Une concentration en e-sports

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Le directeur de l'École polyvalente Arvida, Carl Lévesque, a été séduit par la concentration Sports électroniques en Sport-Arts-Études élaborée par les promoteurs Éric Gravel (au centre) et Frédéric Michaud (à droite).

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

À compter de septembre, une nouvelle concentration en Sport-Arts-Études (SAE) sera offerte à l'École polyvalente Arvida et elle a de quoi étonner. Sur la base d'un projet pilote, l'établissement dispensera le programme Sports électroniques à une vingtaine d'élèves de troisième, quatrième et cinquième secondaires.

La semaine dernière, le Cégep de Matane a annoncé l'implantation d'une concentration « e-sport ». Au secondaire, il s'agit toutefois d'une première au Québec. Ce projet novateur a été élaboré par Éric Gravel, propriétaire du Centre multiforme d'Arvida, et son partenaire d'affaires et ami de longue date, Frédéric Michaud. Éric Gravel n'est pas étranger à Sport-Arts-Études. Sa progéniture a emprunté ce parcours et chaque jour de la semaine, des jeunes de la Polyvalente Arvida se rendent chez Multiforme, un organisme partenaire de SAE, pour s'entraîner. Frédéric Michaud, qui travaille pour l'entreprise de solutions informatiques INSO, a fait partie de l'alignement des Élites du Saguenay-Lac-Saint-Jean de 1991 à 1992. Son fils étudie en Sport-Arts-Études hockey. 

Quand les deux hommes ont approché la direction de l'École polyvalente Arvida, ils ont fait lever quelques paires de sourcils, à commencer par ceux de Carl Lévesque. Le directeur a toutefois vite compris que le cursus en sports électroniques proposé par les promoteurs allait bien au-delà du jeu. 

« Les trois volets du programme nous ont convaincus. Oui, il y a le sport électronique, mais il y a aussi un volet formation et un volet sportif. On rejoint une clientèle qui n'est pas destinée à un sport ou à une discipline en particulier. On essaie d'aller chercher les jeunes dans leur passion pour les jeux vidéo et de les accrocher au sport », dit Carl Lévesque. Les élus de la Commission scolaire De La Jonquière ont eux aussi donné leur aval au projet. 

Si le jeu électronique demeure « l'appât » pour attirer les jeunes, les futurs élèves sauront pertinemment, dès l'inscription, qu'ils ne passeront pas tous les après-midi de la semaine avec une manette entre les mains. Dans la concentration en sports électroniques, un volet pédagogique axé sur l'informatique occupera une place aussi importante que le « gaming ». Les ados amasseront des outils qui leur serviront tout au long de leur parcours scolaire et professionnel. Ils se familiariseront notamment avec le fonctionnement interne d'un ordinateur et bénéficieront de formations portant sur les réseaux sociaux, l'exploration de contenus Web et l'utilisation de la suite Office. Le troisième volet est entièrement dédié au sport. Le vrai, non le virtuel. La pratique de l'activité physique sera obligatoire pour tous et tributaire de la réussite de chaque élève. Les jeunes feront du conditionnement physique et découvriront des sports d'équipe. Quant à la portion consacrée à la pratique de jeux vidéo en ligne, les apprentissages pourraient mener à des tournois et à des championnats de sports électroniques. Les jeux violents seront exclus du programme. 

« Ce qui est gagnant, c'est que le jeune va apprendre des choses, bouger, socialiser et continuer de développer sa passion pour le sport électronique », met en relief Frédéric Michaud. 

Porte-parole de la Commission scolaire De La Jonquière, Marie-Ève Desrosiers ne manque pas de souligner qu'au-delà de chaque discipline, Sport-Arts-Études, c'est avant tout « une question de valeurs ». Elle précise que le nouveau programme épouse en tous points la philosophie de l'organisation, tout en facilitant l'atteinte de l'équilibre entre le sport, l'apprentissage et le jeu.

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Aux États-Unis, les tournois de sports électroniques attirent des milliers de personnes.

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Des équipements de haute technologie installés

De nouveaux locaux seront aménagés au Centre Multiforme, situé sur la rue de Lasalle, où les élèves passeront tous les après-midis de la semaine.

Lorsqu'ils ne seront pas investis dans le volet sportif du programme, ils travailleront avec des équipements à la fine pointe de la technologie. Chaque jeune aura son propre poste de travail doté d'un écran interactif. 

Pour Frédéric Michaud, ce projet éducatif novateur représente un beau défi, autant d'un point de vue personnel que professionnel. Lui et Éric Gravel entendent tout mettre en oeuvre pour que la concentration en sports électroniques puisse passer de l'étape de projet pilote en 2017-2018 au statut de programme en bonne et due forme l'année suivante. Les jeunes et les parents qui souhaitent en savoir davantage doivent visiter le www.esportarvida.com, où il est possible de s'inscrire dès maintenant. Pour la cohorte débutant cet automne, la vingtaine de places est réservée aux élèves de secondaire trois à cinq qui fréquentent l'École polyvalente Arvida. Cela dit, si des jeunes provenant d'autres établissements soumettent leur candidature, chaque dossier sera étudié au cas par cas. L'an prochain, la concentration sera aussi ouverte aux jeunes de première et deuxième secondaire. Les coûts pour l'année scolaire oscilleront autour de 2000 $. Il s'agit du tarif médian pour les programmes d'excellence regroupés sous l'égide de SAE.

Qu'est-ce que le sport électronique ?

Le sport électronique (en anglais esport ou e-sport pour « electronic sport ») désigne la pratique sur Internet ou en réseau d'un jeu vidéo seul ou en équipe, par le biais d'un ordinateur ou d'une console de jeux vidéo. Des compétitions existent dans presque tous les genres de jeu et types de consoles. Plusieurs jeux demeurent populaires depuis quelques années : Counter-Strike, Call of Duty, League of Legends, Dota 2, Super Smash Bros. Melee, Hearthstone et StarCraft II, pour ne nommer que ceux-là. (Source : Wikipédia)




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