La pauvreté n'est pas un choix

Les porte-parole de la Table de lutte contre... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Les porte-parole de la Table de lutte contre la pauvreté, Annie Jean-Lavoie et Georgette Pelletier (à gauche), ont lancé la campagne « La pauvreté, on ne la choisit pas, on la subit ».

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pauline Mourrat
Le Quotidien

La Table de lutte contre la pauvreté de Chicoutimi (TLCPC) lance une campagne de sensibilisation ayant pour thème « La pauvreté, on ne la choisit pas, on la subit », à l'occasion de la semaine de la dignité.

« On veut montrer que personne n'est à l'abri de la pauvreté, que ce n'est pas un choix de vie », explique l'une des deux porte-parole de la Table, Annie Jean-Lavoie. La campagne avait déjà été lancée il y a quelques années et elle refait surface pour 13 jours. Cette campagne, une initiative régionale, a vu le jour à la demande des membres de la Table. Des photos sont diffusées sur les réseaux sociaux et Chicoutimi, à raison d'une nouvelle photo par jour. Chaque affiche représente un préjugé concernant la pauvreté, et on peut y lire des messages comme « La pauvreté dans une famille c'est héréditaire... Le croyez-vous ? » À l'époque de la première campagne, les photos avaient eu un gros impact sur la population, et le message était semblable.

Au cours de ces 13 jours de campagne, la TLCPC espère que les effets seront significatifs. « Treize jours, ce n'est pas long, mais peut-être que ça va faire des petits, les images vont rester sur les réseaux sociaux », rappelle la deuxième porte-parole, Georgette Pelletier.

« Il y a toujours eu des préjugés sur la pauvreté, mais avec les mesures sociales qu'on entend, le gouvernement participe à conserver ces préjugés, et même à les favoriser, déplore Annie Jean-Lavoie. Notamment avec les 399 $ à l'aide sociale, c'est facile de taper sur le clou des personnes pauvres. »

En région

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean regroupe une forte concentration de personnes vivant en situation de pauvreté. « Le coût de la vie est cher, on a moins de services comparativement aux grandes régions, notamment au niveau du transport. On est dans une région-ressource qui marche avec les grandes industries », font remarquer les deux porte-parole. La TLCPC est un regroupement d'une vingtaine d'organismes qui ont pour but de contrer l'exclusion sociale et la pauvreté.

Martial Ouellet, Julie Bilodeau, Harold Tremblay et Marie-Josée... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse) - image 2.0

Agrandir

Martial Ouellet, Julie Bilodeau, Harold Tremblay et Marie-Josée Bouchard ont présenté le projet de nouvelle remise, mardi matin.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

Coup de pouce à la friperie

(Anne-Sophie Maltais) - Le Service budgétaire et communautaire de Chicoutimi aura une nouvelle remise pour entreposer les vêtements, meubles et autres articles de la friperie de l'organisme, Éco-Fripes Roussel. La construction de ce projet d'une valeur de 25 000 $ débute aujourd'hui.

La remise sera installée dans la cour arrière de l'édifice actuel, situé sur la rue Roussel. Ses dimensions seront de 12 pieds par 32 pieds et elle sera non isolée. Harold Tremblay, président de l'APCHQ et de construction expert HT, affirme que l'isolation n'est pas nécessaire. « On veut tout simplement que les quatre murs soient fermés pour éviter que l'eau ou les animaux entrent », justifie-t-il. 

Les travaux, qui se dérouleront sur une période de deux semaines, répondent à un besoin criant de l'organisme. Comme la friperie constitue la principale source de revenus, M. Tremblay croit que cette nouvelle remise est essentielle. « Les bâtiments qui servent actuellement à l'entreposage et au triage des objets destinés à la friperie sont dans un état très critique et risquent de s'effondrer. En construisant cette nouvelle remise, nous estimons que cela aidera à maintenir les services et assurera ainsi sa pérennité », explique-t-il.

Le projet se concrétise grâce à plus d'une vingtaine de partenaires de la région. Martial Ouellet, administrateur du CA, explique que l'organisme n'aurait pas pu débourser lui-même pour le projet. « On n'est pas pour s'embarquer dans un projet de construction qu'on n'aura pas les moyens de payer. On est là pour dire aux gens comment se faire un budget, on n'ira pas dépenser l'argent que nous n'avons pas », explique-t-il.

Pour la trentaine de bénévoles qui offrent de leur temps à l'organisme, cette remise est un véritable cadeau. « Vous ne pouvez pas vous imaginer le bien que vous faites à cet organisme-là », a dit François Morissette, l'un des bénévoles, en s'adressant aux entrepreneurs s'impliquant dans le projet. Présentement, l'endroit où étaient entreposés les différents articles de la friperie était en piteux état. En effet, des vermines et de l'eau s'infiltrent régulièrement, ce qui nuit au bon fonctionnement de la friperie.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer