Transport scolaire: la proposition de la STS rejetée

Le terminus de Chicoutimi de la STS... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le terminus de Chicoutimi de la STS

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Les membres du conseil des commissaires de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) rejettent la proposition de la Société de transport du Saguenay (STS) pour le transport d'une partie des élèves du secondaire. L'adoption de la proposition aurait engendré des coûts supplémentaires allant de 320 000 à 500 000 $, invoque-t-on.

La décision a été annoncée tard mardi, peu avant minuit, par voie de communiqué, au terme d'une réunion à huis clos qui a duré plusieurs heures. 

Lors de cette séance régulière du comité du commissaire, en présence de la nouvelle présidente de la commission scolaire, Liz Gagné, les commissaires ont pris connaissance des recommandations émises par le comité consultatif du transport qui portait sur la proposition présentée par la STS pour assurer le transport d'une partie des élèves du secondaire demeurant sur le territoire de Saguenay.

«En raison de l'importance des coûts reliés aux deux options proposées par la STS et des préoccupations exprimées par la majorité des membres du comité consultatif concernant entre autres la sécurité des élèves et les frais chargés aux parents, la Commission scolaire se voit dans l'obligation de rejeter cette proposition», peut-on lire, dans le communiqué de presse. 

Coûts supplémentaires

Selon l'analyse de la proposition de transport, qui concernait 2112 élèves sur les quelque 3500 qui bénéficient actuellement d'un transport offert par la commission scolaire, les coûts s'élèveraient à plus de 608 200 $ pour la première option proposée par la STS, et à quelque 783 550 $ pour la deuxième option.

«Toutefois, ce même service, assuré par l'ensemble de nos transporteurs scolaires, coûterait 322 058$ de moins pour l'option 1 et 497 354$ de moins pour l'option 2», précise-t-on.

En outre, dans le cas de la première option proposée par la STS, les parents qui n'auraient pas utilisé les services de la STS auraient dû payer 192$ par année, par enfant, pour assurer un transport actuellement offert gratuitement matin et soir, soutient la CSRS.

Éviter des compressions ailleurs

Le conseil des commissaires explique avoir pris cette décision dans un souci d'équilibre budgétaire qui est appliqué à tous les secteurs d'activités de la commission scolaire.

«Si elle allait de l'avant avec la proposition, la CSRS serait alors dans l'obligation d'effectuer des compressions dans d'autres services directs aux élèves ou encore de refiler une partie de la facture aux parents de ces jeunes», est-il invoqué. Les facteurs politiques et socio-économiques avancés par la STS ne pouvaient donc faire le poids dans la décision prise par les commissaires. La sécurité des élèves a aussi fait pencher la balance vers le rejet de la proposition de la STS, puisque les élèves demeurant sur un boulevard n'auraient plus eu accès à un embarquement à domicile.

Ce sera la guerre, promet Réjean Hudon

(Denis Villeneuve) - Pour le président de la STS, Réjean Hudon, la proposition déposée aurait permis d'optimiser l'organisation du transport des élèves tout en réalisant des économies substantielles à long terme pour les contribuables. « On ne parle pas de ramasser tous les élèves. On ne démolit pas le système de transport scolaire. J'espère que la commission scolaire va accepter la proposition sinon, ce sera la guerre », avait-il promis, plus tôt mardi. Finalement, la décision a été rejetée.

« La Ville fournit 10 M $ à la STS pour le transport en commun ». Le transport scolaire midi et soir de tous les étudiants de la CSRS profite quant à lui d'une subvention de 9,5 M $ de la part de Québec, pour l'utilisation de 121 véhicules toutes catégories (autobus, minibus, berlines, véhicules adaptés). 

Même s'il admet que son exemple peut être boiteux en raison de l'existence du métro, M. Hudon affirme que lorsqu'il séjourne à Montréal, il n'aperçoit aucun autobus jaune de transport scolaire.

En entrevue plus tôt mardi, Jean-Luc Roberge, directeur général de STS, affirmait que l'objectif était que les autobus puissent transporter 2000 élèves de niveau secondaire en milieu urbain fréquentant les écoles Charles-Gravel, Lafontaine, Dominique-Racine, des Grandes-Marées, L'Oasis et Laure-Conan, là où le réseau est déjà existant. « Notre modèle intégré ne fait pas de transport porte-à-porte puisque l'étudiant a une distance à parcourir à pied. Notre proposition tient compte de ça », affirme M. Roberge.

Ce dernier ajoutait que les aménagements proposés auraient comblé les besoins des étudiants de la commission scolaire pour des décennies à venir. 

La proposition déposée comprenait l'implantation d'un laissez-passer mensuel illimité au coût de 48 $ par élèves, valide sur tout le réseau de la STS sur une base d'accès illimité.

Une deuxième option avait été offerte avec l'établissement d'un laissez-passer mensuel au coût de 37,10 $ représentant 70 % du coût d'un laissez-passer étudiant fixé à 53 $. L'étudiant détenteur aurait eu accès au service de transport du lundi au vendredi, de 6 h 30 à 18 h 30 pendant le calendrier scolaire. Les parents des élèves n'auraient eu aucun frais à payer pour le titre. Des frais supplémentaires de 10,90 $ se seraient ajoutés pour un laissez-passer illimité. Rappelons qu'en vertu de l'entente du 26 avril, la CSRS s'était engagée à suspendre le processus d'adjudication des contrats de transport jusqu'au 13 mai pour les années scolaires 2017-2018 à 2021-2022.

La STS a tout fait pour obtenir le mandat

Pour le président de la STS, Réjean Hudon, la proposition déposée aurait permis d'optimiser l'organisation du transport des élèves tout en réalisant des économies substantielles à long terme pour les contribuables. 

« On ne parle pas de ramasser tous les élèves. On ne démolit pas le système de transport scolaire. J'espère que la commission scolaire va accepter la proposition sinon, ce sera la guerre », avait-il promis, plus tôt mardi. Finalement, la décision a été rejetée.

« La Ville fournit 10 M $ à la STS pour le transport en commun ». Le transport scolaire midi et soir de tous les étudiants de la CSRS profite quant à lui d'une subvention de 9,5 M $ de la part de Québec, pour l'utilisation de 121 véhicules toutes catégories (autobus, minibus, berlines, véhicules adaptés). 

Même s'il admet que son exemple peut être boiteux en raison de l'existence du métro, M. Hudon affirme que lorsqu'il séjourne à Montréal, il n'aperçoit aucun autobus jaune de transport scolaire.

En entrevue plus tôt mardi, Jean-Luc Roberge, directeur général de STS, affirmait que l'objectif était que les autobus puissent transporter 2000 élèves de niveau secondaire en milieu urbain fréquentant les écoles Charles-Gravel, Lafontaine, Dominique-Racine, des Grandes-Marées, L'Oasis et Laure-Conan, là où le réseau est déjà existant. « Notre modèle intégré ne fait pas de transport porte-à-porte puisque l'étudiant a une distance à parcourir à pied. Notre proposition tient compte de ça », affirme M. Roberge.

Ce dernier ajoutait que les aménagements proposés auraient comblé les besoins des étudiants de la commission scolaire pour des décennies à venir. 

La proposition déposée comprenait l'implantation d'un laissez-passer mensuel illimité au coût de 48 $ par élèves, valide sur tout le réseau de la STS sur une base d'accès illimité.

Une deuxième option avait été offerte avec l'établissement d'un laissez-passer mensuel au coût de 37,10 $ représentant 70 % du coût d'un laissez-passer étudiant fixé à 53 $. L'étudiant détenteur aurait eu accès au service de transport du lundi au vendredi, de 6 h 30 à 18 h 30 pendant le calendrier scolaire. Les parents des élèves n'auraient eu aucun frais à payer pour le titre. Des frais supplémentaires de 10,90 $ se seraient ajoutés pour un laissez-passer illimité. Rappelons qu'en vertu de l'entente du 26 avril, la CSRS s'était engagée à suspendre le processus d'adjudication des contrats de transport jusqu'au 13 mai pour les années scolaires 2017-2018 à 2021-2022.




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