75 nouveaux travailleurs d'ici 2018 chez Rio Tinto

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L'Usine Vaudreuil de Rio Tinto.

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Rio Tinto procède actuellement à des embauches que l'on peut pratiquement qualifier de massives, dans les circonstances, alors que 75 nouveaux travailleurs seront recrutés aux opérations et à l'entretien au Centre d'électrolyse ouest (CEO) du complexe Jonquière d'ici la fin 2017 et au début 2018.

Le directeur général du complexe Jonquière, Jean-François Nadeau, est évidemment heureux de procéder à ces nouvelles embauches alors que la dernière avait été faite en 2012 pour les opérations dans cette unité de production. Cette nouvelle amène une bouffée d'air frais alors que la multinationale est sur les freins depuis la mise en opération des cuves AP60 en raison d'une situation de marché difficile.

Les travailleurs, dont une vingtaine sont en ce moment en formation, seront intégrés dans le CEO au cours des prochaines semaines. Il s'agit de la porte d'entrée qui leur permettra de transférer dans les autres unités comme Vaudreuil, Laterrière ou AP60 à l'avenir. 

« Nous avons des besoins à combler pour nos opérations et pour remplacer les départs à la retraite. C'est quand même positif puisque c'est rare que nous procédions à des embauches massives comme nous allons le faire d'ici la fin 2017 et au début de 2018 », indique le directeur général.

Toujours la cote

Les emplois chez Rio Tinto ont toujours la cote dans la région. Après l'annonce de l'ouverture de 20 postes aux opérations et à l'entretien, l'entreprise a reçu pas moins de 2500 CV. Jean-François Nadeau affirme que ceux et celles qui désirent tenter leur chance peuvent déposer leur candidature sur le site internet de l'entreprise puisque 50 autres candidatures seront retenues pour les embauches prévues dans les prochains mois.

M. Nadeau affirme que les conditions d'embauche sont assez larges. Les personnes, hommes ou femmes, qui détiennent des diplômes de formation générale ou professionnelle de secondaire V, peuvent tenter leur chance pour les emplois aux opérations. Il s'agit des travailleurs mieux connus sous le nom de « cuvistes », lesquels veillent au bon fonctionnement des cuves et procèdent au siphonnage du métal. 

Il y a des exigences de formation collégiale en mécanique pour certains emplois dans les services d'entretien ou les métiers (électricien, soudure ou autres).

Selon Jean-François Nadeau, l'entreprise procède sporadiquement à des embauches pour combler certains besoins. La période actuelle sort de l'ordinaire en raison des objectifs d'exploitation du centre jusque'en 2020. Le principal intéressé ne peut s'avancer pour plus loin puisqu'il s'agit de la fin des permis environnementaux pour ces salles de cuves qui fonctionnent avec la technologie précuite.

Les candidats en formation pour occuper des emplois... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse) - image 2.0

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Les candidats en formation pour occuper des emplois chez Rio Tinto, au Centre d'électrolyse ouest au Complexe Jonquière, apprécient le nouveau monde dans lequel ils évoluent. Ils aiment le fait d'entrer dans un milieu de travail structuré et encadré par des règles de sécurité très strictes.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

Pourquoi tout lâcher pour Rio Tinto ?

La stabilité et l'intégration d'une grande entreprise dans des conditions de travail qui dépassent en général ce que les gens peuvent trouver dans la région explique en partie pourquoi des travailleurs choisissent de quitter un métier qu'ils pratiquent depuis déjà plusieurs années pour accepter des horaires sur quart dans un milieu industriel comprenant sa bonne part de contraintes.

Une rencontre avec un groupe de travailleurs en formation au Centre d'électrolyse ouest (CEO) a donné une petite idée de ce qui amène des travailleurs déjà actifs sur le marché du travail à opter pour une nouvelle carrière. 

Le Quotidien ne s'attendait pas à rencontrer de très jeunes diplômés, lors de cette séance de discussion, et a eu droit à une surprise de taille. Les travailleurs en formation présents allaient de la vingtaine à la quarantaine.

« C'est encourageant et ça fait du bien d'avoir des nouveaux », tranche sans perdre une seconde le formateur Yanick Girart. Il s'agit du dernier employé embauché aux opérations dans les précuites en 2012. À l'époque, Yanick Girard était contremaître à la Scierie Girard. Aujourd'hui, il joue le rôle de formateur et considère que ces embauches sont un signe précurseur de meilleures nouvelles. Cette présence d'employés Rio Tinto en grand nombre donne de l'espoir dans une usine dont les jours sont comptés.

Pas de discrimination

Daniel Girard, 42 ans, est l'exemple parfait pour démontrer que l'entreprise ne fait pas de discrimination en matière d'âge. L'homme a tenté sa chance et a finalement reçu un téléphone lui confirmant qu'il entrait dans le processus de sélection. « C'est assez stressant », dit-il en riant aujourd'hui.

L'homme qui sera intégré aux opérations régulières dans les prochains mois travaillait dans l'industrie de la construction avec une spécialisation dans le forage-dynamitage. Un secteur qui nécessite une longue expérience ainsi qu'une bonne capacité à suivre les règles de sécurité.

Daniel Girard quitte donc un emploi en plein air, avec des conditions salariales intéressantes pour devenir salarié dans une usine. 

« Oui, c'est vrai, mais il y a des périodes creuses avec le chômage. On ne sait jamais où on doit s'en aller sur la construction. Ici, on trouve de la stabilité et de la sécurité sans devoir travailler à l'extérieur », insiste celui qui s'est dit impressionné par son nouveau milieu de travail.

Il a rapidement constaté que la vie dans les usines de Rio Tinto n'a rien des perceptions que l'on entend régulièrement. Ce sont des milieux de travail où les gens sont loin de se tourner les pouces. Les règles de sécurité sont très strictes et l'encadrement des travailleurs est très bien structuré.

Un travail au chaud

Yanick Fortin, 26 ans, a travaillé sur différents chantiers de construction à titre de charpentier menuisier. Il travaille aussi comme conducteur de chariot élévateur chez BMR et a décidé de tenter sa chance chez Rio Tinto pour trouver une plus grande stabilité.

« J'avais un DEP en charpenterie. La période de sélection a été stressante puisqu'il y avait plusieurs étapes », raconte le futur cuviste.

Pendant tout le processus de sélection, l'entreprise n'a pas véritablement cherché à connaître les idées des candidats sur la présence ou non d'un syndicat dans le milieu de travail. Les deux « étudiants » proviennent d'un secteur ou les syndicats ont une grande influence.

« Ici, on a l'impression que les relations sont bonnes avec le syndicat. Pour le travail, il ne manque pas d'ouvrage pour un chiffre de 12 heures », a résumé Yanick Fortin.

L'entreprise avait pris une orientation vers la sous-traitance pour les usines en fin de vie. Parmi les employés sélectionnés pour occuper des postes au sein du personnel de Rio Tinto, des travailleurs qui ont effectué de la sous-traitance ont été recrutés.

Les femmes n'étaient pas représentées lors de notre rencontre. Cependant, Rio Tinto Alcan ne tient pas compte du sexe dans les processus de sélection et ouvre les candidatures autant aux femmes qu'aux hommes. Le candidat le plus âgé retenu lors des 20 premières embauches avait 47 ans.

Le président du SNEAA-UNIFOR, Alain Gagnon... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 3.0

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Le président du SNEAA-UNIFOR, Alain Gagnon

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Alain Gagnon se réjouit

(Patricia Rainville) - Le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida, Alain Gagnon, se réjouit de l'embauche de 75 nouveaux employés au Complexe Jonquière de Rio Tinto. Il affirme que le syndicat travaillait avec la direction depuis une dizaine de mois sur la création de nouveaux emplois.

« En 2012, nous avons dû négocier une fermeture et nous avons été en mesure d'étirer les salles de cuves. Nous avions transféré des employés afin de sauver des postes. Ça fait neuf ou dix mois que je travaillais avec la direction pour qu'on embauche de nouveaux employés, puisqu'il commençait à y avoir un manque de main-d'oeuvre », a indiqué le président syndical, lorsque joint en soirée par Le Quotidien. 

« Évidemment, notre usine est appelée à fermer en tout temps, mais présentement, on est encore en vie et je suis content de voir arriver du nouveau monde. Maintenant, il faut concentrer les efforts pour la réalisation des phases 2 et 3 d'AP60 », a ajouté Alain Gagnon, précisant qu'une autre vague d'embauche pourrait avoir lieu chez Rio Tinto.




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