Un jardin urbain sur le stationnement à étages

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Plusieurs citoyens ont mis la main à la pâte lundi pour préparer le jardin urbain à l'autogare située à côté de l'école La Source à Chicoutimi.

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L'organisme Éco-Kartier de Chicoutimi est en train d'aménager un deuxième jardin urbain au centre-ville, au second étage du stationnement situé au coin des rues Morin et Jacques-Cartier.

Lundi, une dizaine de citoyens ont participé à la grande journée de corvée organisée pour construire les bacs où pousseront les plantes comestibles et la remise qui abritera les outils. Un carré de sable convertible en scène pour présenter des spectacles, une table et des bancs sont aussi prévus, voire une pergola, afin de conférer une vocation encore plus sociale à l'espace de 1400 pieds carrés.

« Nous avons reçu 5000 $ du conseil du district 12 et la permission d'utiliser une partie du stationnement, qui est vraiment sous-utilisé. L'endroit que nous aménageons n'est même pas déneigé l'hiver. Nous transformons un endroit vraiment pas dynamique en quelque chose de très dynamique », s'enthousiasme le coordonnateur de l'Éco-Kartier, Mathieu Breton.

L'organisme a été approché pour son expertise par le conseiller municipal du secteur Simon-Olivier Côté, après la demande des citoyens de son comité consultatif. « Il y a la moitié du jardin qui est collective, c'est-à-dire que tout le monde s'occupe du potager et peut récolter au besoin. La deuxième partie est communautaire, donc des espaces sont réservés à certains citoyens. C'est vraiment une demande particulière qu'on a reçue. Par exemple, des familles qui n'ont pas de terrain peuvent avoir leur propre bac à gérer », explique celui qui a aussi mis la main à la pâte lundi.

Dans les prochaines semaines, deux autres journées de construction devraient être tenues afin que la plantation puisse commencer à la mi-juin. Les personnes intéressées peuvent s'informer via la page Facebook «Maraîchers et maraîchères urbains de Chicoutimi». Les sept bacs communautaires sont toutefois presque tous réservés.

Agriculture urbaine

Selon Mathieu Breton, l'aménagement d'un deuxième jardin après celui situé sur la rue de l'Hôtel-de-ville s'inscrit dans la visée de l'agriculture urbaine. Dans ce mouvement de plus en plus populaire, les citadins prennent d'assaut leurs balcons, les toits des immeubles et les espaces publics pour planter des légumes, des fleurs comestibles ou des arbres fruitiers dans un esprit d'autonomie alimentaire. Même si le terrain actuel est relativement petit, il pourrait être appelé à s'agrandir dans une prochaine phase. 

L'Éco-Kartier veut cependant faire bien plus que du jardinage. Le potager est pensé comme un lieu social où tous sont les bienvenus. L'organisme s'associe avec l'École nationale d'apprentissage par la marionnette (ÉNAM) et réservera un large bac pour les élèves ayant des troubles de santé mentale. « Ils vont être bien accompagnés et vont pouvoir interagir avec les autres jardiniers, affirme M. Breton. L'idée est de produire des aliments, d'éduquer sur le jardinage et d'inspirer les citoyens. »

Le coordonnateur rappelle que l'Éco-Kartier fonctionne selon un modèle de prise de position collectif. « C'est un peu marginal, mais on arrive à faire consensus et ça charme ceux qui nous rencontrent. »

Notons qu'un autre organisme à vocation environnementale à Chicoutimi, Eurêko, a déjà implanté plusieurs jardins communautaires et aménagements comestibles dans la région.




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