Le maire d'accord avec PFR

Le maire de Saguenay, Jean Trembay, a dit... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le maire de Saguenay, Jean Trembay, a dit qu'il comprenait la décision de Produits forestiers Résolu, en marge de la conférence de presse annonçant la venue des bateaux de croisière de Disney à La Baie.

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Pascal Girard
Le Quotidien

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, est catégorique. Il n'a jamais été question pour la Ville de réaliser le projet du Comité pour l'avenir du site de la Consol (CASC). Et il comprend Produits forestiers Résolu (PFR) d'avoir refusé d'assumer d'éventuels coûts additionnels de décontamination.

« La Ville n'a jamais eu de projet. Ce projet-là (du CASC), ça ne se fera pas. Ceux qui disent qu'on peut le faire sur un terrain classé C, je ne les crois pas », a révélé le maire de Saguenay lors d'un entretien téléphonique.

Le projet du CASC prévoyait un pavillon d'accueil, une rampe de mise à l'eau, un quai avec brise-lames pour les bateaux de pêcheurs, des sentiers pédestres, une piste cyclable, une tour d'observation, sans oublier du stationnement pour les automobiles. Le site aurait également compris trois bâtisses servant aux entreprises privées partenaires du projet.

Jean Tremblay ne voulait pas que Saguenay se retrouve propriétaire d'un terrain qui ne permet pas un aménagement de villégiature et de loisir, car il pense que des citoyens auraient demandé à la Ville de le faire quand même. Il croit que les Baieriverains ne souffriront pas de l'absence d'un accès additionnel au plan d'eau. « Quand l'usine était là, la ville marchait pareil », a-t-il lancé.

D'accord avec PFR

Contrairement au conseiller Luc Boivin (voir autre texte), le maire Tremblay n'en veut absolument pas à PFR. « Je comprends Résolu un peu. Ils n'ont pas l'intention qu'on leur arrive avec une facture de 2 M $. On leur a demandé de nous le donner et ils nous le donnent. Mais par contre, ils nous disent « prends-le comme il est » », a-t-il enchaîné. PFR a mis fin aux discussions vendredi dernier pour finaliser une entente de cession des terrains de la Consol à La Baie.

Selon le maire, le seul aménagement possible sur le terrain dans son état actuel est d'y mettre du gazon. « Je me demande si on peut mettre des toilettes, je pense que non », a poursuivi celui qui ne semblait pas trop accorder d'importance au fait que le comité exécutif de Saguenay ait accepté l'entente de principe intervenue entre la Ville et l'entreprise.

La crainte principale de Jean Tremblay face au terrain aurait été de se retrouver face à des demandes éventuelles de Québec. « J'ai peur du ministère de l'Environnement. C'est le ministère le plus compliqué qu'il y a. Ça peut nous coûter une fortune et je ne veux pas mettre la Ville dans l'embarras. Je ne veux pas laisser de tache en partant », a-t-il professé, statuant que le dossier est clos pour le conseil municipal actuel. Selon lui, s'il y a des développements, ce sera avec la future administration de Saguenay. 

Les élections auront lieu en novembre prochain. Jean Tremblay ne sera pas candidat. Jean-Pierre Blackburn se présentera sous les couleurs du Parti des citoyens de Saguenay, la formation du maire sortant. Josée Néron, de l'Équipe du renouveau démocratique, et Arthur Gobeil sont les deux seuls autres candidats officiels pour l'instant.

La décontamination en cause

C'est bel et bien la question de la décontamination de l'ancien terrain de la Consol à La Baie qui a fait avorter les négociations. Au moment de la rédaction de l'entente finale, Saguenay a tenu à ajouter des clauses qui n'étaient pas dans l'entente de principe.

« L'entente de principe, ça disait qu'ils vendaient pour 1 $, que le terrain était décontaminé de critère C et que la Ville devait faire un parc. Il y avait des conditions et on était d'accord avec ça. Une entente de principe, ce n'est pas un contrat. Ce n'était pas plus détaillé que ça », a d'abord répondu le conseiller municipal Luc Boivin, au sujet de l'entente de principe intervenue entre Saguenay et Produits forestiers Résolu. L'entente a été entérinée par le comité exécutif le 5 octobre.

C'est lors de la rédaction de l'entente finale que les problèmes sont survenus, comme le rapportait le porte-parole de PFR, Karl Blackburn, dans l'édition du Quotidien de jeudi.

Selon Luc Boivin, PFR s'engageait à fournir les documents prouvant que le terrain était bel et bien décontaminé au critère C. « Mais si jamais on découvre que ce n'est pas critère C, bien ils nous ont dit qu'ils ne sont pas responsables. (...) On a dit "si c'est au-delà, vous engagez-vous à payer" ? Ils ne voulaient pas. C'est un obstacle majeur », a insisté le conseiller municipal, visiblement en colère contre l'entreprise.

Luc Boivin a rappelé que Saguenay s'est déjà fait jouer un tour lors de l'achat du terrain de l'ancien concessionnaire Chic Pontiac Buick au centre-ville de Chicoutimi. « On l'a acheté sans garantie légale et ça nous a coûté 1 M $ », a-t-il rappelé. C'est précisément ce que la Ville désirait éviter avec l'achat de ce terrain. Toutefois, cette clause n'était pas présente dans l'entente de principe.

Le conseiller est d'avis qu'il y aurait eu moyen de réaliser une bonne partie du projet du CASC, mais sans construire toutes les bâtisses qui étaient prévues.




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