Florence, la petite battante

Pour Maxime Bouchard et Sabrina Claveau, Florence est... (Photo Le Progrès, Jeannot Lévesque)

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Pour Maxime Bouchard et Sabrina Claveau, Florence est un petit miracle.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Il y a de ces enfants qui sont rapidement confrontés aux vicissitudes de la vie. C'est le cas de Florence, née avec une fente labiale palatine, qui devrait être réparée par une intervention chirurgicale.

Ses parents, Sabrina Claveau et Maxime Bouchard, sont déjà engagés avec elle dans un difficile combat que le père a lui-même déjà livré.

Florence aurait pu être baptisée Désirée. Ses parents caressaient le souhait d'avoir un deuxième enfant, mais « ça ne voulait pas coller », raconte la mère. Puis, la cigogne est passée au moment où ils ne s'y attendaient plus.

Attachante, Florence devra subir des interventions chirurgicales majeures au cours des prochains mois. Ses lèvres ne se sont pas fusionnées et son palais ne s'est pas formé lorsqu'elle était dans le ventre de sa mère. 

« C'est une battante. Elle va passer à travers », témoigne Maxime Bouchard. Lui aussi est né avec ce que l'on appelle communément un « bec de lièvre ». « Je sais ce qu'elle va traverser et elle va s'en sortir comme son père l'a fait », ajoute-t-il.

C'est lorsqu'elle a passé son échographie, à 21 semaines de grossesse, que Mme Claveau a appris que son bébé naîtrait avec une malformation au visage. « Ç'a été un choc. C'est à ce moment que l'on a su que ça pouvait se transmettre de la part d'un autre membre de la famille. On ne le savait pas. » « Pour ma part, j'ai ressenti beaucoup de culpabilité parce que c'est moi qui lui ai donné », précise M. Bouchard. 

Quelques heures après sa naissance, Florence a été transférée au Centre hospitalier Universitaire de Laval (CHUL). Un enseignement sur les soins à lui apporter était de mise. Il a fallu aussi lui installer un palais artificiel. « C'est sérieux et le protocole est rigoureux. Il est important de bien nettoyer sa bouche et son palais pour éviter les infections. Il ne faut pas prendre ça à la légère. »

Le 21 juin, elle subira une intervention à Québec, où les médecins fermeront ses lèvres. Par la suite, lorsqu'elle sera âgée de 10 mois, une opération sera pratiquée au niveau de son palais. 

« La médecine a évolué. Un mois avant la première opération, il faudra appliquer une bande élastique sur ses lèvres afin de les rapprocher. Nous sommes bien entourés et bien encadrés par l'équipe médicale du CHUL. Le personnel nous guidera à travers chacune des épreuves que nous aurons à traverser ». 

Tant pour le père que pour la mère, il est hors de question de cacher leur fillette, âgée d'à peine un mois au moment de notre rencontre. « Ma mère n'a jamais eu honte de me sortir lorsque j'étais petit. Les gens me regardaient et ne comprenaient pas ce que j'avais. Pour ce qui est de Florence, les gens la regardent, mais ils la trouvent belle. Elle a de beaux traits. Je ne ressens pas de jugement. Lorsqu'elle rentrera à l'école, tout sera résorbé et elle ne s'en souviendra même pas ». 

À l'emploi d'une pharmacie de Saguenay, le père a reçu une somme de 2000 $ de la part de la Fondation WISH. Ce montant a été amassé par les employés. Elle les aidera grandement à subvenir aux besoins de la famille puisque plusieurs séjours à l'hôpital se pointent à l'horizon.

« Nous l'avons appelé notre petit miracle. Et si le Bon Dieu nous a envoyé cette épreuve, c'est parce que nous sommes capables de passer à travers. Nous avons un bon petit bébé. Elle est très calme et nous en sommes extrêmement fiers », concluent les parents.




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