Démolition de l'égliste Saint-Philippe: l'évêque pourra trancher

Si le projet est accepté, l'église Saint-Philippe d'Arvida... (Archives Le Quotidien, Pascal Girard)

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Si le projet est accepté, l'église Saint-Philippe d'Arvida sera démolie pour faire place à une nouvelle aile des résidences Saint-Philippe.

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Pascal Girard
Le Quotidien

Le président de la Fabrique Saint-Philippe d'Arvida, René Lapointe, est confiant que l'évêque de Chicoutimi, Mgr André Rivest, acceptera la décision des paroissiens qui ont voté à 58 % pour la vente et la démolition de leur église.

Les paroissiens ont tenu ce vote lors d'une assemblée le 3 mai. « 110 personnes ont voté. Il y a eu 64 personnes en faveur et 46 contre. Ça donne un pourcentage de 58,2 %. L'évêque demandait 60 %. On pense qu'il va voir la chose positivement. On a un projet qui nous semble intéressant. Il y a eu de la bonification du projet après la première rencontre. Le promoteur nous a offert la location à long terme d'une chapelle de 60 places », a-t-il expliqué mardi lors d'un entretien téléphonique.

Le dossier sera étudié le 13 juin lors d'une réunion du Conseil des affaires économiques de l'Évêché de Chicoutimi. « Après le 13 juin, on va savoir si la paroisse peut aller de l'avant. Je suis assez optimiste. Je crois que l'évêque voulait éviter d'avoir un vote à 51 %. À 58 %, c'est majoritaire. Une fois accepté, le promoteur va pouvoir commencer à rédiger son offre », a-t-il poursuivi. 

Si le projet va de l'avant, la démolition devrait avoir lieu en 2018.

Une offre bonifiée

Le terrain et l'église seraient vendus au Groupe BeauQuartier qui est propriétaire des résidences Saint-Philippe, situées tout juste à côté. L'église serait démolie et une nouvelle aile des résidences serait construite. Initialement, le promoteur offrait de pouvoir utiliser leur chapelle déjà existante d'une trentaine de places. Il a bonifié son offre en construisant plutôt une nouvelle chapelle avec le double de la superficie. 

« Ce sera possible de continuer à y célébrer tous nos sacrements. La seule chose qu'on ne pourra pas faire, ce sont des funérailles avec un cercueil », a-t-il mentionné. Selon lui, 25 à 30 personnes assistent à la messe sur semaine et une centaine la fin de semaine. Il croit que ce sera serré, mais faisable dans la nouvelle chapelle. Le Groupe BeauQuartier offrira également une salle aux Sages de Saint-Philippe et des discussions seront entamées pour loger les métiers à tisser de l'AFÉAS.

René Lapointe croit que c'est la bonification de l'offre qui a amené les paroissiens à appuyer le projet. Il est conscient que c'est une situation difficile pour les habitués de l'église. Il fait des parallèles avec plusieurs autres paroisses qui pourraient vivre la même situation, en parlant notamment de l'église Saint-Jean-Eudes. Une réunion tenue lundi soir n'a pas permis de mettre sur pied un comité chargé de trouver des solutions pour assurer l'avenir de l'église du quartier Saint-Jean-Eudes.




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