Mireille Jean lance des flèches à Rio Tinto

La députée péquiste de Chicoutimi, Mireille Jean.... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La députée péquiste de Chicoutimi, Mireille Jean.

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Pascal Girard
Le Quotidien

La députée péquiste de Chicoutimi, Mireille Jean, estime que Rio Tinto doit investir rapidement pour respecter ses engagements au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Je suis inquiète de voir le temps que prend Rio Tinto à faire les investissements prévus dans l'entente de continuité. Le gouvernement a un rôle à jouer pour s'assurer que l'entreprise respecte sa parole. Les actions qu'on voit démontrent qu'ils veulent peut-être s'en sortir autrement. Il y a de quoi être inquiet », a répondu la députée, présente au Cercle de presse du Saguenay pour faire le bilan de sa première année à l'Assemblée nationale.

Elle a de plus parlé, de façon plus générale, des grandes entreprises qui s'impliquent de moins en moins. « Une PME qui est implantée dans son milieu va s'investir, elle va donner des sous à des organismes. Les multinationales, qui le faisaient autrefois, ne le font plus. C'est extrêmement malheureux. Il y a Rio Tinto qui maintenant se désengage. Les multinationales sont dans un endroit parce qu'elles en tirent profit. Il faut que ça permette aussi à la communauté d'avoir la qualité de vie que les gens méritent », a-t-elle poursuivi.

Sur le thème des grandes entreprises, elle s'est dite consternée d'avoir notamment vu les salaires que s'étaient octroyés les grands dirigeants de Bombardier. « Ce qui se passe dans les grandes entreprises, c'est révoltant. J'aime les affaires, je suis une femme d'affaires et je me révolte contre ces agissements. Les grandes entreprises ont une responsabilité sociale de payer leurs impôts. De plus, elles ont une responsabilité lorsqu'elles sont aidées par l'État. Elles ont des comptes à rendre. C'est essentiel, quand la population se serre la ceinture, qu'eux aussi ils se serrent la ceinture. C'est odieux », s'est-elle offensée, en ciblant notamment les stratégies d'évitement fiscal et les paradis fiscaux.

Prochaine élection

Pour l'instant, dans les sondages, le Parti québécois vient quelques points derrière le Parti libéral, malgré un fort taux d'insatisfaction envers le gouvernement, particulièrement dans l'électorat francophone. Ainsi, si des élections avaient lieu maintenant, le Parti libéral serait probablement reporté au pouvoir. « On est conscient de la situation au Parti québécois et les membres sont conscients de la situation, de ce qui se passe au Québec et de la problématique lors de la répartition des votes et à quel point le Parti libéral a une longueur d'avance », a admis la députée de Chicoutimi.

Disparition de la CRÉ

Mireille Jean a déploré la mort de la Conférence régionale des élus et l'impact qui s'en est suivi au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « La CRÉ donnait une plateforme de concertation des forces régionales. On a des éléments indépendants qui ont de la difficulté à se coordonner. Si la ville qui devrait jouer un rôle de leader (NDLR : Saguenay) ne le fait pas, c'est désastreux », a-t-elle souligné, visant directement le maire de Saguenay, Jean Tremblay. Elle a d'ailleurs critiqué son bilan, après avoir initialement hésité à le cibler dans ses réponses. « Je suis en désaccord avec son style de gestion. Je suis en désaccord avec son approche très centralisatrice de gestion, et son manque d'ouverture et de collaboration avec les gens autour de lui, qui ne permet pas la dissension. En 2007, quand je me suis présentée à la mairie, je pensais qu'il n'était pas l'homme de la situation. Je pense que le fait qu'il ne sera plus là va faire du bien », a poursuivi celle qui n'a pas reçu d'appel à travailler avec le maire depuis son élection.




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