Fini les concombres libanais aux Serres Toundra

Le manque de main-d'oeuvre des Serres Toundra force... (Archives Le Quotidien, Louis Potvin)

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Le manque de main-d'oeuvre des Serres Toundra force la direction à cesser la production de concombres libanais.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les Serres Toundra abandonnent la production des concombres libanais en raison du manque de main-d'oeuvre.

La nouvelle a été confirmée par Daniel Leblond, d'Unifor, qui discute actuellement avec la direction et les employés pour l'élaboration d'un nouveau contrat de travail. «Ils vont arrêter pour 2017. Ils vont évaluer par la suite. C'est vraiment lié à un problème de main-d'oeuvre. Il manque de monde. C'est justement pour ça que nous sommes là, Unifor. On veut que cette entreprise fonctionne et on va travailler avec la direction pour l'aider à relever les différents défis», mentionne le syndicaliste.

Le Quotidien n'a pas pu obtenir plus de détails de la part de la direction sur cette décision d'abandonner ce type de production. «Pour la récolte des concombres anglais, ça va très bien et ça dépasse les évaluations. L'employeur veut donc se concentrer sur ce marché. La croissance des concombres libanais était trop rapide et il était compliqué pour les employés de fournir. Ça prendrait 30 employés de plus», ajoute-t-il.

Fierté régionale

Depuis qu'Unifor est dans le décor pour affilier les quelque 180 employés des Serres Toundra, des démarches ont été prises pour accroître le sentiment d'appartenance. Rappelons qu'une juge du Tribunal administratif a donné gain de cause à Unifor qui contestait la validité du contrat de travail mis en place par un syndicat imposé par l'employeur.

«Il faut maintenant passer à autre chose. Cette entreprise doit devenir une fierté régionale et nous allons travailler en ce sens. On attend l'accord de l'agent pour vraiment commencer à travailler sur un contrat de travail. Déjà des rencontres ont eu lieu. Il y a un respect de la part de l'employeur et les employés sont enthousiastes et on les tient informés», mentionne celui qui est le président de la scierie de Résolu de Mistassini.

Pas fermer les serres

Daniel Leblond pense qu'Unifor peut aider l'entreprise dans son défi d'attirer, mais surtout garder sa main-d'oeuvre. «Le sentiment de fierté doit être travaillé. Il y a une majorité d'employés qui adorent leur travail. Il faut leur dire. Il faut les valoriser. La clé du succès des Serres Toundra va résider dans sa main-d'oeuvre. Il faut qu'ils se sentent appréciés. Nous voulons que les conditions de travail s'améliorent tout en respectant les exigences de l'entreprise. On n'est pas là pour fermer les Serres. On veut que cette entreprise fonctionne et se développe. C'est un secteur d'avenir et Unifor veut y contribuer à sa façon», mentionne Leblond.




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