La bière se brasse dans les régions

Marie-Ève Myrand, directrice générale de l'Association des microbrasseries... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Marie-Ève Myrand, directrice générale de l'Association des microbrasseries du Québec, et Philippe Wouters, bièrologue, éditeur du magazine Bière et plaisirs et nouveau chroniqueur pour Groupe Capitales Médias, étaient de passage au Cercle de presse de Saguenay, mercredi.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

L'industrie des microbrasseries, avec ses 175 brasseurs à travers le Québec, est en pleine effervescence, présentement, avec une part de marché de 10 %. Seulement en 2016, les microbrasseurs québécois ont lancé sur le marché 521 nouveaux produits.

Le bièrologue Philippe Wouters, éditeur du magazine Bière et plaisirs et nouveau chroniqueur pour Groupe Capitales Médias, était de passage au Saguenay, mercredi, en compagnie de la Jonquiéroise Marie-Ève Myrand, la nouvelle directrice générale de l'Association des microbrasseries du Québec, pour rencontrer la presse et prononcer une conférence au Cégep de Jonquière.

« Il faut savoir que 27 % des microbrasseries du Québec sont situées dans des municipalités de moins de 10 000 habitants. Les microbrasseurs sont des passionnés et des amoureux de leur région. Il ont décidé de rester dans leur milieu de vie non seulement pour la gagner, mais aussi pour créer des emplois. Ils sont fiers de leur village et ils s'imposent comme des ancrages très importants pour les régions du Québec », soutient celui qui se qualifie de buveur professionnel.

Bouillonnement

« Il y a un important bouillonnement autour des microbrasseries, présentement. Sur les 175 permis émis au Québec, l'Association des microbrasseries du Québec compte 80 membres au sein de son organisation, soit 60 microbrasseurs et 20 brasseurs artisans », explique Marie-Ève Myrand. 

« Ce n'est pas simple de brasser et de vendre de la bière au Québec. On doit faire affaire avec la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, le ministère du Revenu, le ministère du Développement économique et le ministère du Tourisme », fait-elle remarquer.

Allègements

Le chroniqueur et conférencier d'origine belge Philippe Wouters, considéré comme le spécialiste de la bière au Québec, reconnaît cependant qu'il y a une réelle volonté d'aider l'industrie.

« Le gouvernement veut faire le ménage dans les irritants. Le député André Drolet a mené des consultations visant à moderniser la RACJ et, depuis le début de l'année, la vente des alcools artisanaux du Québec est autorisée dans le réseau des dépanneurs et des épiceries », fait-il remarquer.

Jeune industrie

La microbrasserie est une jeune industrie et il y a encore beaucoup à faire pour dynamiser ce secteur en pleine croissance. « Le regroupement des microbrasseurs travaille présentement pour élaborer un programme de qualité et pense à des normes ou à une appellation contrôlée », met en relief Marie-Ève Myrand, qui souhaite que la bière québécoise trouve sa place sur le marché de l'exportation.

Les deux spécialistes de la bière étaient de passage à Saguenay pour rencontrer les 28 élèves finissants du Cégep de Jonquière du seul programme de techniques de production en microbrasserie au Québec et évidemment pour participer à une dégustation de sept bières brassées au Saguenay-Lac-Saint-Jean.




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