Transport scolaire: les conducteurs veulent de meilleures conditions

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À l'occasion d'un conseil fédéral qui a eu lieu à l'hôtel Le Montagnais, jeudi, les délégués de la Fédération des employés de services publics (FEESP-CSN) ont manifesté leur appui à leurs camarades du secteur du transport scolaire qui revendiquent des conditions minimales d'emplois.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les conducteurs d'autobus scolaires en ont marre d'attendre après le gouvernement afin qu'il fixe par décret leur taux horaire à 19,74 $ et ils entendent le faire savoir aux députés de l'Assemblée nationale.

À l'occasion d'un conseil fédéral qui a eu lieu à l'hôtel Le Montagnais, jeudi, les délégués de la Fédération des employés de services publics (FEESP-CSN) ont manifesté leur appui à leurs camarades du secteur du transport scolaire qui revendiquent des conditions minimales d'emplois, incluant un salaire de référence.

En entrevue, Denis Marcoux, président de la FEESP, a expliqué que ses membres se sont prêtés à un exercice d'évaluation des tâches des conducteurs avec la formation d'une table de travail comprenant des représentants du gouvernement et des associations de transporteurs.

Ce comité de travail en est arrivé à la détermination d'un taux horaire à 19,14 $ en janvier 2015, un taux indexé à 19,74 $ en avril. En raison de l'inaction du gouvernement à fixer par décret les conditions des conducteurs scolaires, certains d'entre eux voient leurs conditions de travail se détériorer.

« À plusieurs endroits dans la province, des chauffeurs travaillent à des conditions misérables qui frisent les normes du travail avec des taux à 11,25 $. On est tannés de se faire charrier. »

Selon lui, les conducteurs d'autobus scolaire sont pris entre l'arbre et l'écorce puisque les commissions scolaires lancent des appels d'offres pour retenir les services de transporteurs qui chargeront le moins cher pour le transport des élèves. En fin de compte, les conducteurs font les frais de cette pratique avec une baisse de leurs conditions de travail.

Stephen Gauley, président du Secteur transport scolaire, ajoute que depuis plus de 20 ans, les conducteurs luttent pour la reconnaissance de leur emploi et l'obtention d'un traitement décent.

« Le rapport du comité paritaire est publié depuis 2015 et on n'a jamais été capables de rencontrer le ministre pour exiger de lui que Québec adopte un décret », soutient M. Gauley.

STS

Également présent, Michel Gauthier, président du Syndicat du transport écolier du Saguenay-Lac-Saint-Jean, regroupant 130 membres, s'est prononcé sur la volonté de la Société de transport de Saguenay (STS) de s'approprier le transport des élèves de niveau secondaire en mentionnant que son syndicat verrait d'un mauvais oeil la perte de ces contrats.

Selon lui, le transport scolaire permet d'assurer la sécurité des élèves d'âge mineur disposant des équipements comme des bras d'éloignement, des feux de signalisation et des conducteurs sans antécédents judiciaires.

« On va voir comment ça va sortir, mais notre intention est de conserver le transport scolaire », conclut-il.

Soulignons qu'au Québec, 575 000 écoliers des secteurs primaire et secondaire montent à bord d'autobus scolaires quotidiennement.




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