La STS analysera la situation

Le terminus de Chicoutimi de la STS... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Le terminus de Chicoutimi de la STS

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

La Société de transport du Saguenay (STS) n'entend pas demeurer inactive face à la décision de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) de rejeter son offre de transport intégré pour les élèves du secondaire. Elle laisse le soin à ses procureurs d'examiner les options possibles au plan juridique.

Le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, s'en prend à la manière expéditive avec laquelle la décision a été prise par le comité consultatif du transport de la CSRS, en soirée mardi. 

« Nous sommes vraiment catégoriques sur le fait qu'on réfute les décisions des dirigeants de la commission scolaire. On pense qu'ils n'ont pas fait une analyse des hypothèses réelles. »

Siégeant au sein de ce comité, M. Roberge ajoute qu'un volume important de documents a été déposé séance tenante. Il n'y a pas eu de délibération et d'analyse. « Je me suis opposé à ce que le comité consultatif donne son avis puisqu'il fallait prendre le temps de parler des documents déposés. »

Interrogé afin de savoir si, selon lui, la CSRS a fait preuve ou non de bonne foi, M. Roberge hésite avant d'affirmer que les dirigeants de la commission scolaire ont rejeté cavalièrement la proposition de partenariat.

Le directeur ajoute que la STS a fait préparer par la firme d'experts Vecteur5 (voir autre article) un rapport argumentaire démontrant les avantages du transport intégré à plusieurs niveaux (saines habitudes de vie, économie, environnement, développement régional, etc.).

Économie

Rappelons que la CSRS en est arrivée à la conclusion que les coûts reliés au transport des 2112 jeunes fréquentant cinq écoles s'élèveraient à plus de 608 200 $ pour une première option et à 783 550 $ pour l'option 2. Le même service assuré par les transporteurs scolaire coûterait 322 058 $ de moins pour l'option 1 et 497 000 de moins pour l'option 2.

Quant au président de la STS, Réjean Hudon, ce dernier rappelle que les contribuables de Saguenay paient déjà pour un service de transport en commun et qu'il est du devoir de toutes les institutions, y compris la commission scolaire, de participer au développement de ce service.

Tout a été fait pour obtenir le mandat

(DV) - La Société de transport de Saguenay (STS) a tout fait en son pouvoir pour convaincre la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, et éventuellement celle de Jonquière, de faire appel à ses services pour le transport d'élèves sur le territoire de la ville.

Au cours des derniers jours, la STS avait fait préparer un rapport argumentaire par la firme spécialisée de consultants Vecteur5. Le document d'une quinzaine de pages, signé par le président Romain Girard, un ex-cadre chez Intercar, détenteur d'une maîtrise en aménagement du territoire, de même que par Guillaume Lafrenière, un ex-membre de la direction du transport terrestre au ministère des Transports, et par David Demers-Bouffard, détenteur d'une maîtrise en aménagement, tendait à démontrer les contributions potentielles de la STS dans le cadre d'un partenariat avec les deux organisations scolaires.

Saines habitudes

On y présentait la démarche inscrite comme une stratégie de promotion du mieux-être collectif et de frein à la décroissance.

Parmi les arguments présentés, les auteurs rappellent que dans le cadre de la Politique gouvernementale de prévention de la santé et conformément au Plan de développement durable 2016-2026 de Saguenay, les saines habitudes de vie sont des éléments centraux des politiques publiques. 

« En incitant les utilisateurs à marcher une certaine distance pour se rendre aux points d'embarquement, le transport en commun est une façon efficace de conjuguer mode de vie actif et rapidité des déplacements. Les utilisateurs de transport en commun marchent en moyenne près de 20 minutes pour se rendre et revenir des arrêts d'autobus, ce qui représente les deux tiers de la recommandation quotidienne proposée par l'Organisation mondiale de la santé », y lit-on. 

De plus, les utilisateurs de transport en commun courent 20 fois moins de risque d'être victimes d'un accident mortel que l'occupant d'une automobile.

Le transport intégré permet de familiariser les jeunes au transport en commun en les habituant à l'utiliser avant la maturité, ce qui augmente les probabilités qu'ils l'utilisent à l'âge adulte. 

Frein à la décroissance

Dans un contexte de désindustrialisation de la région, de baisse démographique et d'exode des jeunes, le transport en commun est présenté comme un élément essentiel d'une ville universitaire. On y mentionne qu'un développement accru du transport en commun dans la région permettrait de diminuer l'écart entre la région métropolitaine du Saguenay et les autres centres urbains comparables.

Réticences

Le rapport de Vecteur5 note que la STS est la seule société à ne pas avoir développé de liens d'affaires avec une commission scolaire, outre une demande mensuelle variant selon les besoins. On y explique que cette situation vient du fait que les commissions scolaires sont réfractaires à l'idée de passer du transport exclusif scolaire au transport intégré, même si ce transfert ne se ferait que partiellement. « Cette situation s'explique par le fait historique que les commissions scolaires constituent un gestionnaire de service pour un groupe d'affinité afin de répondre à leurs besoins spécifiques, voire exclusifs, négligeant le fait que leurs décisions ont des impacts au-delà de ces groupes et qu'elles affectent l'ensemble de la communauté.

Des arguments à caractères environnemental et économique complètent le document. 




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer