Le conjoint d'Hélène Martineau écarte la thèse du suicide

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Le conjoint d'Hélène Martineau, Michel Larouche, et ses proches écartent la thèse du suicide. Ils croient plutôt que la dame se serait égarée, qu'elle aurait eu un malaise ou qu'elle aurait été victime d'un acte criminel. Le Quotidien a rencontré M. Larouche, accompagné ici du porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, au quartier général de la SPS.

Le Quotidien, Yohann Gasse

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La famille d'Hélène Martineau, cette femme d'Arvida de 48 ans portée disparue depuis mercredi, écarte la thèse du suicide. Elle se serait plutôt égarée, aurait subi un malaise ou aurait été victime d'un acte criminel, selon ses proches. Son conjoint, Michel Larouche, lance un appel à la vigilance de la population pour qu'aucun indice ne soit laissé au hasard.

Michel Larouche, rencontré par Le Quotidien au quartier général de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), lundi après-midi, estime que l'accent a trop été mis sur les problèmes de santé mentale de sa conjointe, depuis le début des recherches. Mme Martineau, qui souffre d'une dépression, ne démontrait pas d'idées suicidaires, a-t-il tenu à souligner.

Hélène Martineau est suivie par un médecin et une thérapeute. Elle prend des médicaments en lien avec sa dépression. « Pour l'instant, la famille ne croit pas au suicide. Son médecin, sa thérapeute et un psychiatre qu'elle a vus n'ont pas détecté d'idées suicidaires », a insisté M. Larouche, avec aplomb. Il dit avoir aussi discuté du sujet avec sa conjointe.

La veille de sa disparition, mardi, Mme Martineau planifiait un voyage pour aller rejoindre sa soeur jumelle identique à Canmore, en Alberta, le vendredi suivant. Ce voyage, d'une durée indéterminée, visait à lui permettre de se retrouver et à se changer les idées.

Elle hésitait toutefois à quitter le domicile familial de la rue Montgomery, se sentant coupable de laisser ses trois filles de 15, 19 et 21 ans, le temps de son séjour.

Croyant que les thèses de l'égarement, du malaise ou de l'acte criminel sont à privilégier, Michel Larouche demande à la population de redoubler de vigilance. « Six jours après sa disparition, elle peut être partout au Québec. »

Il ajoute que sa conjointe a généralement de la difficulté à s'orienter et que les médicaments auraient pu la désorienter davantage. « Je demande aux gens de faire un exercice de mémoire et de penser à ce qu'ils faisaient mercredi après-midi, où ils se trouvaient, et à penser ensuite s'ils ont vu quelque chose d'anormal, une auto anormale, et à faire le même exercice pour les jours suivants. »

Objets à rechercher

Le jour de sa disparition, Hélène Martineau est partie sans porte-monnaie, cellulaire ou sac à main. M. Larouche souligne qu'elle avait cependant avec elle ses lunettes, son porte-clés et des flacons de médicaments d'ordonnance.

Les médicaments pourraient se trouver dans un petit sac de plastique Jean Coutu, où elle s'était rendue plus tôt. Elle portait une veste noire de marque North Face et une tuque noire lorsqu'elle a quitté sa résidence.

M. Larouche tient à remercier toutes les personnes qui ont contribué aux recherches des derniers jours. « Nous avons eu une super belle contribution de la population. Nous voulons remercier tout le monde pour leur temps, la nourriture qui nous est amenée, c'est incroyable. »

Plusieurs membres de la famille de l'extérieur de la région, de La Tuque, notamment, d'où Hélène Martineau est originaire, se sont déplacés à Arvida pour contribuer aux recherches et se soutenir pendant ces moments difficiles.

Michel Larouche a précisé qu'il a été interrogé par les enquêteurs et qu'il n'a pas été jugé nécessaire de lui faire passer le test du polygraphe. Il est prêt à le passer si cela lui est demandé.

Les personnes ayant des informations peuvent contacter les policiers de Saguenay au (418) 699-6000.

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Hélène Martineau, 48 ans, est portée disparue depuis mercredi midi. Elle portait une veste noire de marque North Face, une tuque noire, ses lunettes et avait avec elle son porte-clés et des flacons de médicaments, qui pourraient se trouver dans un petit sac de plastique Jean Coutu.

Courtoisie

Les recherches sur le terrain interrompues

Les recherches sur le terrain pour retrouver Hélène Martineau ont été interrompues dimanche après-midi. Elles reprendront si de nouveaux indices le justifient.

Après avoir été concentrées dans le quartier Sainte-Thérèse, à Arvida, et dans le secteur du Manoir Saguenay, lors des premiers jours, les recherches ont été dirigées dimanche vers le club de golf Saguenay Arvida. Des bouchons d'oreilles y ont été retrouvés, a rapporté le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier.

Hélène Martineau avait parfois l'habitude de marcher en portant des bouchons d'oreilles. « Les berges de la rivière Saguenay ont été ratissées à pied, mais rien n'a été trouvé », a précisé l'agent Cormier.

Même si les recherches sur le terrain ont été interrompues, l'enquête demeure toujours ouverte. « Nous portons un oeil attentif à tout autre événement qui peut avoir un lien avec la disparition », a-t-il précisé.

De nouvelles informations continuaient d'entrer dans ce dossier, lundi après-midi, et les policiers s'affairaient à les vérifier et à poursuivre les rencontres avec les proches d'Hélène Martineau.

Il n'est pas exclu que de nouvelles battues soient organisées dans les prochains jours par des groupes de bénévoles.

Le fil des événements reconstitué

Le conjoint d'Hélène Martineau, Michel Larouche, a refait le fil des événements des heures qui ont précédé la disparition de sa conjointe et mère de leurs trois enfants.

Hélène Martineau se trouvait chez elle en avant-midi, mercredi, lorsqu'elle a été vue pour la dernière fois par deux de ses filles, avant qu'elles ne quittent la maison pour aller à leurs cours respectifs.

Il est su ensuite que la dame s'est rendue au service santé de l'hôpital de Jonquière, où elle travaille au Centre de réadaptation en déficience physique, pour déposer un formulaire de prolongement de son congé de maladie.

Son voisin de jumelé l'a ensuite aperçue alors qu'elle revenait en voiture à la résidence familiale de la rue Montgomery, dans le quartier Sainte-Thèrese, à Arvida, vers 12 h 15.

Michel Larouche croit qu'elle aurait ensuite décidé de se diriger à pied vers la maison de ses parents, dans le quartier Saint-Mathias, où il se trouvait, pour le rencontrer et discuter des préparatifs du voyage. Les deux résidences se trouvent à une trentaine de minutes à pied l'une de l'autre. Il est peu probable, croit-il, qu'elle ait décidé d'aller prendre une marche dans les sentiers derrière le Manoir du Saguenay.

Les indices retrouvés jusqu'à maintenant laissent croire, selon son conjoint, que le projet de voyage dans l'Ouest canadien semblait se concrétiser. Une liste de préparatifs de voyage a été retrouvée dans la résidence et Hélène Martineau avait échangé des messages texte mercredi en matinée avec sa soeur, indiquant qu'elle voulait valider certaines informations avec son conjoint avant de confirmer son départ.




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