Mieux connaître les communautés de marque

L'étudiant à la maîtrise en gestion des organisations... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'étudiant à la maîtrise en gestion des organisations à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Mathieu Simard, souhaite étudier l'impact de la culture sur les communautés de marque un peu partout dans le monde.

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Les communautés de marque, c'est-à-dire les admirateurs d'un produit qui se regroupent ensemble, proviennent de partout dans le monde. Elles peuvent donc être un outil intéressant pour les entreprises. Toutefois, comme les membres de ces communautés sont de différents pays, il se peut que leur culture influence leur rapport à la marque. C'est ce que souhaite découvrir l'étudiant à la maîtrise en gestion des organisations de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Mathieu Simard.

Le titre provisoire de son projet est « L'influence de la culture sur les communautés de marque ».

 « En marketing, les communautés de marque sont des gens qui se regroupent autour d'une marque. Ils vont partager des rituels et des traditions, et développent une culture au tour de la marque. L'exemple le plus connu est celui des fans des motos Harley-Davidson », mentionne M. Simard.

Pour son projet, l'étudiant s'est plutôt penché sur la communauté du jeu de société Warmachine, qui est joué un peu partout dans le monde. Il souhaite étudier si la culture des membres va influencer la culture interne de la communauté de marque. « Par exemple, je veux voir si les Chinois, les Français ou autres vont développer les mêmes rituels, les mêmes habitudes face à la marque », poursuit-il.

Mathieu Simard a choisi d'aller chercher les informations nécessaires à son projet à l'aide d'un sondage qu'il fera passer en ligne aux membres de la communauté. Il espère avoir le plus de personnes possible, pour avoir le meilleur échantillon possible. « On avait le choix entre aller faire des observations directes sur le terrain, aller rencontrer les gens, ou faire un sondage. On a choisi de faire un sondage comparatif, en utilisant des échelles de mesure déjà existantes en psychologie, en gestion et en marketing », raconte l'étudiant. 

Le projet de recherche de Mathieu Simard vient de commencer. Il n'a donc pas encore de résultats concrets sur l'influence que la culture a sur les communautés de marques. « La théorie originale disait que la culture n'est pas censée influencer la communauté. Mais quelques auteurs mentionnent qu'il pourrait y avoir une certaine influence. C'est encore assez flou comme concept, alors j'espère que ma recherche va pouvoir amener d'autres éléments », ajoute-t-il.

Pour aider les entreprises

Selon Mathieu Simard, une recherche comme la sienne pourrait permettre aux entreprises de gérer leur communauté de marque de façon plus efficace. 

« Pour une entreprise, les communautés de marque sont un canal de communication directe, peu importe où on se situe dans le monde. Ce sont des gens qui sont fanatiques de la marque, donc ce sont des consommateurs potentiels, et peuvent même être des ambassadeurs », raconte M. Simard.

Toutefois, il peut y avoir des désavantages à ces communautés. Les entreprises n'ont pas nécessairement le contrôle sur l'image de la marque qui est véhiculée par les membres. « Par exemple, Harley- Davidson perd parfois le contrôle sur la marque. Et quand on pense à leurs motos, on peut penser aux motards criminels. C'est une perte de l'image de marque. Alors certaines entreprises essaient de contrôler, dans une certaine mesure, leur image », explique l'étudiant.

En se penchant sur la possible influence des cultures sur les communautés de marques, Mathieu Simard espère fournir un outil aux entreprises, pour qu'elles puissent gérer leur image et puissent faire rayonner les valeurs de la marque.

Pousser les études le plus loin possible

Faire avancer les connaissances pour la science, mais également pour soi-même est un objectif louable, selon l'étudiant à la maîtrise en gestion des organisations de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Mathieu Simard. Il incite donc les jeunes à poursuivre leurs études le plus longtemps possible. 

« Ça vaut la peine, au moins seulement pour les connaissances qui seront apprises. Même si le marché du travail peut laisser croire qu'un diplôme de maîtrise n'est pas nécessairement utile, la connaissance n'est jamais perdue. Et à long terme, avoir fait une maîtrise peut donner un avantage si on veut avoir des postes plus élevés, par exemple », estime-t-il.

M. Simard explique que lors de son baccalauréat, il ne pensait pas nécessairement se diriger vers la maîtrise, car il estimait ne pas en avoir besoin pour se trouver un emploi. C'est lorsqu'il a trouvé un sujet qui le passionnait qu'il a choisi de poursuivre ses études au cycle supérieur, et qu'il s'est découvert un intérêt pour la recherche. « J'ai vraiment décidé de faire la maîtrise pour moi », mentionne-t-il.

Selon l'étudiant, avoir une passion pour son sujet de projet de recherche est un aspect important pour rendre la maîtrise un peu plus facile. « C'est la clé de la motivation. Sinon c'est un peu comme quand on était au secondaire et qu'on devait faire un rapport de lecture sur un livre qu'on avait détesté, mais pendant trois ou quatre ans ! », croit Mathieu Simard.

Il ajoute qu'il est également nécessaire de bien choisir son directeur de recherche. Pour Mathieu Simard, c'est un aspect majeur de la maîtrise. « J'ai vu souvent des étudiants qui choisissent le premier directeur qu'ils vont rencontrer qui pourrait convenir à leur projet. Mais c'est un peu comme se mettre en couple ! Il faut trouver quelqu'un qui peut te conseiller et t'encourager à continuer, et d'une manière qui te convient », explique-t-il.




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