour diminuer les coûts ».

Selon le site de la CS des Rives-du-Saguenay, le salaire annuel du président ou de la présidente s'établit à 24 000 $ par année, ce qui revient à un montant total de 36 000 $ jusqu'à l'élection du 4 novembre 2018. Par ailleurs, La Presse annonçait récemment que le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a entrepris des consultations pour possiblement retarder l'élection scolaire qui se déroulerait à peine un mois après l'élection provinciale qui est prévue pour le 1er octobre 2018, en raison de la loi sur les élections à date fixe.

Une faible participation

Une critique qui revient souvent lorsqu'il est question des élections scolaires est le faible taux de participation. Il a oscillé autour de 6 % dans le cas présent. « Il y a donc 95 % des gens qui ont choisi de ne pas aller voter. Il me semble que ça envoie un signal », a poursuivi le député caquiste.




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