Le terrain de la Consol utilisé

Environ une vingtaine de personnes, en plus des... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Environ une vingtaine de personnes, en plus des employés de Rio Tinto, ont pris part à la séance d'information tenue à l'Auberge des 21.

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Pascal Girard
Le Quotidien

Si jamais le projet est accepté par Québec à la suite de l'avis fourni par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, Rio Tinto entend utiliser une partie du terrain de l'ancienne usine de la Consol à La Baie pour y aménager un bassin d'assèchement lié aux travaux de dragage d'entretien des quais Powell et Duncan.

Rio Tinto Alcan avait acheté, pour environ 500 000 $, ce terrain d'une dizaine d'acres en 2010 alors qu'AbitibiBowater, devenu Produits forestiers Résolu (PFR) depuis, était sous la protection de la Loi fédérale des arrangements avec les créanciers. L'usine à papier a été démolie en 2006. L'autre partie du terrain a été cédée à Saguenay en octobre dernier pour la modique somme d'un dollar par PFR. L'utilisation du terrain pourrait se faire selon les modalités du projet citoyen du Comité pour l'avenir du site de la Consol (CASC).

C'est l'information qui est ressortie de la séance d'information publique sur le Programme décennal de dragage d'entretien et réfection des quais déposé à Québec par la multinationale de l'aluminium. Le projet consiste à draguer l'accumulation de sédiments qui s'est accumulée sur le fond marin et qui ultimement pourrait empêcher les navires de la taille actuelle d'accoster à La Baie. La profondeur devant les deux quais de RT est d'environ 12 mètres et moins d'un mètre de sédiments devrait être retiré par voie de dragage mécanique. Question d'innover, Rio Tinto entend assécher ces résidus et les valoriser. Par le passé, les boues de dragage étaient simplement transportées au site de résidus de boues rouges. Rio Tinto a développé la nouvelle technique lors de tests en 2014 sur le site des installations portuaires. Le bassin d'assèchement, d'une hauteur maximale d'un mètre et demi, serait situé tout juste à côté de la clôture délimitant le terrain de Rio Tinto et la portion appartenant désormais à Saguenay.

Séance

Environ une vingtaine de personnes, en plus des employés de Rio Tinto, ont pris part à la séance d'information, mais la grande majorité d'entre eux représentaient des regroupements de citoyens ou des groupes environnementaux. Ceux qui sont intervenus le plus souvent sont Yves Gauthier, directeur général d'EURÊKO ! , et Tommy Tremblay, directeur général du Conseil régional de l'environnement du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Yves Gauthier s'est notamment inquiété de l'impact du vent sur le bassin d'assèchement. Tommy Tremblay a pour sa part demandé à Rio Tinto pourquoi elle voulait draguer le côté peu utilisé du quai Powell. La multinationale n'a pas de projet de permettre à une autre entreprise de l'utiliser, mais des bateaux peuvent y accoster pour subir des réparations. Les autres organismes qui ont posé des questions furent le Comité de bon voisinage, Contact Nature Rivière-à-Mars, l'Organisme de bassin versant du Saguenay et ZIP Saguenay. La présidente du CASC, Aline Lavoie, était également présente, mais n'est pas intervenue.

Les citoyens ont jusqu'au 2 juin pour demander une audience publique comme telle du BAPE. Messieurs Gauthier et Tremblay ont répondu au Quotidien après la séance qu'il était trop tôt pour se prononcer et qu'ils continueraient d'étudier le dossier déposé par Rio Tinto.




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