Gilles Potvin de retour de Washington

Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin (à droite),... (Courtoisie)

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Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin (à droite), revient d'une mission de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) sur le bois d'oeuvre à Washington avec la ferme intention de poursuivre le travail afin que le Canada et les Etats-Unis arrivent à une entente satisfaisante.

Courtoisie

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Gilles Potvin revient de Washington avec la ferme intention de continuer à se battre pour défendre les intérêts de la région et du reste du pays dans le conflit du bois d'oeuvre. Le maire de Saint-Félicien presse Justin Trudeau de mettre en place une table réunissant les différents intervenants touchés afin qu'ils collaborent à la mise en place de solutions.

Gilles Potvin affirme avoir été « bien reçu, à quelques exceptions près » à Washington, mais convient que bien du travail reste à faire avant d'espérer arriver à une entente satisfaisante sur le bois d'oeuvre.

Au terme d'un bref séjour en sol américain dans le cadre de la mission de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) sur le bois d'oeuvre, le maire dresse un constat bien clair. « Le régime québécois est méconnu, pour ne pas dire inconnu. Pour eux, forêt publique égale subvention. On a du travail à faire et à refaire », a-t-il affirmé alors qu'il descendait à peine de l'avion. 

Gilles Potvin estime tout de même que certains intervenants américains pourront jouer le rôle d'alliés. « L'Association des constructeurs représente 3,5 millions de travailleurs. Ce sont nos alliés les plus forts parce que pour eux, s'il n'y a pas d'entrée de bois canadien, le prix du bois augmente, et ça se traduit par moins de constructions donc par des pertes d'emplois. Depuis le début de l'année, ils ont vu le prix du bois augmenter de 22 à 25 %, explique-t-il. Il y a aussi deux sénateurs du Maine qui font beaucoup de commerce avec des entreprises forestières de la Beauce. Eux, ils sont inquiets. Je pense qu'ils vont nous appuyer. »

Même si certaines de ses rencontres ont pu le décevoir, notamment parce qu'un quota d'exportation sur le bois d'oeuvre est envisagé, Gilles Potvin est prêt à travailler avec le gouvernement fédéral rapidement. 

« Je reviens motivé. Je vais continuer de demander à Justin Trudeau de nous rencontrer afin de mettre en place une table rapidement. Monsieur Trudeau nous a rencontrés. Il nous a appuyés. Il nous a encouragés à aller à Washington. La prochaine étape consiste à lui faire un rapport, c'est ce qu'on va faire, mais on veut lui faire rapport autour d'une table de travail. On ne réglera pas la question forestière à partir de Toronto. Ce n'est pas vrai qu'on va abandonner le sort du bois d'oeuvre aux politiciens fédéraux. On veut être là. On veut être là pour prendre des décisions ensemble. »

Gilles Potvin convient que le défi est de taille, mais il reste persuadé que conclure une entente satisfaisante est envisageable. 

« La forêt, c'est peut-être la seule valeur qui unit tous les Canadiens. En ce 150e du Canada, que M. Trudeau nous donne le plus beau cadeau en nous obtenant une entente à la satisfaction de tout le pays. Ce ne sera pas facile, c'est tout un défi, mais c'est le plus beau legs qu'il pourrait laisser à son pays. »




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