Famille hôte pour des étudiants étrangers: une experience enrichissante

Annie Laberge agit comme famille hôte pour l'école... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Annie Laberge agit comme famille hôte pour l'école de langues de l'UQAC et invite les personnes intéressées à se porter volontaires.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

En agissant comme famille hôte pour l'école de langues de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Annie Laberge a trouvé une façon de joindre l'utile à l'agréable. Pourquoi récidive-t-elle chaque année depuis cinq ans ? « C'est comme voyager en restant chez nous et ça permet à mes enfants de s'ouvrir sur le monde », répond simplement la mère de trois enfants.

Résidante de Chicoutimi-Nord, Annie Laberge tient une garderie en milieu familial. Elle est aussi massothérapeute qualifiée. Un jour, sa tante, qui accueillait des étudiants en langues depuis 25 ans, lui a demandé de lui donner un petit coup de main. Annie Laberge a eu la piqûre et en cinq ans, elle a hébergé une dizaine de personnes en provenance du Canada anglais, des États-Unis et de la France. 

« Je trouvais que c'était une belle occasion pour que mes enfants soient en contact avec d'autres cultures. On s'entend qu'à Chicoutimi-Nord, le multiculturalisme n'est pas très présent. J'aime avoir beaucoup de monde autour de moi. J'aime ça quand ça bouge », pointe-t-elle. 

L'école de langues de l'UQAC a besoin de recruter de nouvelles ressources en hébergement pour satisfaire les besoins de la clientèle. Annie Laberge a été sollicitée pour parler publiquement de son rôle et tenter de convaincre les gens de franchir le pas en se portant volontaires. 

Elle agit comme famille hôte pour les sessions de printemps et d'été et accueille généralement un élève à la fois. Pour l'instant, elle n'accepte que des femmes, puisqu'elle a des adolescentes à la maison. L'an dernier, Annie Laberge a vécu une expérience fort positive en hébergeant une étudiante ontarienne d'origine russe. Elle signale que le processus de jumelage permet d'assurer la compatibilité entre l'étudiant et son milieu de vie temporaire. Les jeunes sont libres de participer aux activités proposées par la famille. 

« Moi, je les emmène partout. Si ça leur tente de venir faire l'épicerie avec moi, pas de problème. Souvent, ça leur permet de rencontrer des gens et de pratiquer leur français », précise-t-elle.

La famille hôte doit aussi tenir compte des restrictions alimentaires, des allergies, des goûts ou des religions de chacun. D'où l'importance d'un jumelage efficace. 

« Il y en a qui sont plus curieux que d'autres et qui aiment découvrir les mets régionaux. Je les accueille toujours avec une tourtière », lance-t-elle.

Cette année, la dame a ouvert les portes de sa maison à deux étudiantes françaises de l'UQAC originaires du Sénégal. C'est la première fois qu'Annie Laberge agit comme famille hôte pendant l'année scolaire pour des étudiants étrangers. Les deux élèves, de confession musulmane, cuisinent elles-mêmes leurs repas avec de la viande halale. 

Mme Laberge insiste sur l'importance de bien dicter les règles de la maison. Elle croit qu'il y a moyen, pour les deux parties, de vivre une expérience fort agréable et enrichissante tout en préservant l'intimité du noyau familial.




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